lundi 4 août 2008

TempsSpi(73)

Ce blog est soudainement endeuillé. 


Réflexion d'une voisine :
"On est si peu de chose... Et pourtant les hommes continuent à s'entretuer."

dimanche 27 juillet 2008

Economie(83) : changement d'air

L'envolée des prix du pétrole pèse de plein fouet sur les services aériens. Kérosène plus cher, billet plus cher ? Sur le Monde.fr, aujourd'hui, on comprend que les compagnies américaines résistent à augmenter leurs prix... en réduisant personnels et avions en vol, c'est-à-dire certaines liaisons moins fréquentées que d'autres. 

L'article cite la crise des services aériens après le 11 septembre 2001 (baisse du côté demande, hausse des réglementations) et conclut que déjà la situation la dépasse. 
L'avion est lié au kérosène, à la fois cher et polluant. On peut se demander ce qu'il se passera dans quelques années. L'avion moyen et long courrier ne peut pas avoir de concurrence sérieuse pour l'instant, avec d'autres moyens de transports. Les compagnies se replieront-elles sur cette stratégie ? Et sur le pari d'avions de plus petite capacité ? Alors oui, l'avion sera cher... Et la montgolfière que souhaite réhabiliter Bertrand Delanoé à Paris aurait alors de beaux jours touristiques (pour peu que, là-aussi, l'amélioration des techniques s'en charge). 


Mamie Sophie, le 27 juillet 2050
Chers petits,

Et oui, votre flotte aérienne était la plus évoluée de ce siècle. En tant qu'usagers, nous nous en sommes peu à peu passés, avec l'internet vous savez... Mon avatar voyage beaucoup. Pas moi.
Du point de vue des compagnies aériennes, les choses ont pourtant été plus compliquées. Mais je ne voudrais pas déflorer le futur. A vous d'imaginer les scénarios qui limiteront les pires dégringolades comme celles que l'on pouvait craindre avant 2010 !

Bien à vous,

Mamie Sophie,
de demain à aujourd'hui.   

samedi 19 juillet 2008

Musique (37) : Sacem et autres

La rémunération des droits d'auteurs dans les arts musicaux est en train de chavirer...au niveau européen. Et oui, la Commission Européenne, par la voix de Mme Kroes, demande l'ouverture à la concurrence internationale...sous 120 jours ! (Source : article du Monde.fr de ce jour).

Vous pensez bien que la SACEM française s'en offusque. Mais est-ce vrai que les rémunérations d'auteurs en profiteront pour baisser ? Revoyez vos cours d'économie : offre et demande s'équilibrent. C'est peut-être le prix au consommateur final qui va baisser - les sociétés voulant avoir la première place dans les ventes - mais si le prix baisse de prime abord, plus d'acheteurs et de diffuseurs de musique payantes, la demande augmente, les prix remonteront. Et tout cela au profit des nombreux jeunes qui ne veulent actuellement plus payer leur musique, ou seulement par le biais de plateformes internet. L'idée de Mme Kroes n'est pas si bête, n'est-ce pas ? En quelque sorte, au lieu de s'attaquer aux majors, revoyons le système de rémunération. Mais il est vrai que l'incertitude n'est pas pour plaire aux artistes musicaux. L'internet et le numérique n'a pas fini de changer leurs pratiques et raisonnements... Bon courage pour cette mutation ! 

jeudi 17 juillet 2008

Curiosité (103) : Bureau international des poids et mesures

Connaissez-vous le Bureau international des poids et mesures ? Savez-vous qu'en plus, il est "logé" en France?
Et bien, il y a discussion aujourd'hui à l'Assemblée Nationale sur ce Bureau qui a survécu de l'ancien temps (1875 ; et son nom, un peu désuet nous le rappelle bien). C'est un sujet des Affaires Etrangères ! Voici un extrait qui vous le confirme :

Extrait du compte rendu du Conseil des ministres du 21/05/08 :

"La secrétaire d’État chargée des affaires étrangères et des droits de l’homme a présenté un projet de loi autorisant l’approbation d’un accord relatif au siège du Bureau international des poids et mesures et à ses privilèges et immunités sur le territoire français.

Le Bureau international des poids et mesures est une organisation internationale, créée en 1875, qui assure l’uniformité des mesures. Il a son siège à Sèvres.

L’accord a pour objet d’aménager le régime des immunités dont bénéficie le Bureau international des poids et mesures en assurant une bonne concordance entre immunités de juridiction (le fait de ne pas être soumis à la compétence obligatoire de la juridiction de l’État hôte) et immunités d’exécution des décisions de justice (l’absence d’exécution forcée des jugements)."

mercredi 16 juillet 2008

Aphorisme (73) : Des idées plus que pensées

"Les idées ne sont pas faites pour être pensées mais, pour être vécues."

André Malraux

lundi 14 juillet 2008

Sortie (34) : Entrez dans la danse

Au mois de juin, il existe une fête de la danse à Paris. Renseignements sur le site : Entrez dans la danse

jeudi 10 juillet 2008

Musique (36) : Les Maillotins

"Tic-Toc-Choc ou Les Maillotins" de François Couperin (1668-1733) : un morceau classique que vous connaissez certainement. Mais que signifie-t-il vraiment, avec ce titre emberlificoté et plutôt obscur ?

Avec cette musique enjouée, François Couperin souhaite mimer un moment de l’Histoire, survenu en 1383, dont on a reparlé peu avant l'époque de Couperin, en nommant les belligérants civils du nom de "Maillotins" :
http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article138
http://www.france-pittoresque.com/anecdotes/71.htm
De quel camp Couperin serait-il s’il avait vécu lui-même ce moment historique ? A nous d’”interpréter” son moment musical !

Le "Tic-Toc-Choc" est composé d'un refrain, de trois couplets et d'une coda. Les refrains sont enjoués; les couplets plus doux, à l'exception de la fin du troisième et de la coda. Comme une montée en charge !

Pourtant, la mélodie de l'ensemble du morceau est tout le temps sur le même principe, martelée que ce soit dans le refrain et les couplets, comme le passage du temps. En interprétant ce morceau, j'ai élaboré l'hypothèse suivante :
avec ce morceau, Couperin voudrait à la fois montrer la motivation de ces hommes (et femmes) à lutter contre l'injustice, mais également la difficulté à faire triompher la justice : il faut du temps, des morts, des découragements, voire retourner quelques temps dans le quotidien. Et pourtant la fin peut être victorieuse, gardons espoir !

lundi 7 juillet 2008

Futur(55) : Wifi

22 réseaux wifi au-dessus de ma tête, planant tout juste au-dessus de mon lit... Non mais ! Je cris à la pollution atmosphérique ! 

Moi qui éteints mon téléphone portable la nuit pour ne pas risquer d'interférence avec mes rêves (sans rigoler: même s'il n'y a pas de risque avéré pour la santé, je fais l'effort de stopper toute communication la nuit), comment ferais-je pour "éteindre" les connexions wifi intempestives ? 
Alerte ! 

dimanche 6 juillet 2008

Aphorisme (72) : La peau

« Ce qu'il y a de plus profond dans l'homme c'est la peau. »

Paul Valéry

jeudi 3 juillet 2008

Paysage (110) : Libération !

On en parle dans les médias depuis hier soir, on en avait tellement parlé dans les médias comme des vagues d'espérances et de tristesse sur la marche du monde : aujourd'hui, ça y est, 15 otages, dont Ingrid Betancourt, dont libérés. Il reste des otages aux mains des FARC, mais un symbole vient de leur échapper. 

Beaucoup de monde va en parler, beaucoup de blogs aussi. "D'aujourd'hui à demain" se mobilise pour que ce discours d'Ingrid Betancourt lors de sa première apparition publique reste dans les mémoires. Très expressif, sans rien stigmatiser, relevant la foi et les liens sociaux comme soutiens pendant 6 ans et demi, ainsi que les efforts des négociations diplomatiques et opérations de terrain. Prenons de la graine... Ingrid Betancourt souriait à ce regain de vie. 
Si on ne trouve pas seulement des otages dans la forêt colombienne (et combien se sentent "otages" même dans leur propre appartement), cette libération est un appel à l'espoir pour tous.

OK ? Nous nous en rappellerons bien  après la vague médiatique qui va peu à peu s'estomper, sur cette dame qui a du courage et de la ténacité, avec des yeux pétillants et la joie tendre du pays retrouvé ! 

mardi 24 juin 2008

Futur(54) : Réfugiés climatiques du XXième siècle

Il faut s'y attendre. Le climat n'attend pas. 

Existera-t-il des migrations dues aux changements climatiques ? Dans combien de temps ? Sous quelle forme ? Quelles solutions ?  
Le groupe de recherche européen "Environmental Change and Forced Migration Scenarios" (EACH-FOR) tente de répondre à ces questions. 
A noter que la traduction anglaise est "environemental migration" : à partir du climat, d'autres causes environnementales pourraient forcer à la migration ! 

lundi 23 juin 2008

Sortie (33) : après la crème, le yaourt périmé

"Ce yaourt est périmé !" Tous les personnages sont au bord de l'hystérie et le yaourt périmé a vraiment un goût acide.

Pièce contemporaine , "Ce yaourt est périmé !" a brillamment été présenté par la club théâtre de Telecom Paris Tech. En attendant la vidéo, voici de quoi se (re)mettre de l'eau à bouche : http://theatre.enst.fr/actuellement.php  . Pas du p'tit lait, quoi ! 

dimanche 22 juin 2008

Curiosité (102) : Gâteau à la crème...Oups

Titre du journal le Monde du 18 juin dernier : "Meurtre de Nelly Crémel : Patrick Gateau condamné à la perpétuité"
Je n'oserai pas plus de jeux de mots, vu l'affaire que c'est. Cependant, je vous laisse en imaginer !

samedi 21 juin 2008

Futur(53) : Robot français et site scientifique collaboratif

Il y a peu, je vous présentais un robot humanoïde japonais. Au Salon Européen de la Recherche et de l'Innovation, j'ai fait la connaissance d'un robot humanoïde français, utilisés par plusieurs laboratoires de pointes regroupés sous l'égide des Instituts Carnot. Parmi eux, on trouve le LAAS, et les recherches sur les mouvements humanoïdes. Mais il existe toute sorte de domaine pour perfectionner un robot (interaction avec l'homme, vision, etc.). Et si les japonais sont plus avancés globalement (c'est normal, là-bas ce sont les grands constructeurs automobiles qui distribuent des milles et des cents pour des recherches en robotique !), les chercheurs français cogitent activement sur tous les détails qui feront les robots de demain, et bien entendu en collaboration internationale. 


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Envie d'informations scientifiques bien documentées ? 
Consultez le site Interstices, lancé par l'INRIA en partenariat avec le CNRS et les Universités. 

mercredi 18 juin 2008

Aphorisme (71) : Blessures et joies

"Il faut réconcilier quête du bonheur et rudesse du chemin : la blessure ne s'oppose pas à la joie"


Gabriel Ringlet

vendredi 13 juin 2008

Musique (35) : Tanita Tikaram

Tanita Tikaram est une chanteuse dont le nom spécifique avait déjà retenu mon attention quand les animateurs radio le prononçaient à la va-vite (-tani quoi ?). Et oui, elle a fait un tube en 1988, qui est encore diffusé. Souvenez-vous : Twist in my sobriety

Aujourd'hui, tout d'un coup, je me suis demandé si cette Tanita Tikaram n'avait pas eu d'autres inspirations. Direction son site internet. Et je me retrouve devant un très beau site et... à écouter de très beaux autres morceaux (7 albums à ce jour). 
Le grain de sa voix et son style de chansons me rappellent ceux d'Annie Lennox (ex-chanteuse de Eurythmics). Les balades de son dernier album "Sentimental" font également penser à Norah Jones
Bonne écoute pour passer un bon moment zen et artistique ! 

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Ce jeudi soir, j'ai assisté à un concert de musique classique qui m'a beaucoup plu :concert intitulé "Vent d'Est", avec des oeuvres venant de l'est de Smetana (La Moldau), Rachmaninov (Concerto n°2), et Dvorak (Te Deum). Les interprètes étaient de grande qualité : Orchestre Opus 13, le Choeur Darius Milhaud et les chorales de Nozay et de Saulx les Chartreux. Et le lieu était une église avec une architecture un peu spéciale et une acoustique époustouflante : Notre-Dame-du-Travail de Plaisance (dont les piliers intérieurs sont tout à fait originaux, en ferraille et avec boulons apparents). 

Pour rappel, la musique de la chanson "All my myself", chantée par Eric Carmen puis Céline Dion, provient du concerto de Rachmaninov ! 

jeudi 12 juin 2008

Paysage (109) : Les Parrains !

Des réductions conjointes à des "parrains" et "filleuls" qui s'inscrivent à une offre de service ou à une même fidélité magasin, ce n'est rien de moins que du marketing... Mais ça rapporte quand même aux clients, voilà le principal ! 

Pourtant un "aspirant-filleul" n'a pas toujours dans son entourage quelqu'un susceptible d'être son parrain (et inversement pour les aspirants-parrains). C'est là où l'internet a des ressources pour mettre en relation futurs parrains et filleuls. Il suffit d'un petit tour sur lesparrains.fr !

mardi 10 juin 2008

Curiosité (101) : bottes d'été...

A la fin du printemps, certaines femmes se baladent encore en ville avec des bottes aux pieds. Est-ce une nouvelle mode ? Selon cette tendance, ne devrait-on pas instaurer le produit "light", estampillé "confortables bottes d'été" !

Plus généralement, au contraire, je trouve que la mode féminine de l'hiver passé et de cet été (espérons pour l'hiver prochain également) est justement très féminine, avec de nombreuses courbes seyantes. Finie la mode "sac de patate" ? Pas forcément pour les personnes qui s'y plaisent. Mais aujourd'hui on voit bien de tout, dont des femmes très féminines dans leurs présentations (ce qui ne veut pas dire : potiche ! je précise - comme c'est jeunes femmes à l'accueil des salons professionnels fardées pour qu'elles se ressemblent les unes les autres...). La féminité est pour moi l'occasion de représenter (publiquement) l'unicité de chaque personne. Profitons-en la mode nous y aide ! Je paris que dans quelques années je recommencerais à râler du contraire (...la mode "uniforme"). Alors, profitons-en, mesdames et mesdemoiselles, si vous le voulez bien !

Vous avez compris, c'est là mon "féminisme" version XXIème siècle.

jeudi 5 juin 2008

Futur(52) : les progrès d'Asimo (...v)

Roulements de tambours : aujourd'hui je voudrais vous présenter les pas de géant qu'a fait la robotique en quelques années. Allez sur la page des vidéos d'Asimo (société Honda). Non, vous ne rêvez pas. Ce robot humanoïde parle et marche d'un pas alerte et fluide. Il pourrait avoir beaucoup d'utilités dans la vie courante, comme d'autres de ces confrères. 


La robotique avance à grand pas, il faut le savoir. Prochaine révolution après celle des moyens de communication ? 

mercredi 28 mai 2008

Curiosité (100) : P.E.T.








C'est quoi le "Pet" 
pour un contenant de boisson aromatisée ? 


...ça sonne un peu bizarre, non ?

dimanche 25 mai 2008

Curiosité (99) : Machines

Un ordinateur qui fait un bruit de bouilloire, un frigo qui s'emporte comme s'il était machine à laver, j'espère que la liste ne va pas s'allonger. Sale temps pour les machines chez moi. Elles se rebellent. Mais que leur ai-je fait ? 

Juste que je suis partie en vacances pendant 3 semaines.

...susceptibles, les machines ?

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Réponse du frigidaire : quand je suis enfin allée faire des courses de "frais" pour remplir jusqu'à sa plus basse clayette, il s'est calmé et n'a plus fait de bruit. Comme quoi : c'est donc un frigo intelligent (sans le savoir...) pour ne pas laisser mon petit ventre en famine ? 

Voilà bien une idée d'innovation technique, n'est-ce pas ? 
(bientôt copyrightée... si une "idée" était copyrightable, ce qui n'est pas le cas !)

samedi 24 mai 2008

Curiosité (98) : Franglais

Sms : short message system
Sms est donc l'acronyme d'une expression en anglais.

Savez-vous qu'en Angleterre, dans les conversations courantes et médiatiques, le message court sur téléphone est seulement désigné par "text" ? Et non "sms".

Les Français sont-ils bizarres au point de copier des mots sans les adapter pour leur propre compte et finalement laisser un mot initialement abstrait s'immiscer dans les usages et se façonner au gré des usages personnels et non à partir d'un langage commun préétabli ?

"text" est un mot connu de la langue anglaise bien avant l'invention du téléphone portable. Au contraire,"sms" est apparu avec l'invention technologique qui la supporte.

Pour ma part, je pense qu'un mot nouveau crée d'autres connotations qu'un mot ancien réutilisé dans un sens rénové, ne fusse que dans une dimension générationnelle. sms... kesako, dirait ma grand-mère ? Alors que "text" est d'une compréhension plus immédiate pour ceux qui n'ont pas d'accès à la technologie qu'elle représente.

Y aurait-il des effets secondaires à la création d'un mot ?

Messieurs et Mesdames les industriels, please, ne nous abreuvez pas de mots qui resteront abstraits !

Dernière technologie en date le Blu-ray : traduisible par “le rayon bleu”, en version française. Voici pour moi un mot intermédiaire où il faut connaître le principe général d'utilisation, représentée par les disques vinyles, Cd et autres Dvd, visualisables par plusieurs générations, donc Et, pour peu qu'on sache quelques peu se débrouiller en anglais, on glissera dans une conceptualisation plus précise de ce qu'est cette technologie. Rayon bleu. Bien choisi !

* Je ne sais actuellement pas si "text" relève d'un vocable spécifiquement britannique ou existe également sous cette forme en américain et pour d'autres pays anglophones. L’acronyme est également utilisé pour designer la technique sous-jacente… Mais reste un jargon, d’après ce que j’ai compris.

** Wikipédia Blu-ray (extrait) :

“Le nom « Blu-ray » vient simplement de la technologie utilisée pour lire et graver les données : « Blu » (bleu) et « ray » (rayon laser). Selon la Blu-ray Disc Association, l'orthographe « Blu-ray » n'est pas une erreur, le « e » de « blue » a été retiré afin de pouvoir déposer la marque.
Le nom complet est « Blu-ray Disc », et non « Blu-ray Disk »
Le nom court est « Blu-ray », et non « Blue-ray », et a une bonne sonorité, contrairement aux HD-DVD”

mercredi 14 mai 2008

Lecture(57) : Lire

C'était un jour de vacances. J'ai pris un livre, une chaise, le soleil, et je me suis emmitouflée hors du temps.

samedi 26 avril 2008

Paysage (108) : Rue interdite

Voici une rue parisienne qui, dans l'oeil de mon appareil photo, m'a laissé interdite



















Petit jeu : à vous de retrouver le nom de cette rue !

(Google Earth, au secours !)

Comme je souhaite que vous ne perdiez pas trop de temps, je vous laisse des indices... à vol d'oiseau (photos prises dans la même fin d'après-midi) :























Aux armes, citoyens ! Formez vos bataillons...

Voilà qui est fait : 

mardi 22 avril 2008

Aphorisme (70) : Doux mystère

"La vie est de doux mystère,

pour qui sait s'y enlacer, et se tordre sans y laisser mal."


dimanche 20 avril 2008

Lecture(56) : 6 trucs...

Aïe aïe aïe, la blogmania continue. 6 trucs sur moi, me demande-t-on... 

(Vermi, tu te reconnaîtras dans cette demande...tu vois qu'j't'ai lu...enfin, hein ? J'vais devoir me mettre à Google Reader pour ne pas louper les mises à jour de blogs qui renaissent désaffection par leurs auteurs...ça vaut pour le mien, j'en conviens).

Dur, dur de mettre en ordre mes idées (surtout que je suis en train de faire une pose dans mon boulot, faut pas trop m'emberlificoter...). Voici quand même un peu de lecture.

1. Observatrice... 

2. Petite main, seconde main, pas le chef, quoi, mais l'organisatrice qui se passe volontiers des salons d'apparats.

3. Toujours prête à écrire. Pas toujours à parler. 

4. Prendre le temps, dans les relations humaines. 

5. Ne pas se contenter de la réalité, et rêver, juste ce qu'il faut ou parfois un peu trop, pour s'entraîner et entraîner les autres à mieux faire, quand il le faut. Etre un peu ambitieuse, quoi.

6. Toujours préférer un bon moment avec quelqu'un, que rester recluse derrière un écran. Sauf si rester recluse derrière un écran maintenant, permettra plus tard de passer de longs et bons moment avec quelqu'un. 

Bon, ça suffit ?

J'passe la main à Nadia, Rodrigue et Slowdown... 
(j'sais que les autres ont déjà eu la chaîne entre les doigts...)

A bientôt. Et au plaisir de vous lire.

dimanche 9 mars 2008

Musique(34) : Les mouflons corses

Le groupe I Muvrini, "les mouflons" qui parcourent quelques villes françaises et européennes en concert, à partir des valeurs de leur terre natale, la Corse, font du chemin. Certes, ils en ont déjà pas mal derrière eux... pas comme le petit jeune qui était en première partie de leur concert hier soir au Palais Omnisport de Bercy. Pour ma part, voilà le quatrième concert où je les vois, et je dois bien dire qu'ils se sont surpassés !
D'abord, 2h30 de concert, plus les 30 min de première partie : c'est du concret dans les oreilles.
Et avec un choeur de 200 choriste qui a bien été mis en valeur.
Un meilleur son que le CD qu'ils ont sorti dernièrement avec ces choristes (Les 500 choristes) et d'autres artistes phares (Anggun, Sarah Breitman, Tina Arena).
Tina Arena - une australienne - qui chantait corse sous nos yeux.
Un propos toujours pris avec humour par Jean-François Bernardini, plein d'espoir, rempli d'humanité, et surtout, cette fois-ci, pour tous les sympathisants de cette belle île de Beauté, et pas seulement ceux qui y ont une origine.
Bref, 2h30 de voyage complet (routes de montagnes, villages, mer, chant d'une langue du sud, tour du monde,...), mais où revenir n'est pas triste : au contraire, c'est un message à porter, pour que la chaîne continue ! Et ce n'est pas les parisiens qui vont s'en plaindre.

mardi 26 février 2008

Lecture(55) : un spam original...

Dans vos e-mails, vous trouvez, je suppose régulièrement, des "chèr Monsieur, cher madame" (avec les fautes d'orthographe qui vont avec) que vous jetez directement dans les poubelles à lecture : ce sont les fameux spams envoyés par des inconnus, on ne sait pas pourquoi, puisqu'ils racontent tellement d'événements à dormir debout pour lesquelles le paysan au fin fond de sa Creuse dirait tout de suite que c'est bien là des balivernes... Mais voilà que mes yeux se sont arrêtés aujourd'hui sur un spam qui a creusé mon imagination... Bien entendu je ne me prendrais pas pour l'Indiana Jones au féminin qui sortirait cet inconnu de sa mauvaise fortune (c'est souvent le cas de le dire, puisqu'il s'agit bien d'un Trésor, avec une majuscule sous-entendu si elle n'est pas mentionnée), mais j'ai bien l'envie de copier les annonces de ce spam pour la postérité - et qui sait, un jour, une fiction...

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"Bonsoir,

J’ai eu votre contact et voudrais partager une affaire trcs importante avec vous.Si ça ne vous intéresse pas, veuillez m’excuser beaucoup pour le dérangement.
Je suis Monsieur Issam Majeed, je travaille en Iraq avec les Militaires Américains comme traducteur. J’ai des preuves pour vous le démontrer aprcs.Dans une des nos opérations militaires en Iraq, nous avons découvert un coffre fort dans une grande maison d’un grand homme d’affaire Iraqien dans la ville de TIKRIT. Ce coffre fort contient une grande somme d’argent, des dollars Américains, c'est-r-dire US$ 20 Million.

Nous avons immédiatement gardé ce coffre fort dans un lieu sécurisé avec trois autres soldats Américains. Apres de longues délibérations entre nous pour savoir si nous devons remettre ces fonds aux autorités Américaines en charge de lieu ou pas, nous avons tous décidé de partager ces fonds entre nous. Pour le partage, chacun de nous a reçu la somme de US$5 Millions Pour ma part r cause des problcmes de sécurité en Iraq, j’ai décidé de m’arranger avec les agents de sécurités privées en Iraq pour transférer ma part de ces fonds hors de l’Iraq, précisément r Londres.
J’ai mis les fonds dans un colis comme étant des ffaires familiales et je l’ai codé ce qui veut dire qu’aucune personne ne sait que ce colis contient de l’argent sauf moi.

Ce que je vous raconte est la vérité et si nous traitons ensemble dans cette affaire, vous le verrez. Je vous contact donc pour voir si vous pouvez m’aider a récupcre le colis ŕ Londres et le transférer dans votre pays ou je voudrais investir ces fonds dans des domaines rentables. Je vous donnerais aussi quelques pourcentages de ces fonds
pour avoir accepter de m’aider, le pourcentage nous en discuterons quand je recevrai votre réponse.

Les insurgés Iraqiens sont contre moi ce qui fait qu’ils me recherchent pour me tuer parce que je fais des traductions aux militaires Américains. Je ne sors pas n’importe comment sans les Militaires Américains pour éviter le pire. Je n’utilise pas de téléphones ni ne reçois pas des appels ici. J’utilise seulement l’Internet et les walkies-talkies pour communiquer avec des militaires avec qui je travaille.

Si cette transaction est bien conclus, je veux démissionner de ce travaille parce que pour vivre ici en Iraq c’est trop risqué.

Je vous remercie et j’attendrais votre réponse.
Monsieur Issam Majeed."

dimanche 17 février 2008

Futur(51) : Téléphoner en Australie

Et bien, malgré le décalage horaire d'une dizaine d'heures (et de saison...), je viens de joindre pour la première fois des amis Australiens pendant une vingtaine de minutes. C'était étonnant : le téléphone rapproche vraiment les distances. Et en plus, qu'est-ce que je vois sur mon relevé de consommation téléphonique ? 0 euro dépensé ! C'est le pied ! Messieurs Edison, Bell, etc, n'ont qu'à bien se tenir. Je comprends pourquoi le système morse a cédé la place. Voilà l'ère des communications mondiales, et même pour le consommateur final. Selon certaines conditions, quand même : le téléphone sur IP, et pas chez n'importe quel prestataire, regardez bien !

lundi 28 janvier 2008

TempsSpi (72) : Faire trace

Deux ans ont passé et ont fondu comme neige en une journée. Journées d'amitié pour relativiser le temps, et les événements personnels, et la Terre qui tourne (rond ou pas)...
Les souvenirs semblent alors appartenir à un monde impalpable mais bien réel. Nul besoin de les exprimer, de les dire. Nul besoin, donc, de les écrire ?

Et ce blog alors ? 
Mais pour les sociétés, chaque souvenir me paraît compter. Toujours. Le plus "petit" des souvenirs soit-il. N'est-ce pas,  Mamie Sophie ? A la longue, mon pressentiment se "confirmera"-t-il ?

Alors, grâce à ce blog, je continuerai petit à petit à faire trace... malgré les aléas journaliers qui ne me permettent pas d'être très disponible en ce moment - je m'en excuse bien, chers lecteurs d'aujourd'hui et chers lecteurs de demain. 

En revanche, sachez que, même dans mes silences, je continue à travailler pour les temps futurs ! 

N.B : en attendant, n'hésitez pas à visiter les liens soigneusement déposés sur la colonne de gauche, et bons vents à tous en ces atmosphères de début de printemps... dès fin janvier.

dimanche 13 janvier 2008

Futur(50) : Nourriture provenant d'animaux clonés

La chaîne France 24 relaye une information parue dans le Wall Street Journal des 4-6 janvier : la nourriture d'animaux clonés sur le point d'être déclarée sans danger aux Etats-Unis, et...autorisée. Le discours n'est en aucun cas alarmiste (voir les raisons évoquées dans l'article). Au contraire, l'autorisation est attendue par les entreprises spécialisées en bio-technologies... A voir quelles suites elle aura à long terme.
 
Qu'en pensez-vous, chers amis défenseurs de la cause animale, hors de nos assiettes ou non ? 

samedi 12 janvier 2008

Musique(33) : Secret de perle

"Secret de perle" (de Jean-Marc Seguin, avec  les musiques de Chantal Véron), est un conte musical interprété  joliment et avec performance, dans l'atmosphère dépaysante de contes japonais, par la Compagnie Mélodia 78. Sur scène, 16 jeunes comédiens déficients intellectuels. 

Assise au premier rang, hier à Rueil-Malmaison où ils donnaient leur spectacle, c'était plus qu'un divertissement auquel j'ai assisté. Les coups d'oeil d'encouragement que se donnaient les uns les autres, les mimiques si personnelles de certains, les gestes précis qu'on sentait mille fois répétés, c'étaient des personnes qui donnaient le meilleur d'eux-mêmes pour que "the show must go on" malgré le handicap. 

Pour plus d'information sur l'Association Mélodia, implantée à Chatou en Yvelines, et également dans le Nord et en Picardie, n'hésitez pas à me contacter. 

"La Compagnie Mélodia cherche à multiplier les occasions de jouer ses créations dans le cadre scolaire, afin de sensibiliser le Regard de l'enfant sur la différence. 
La Compagnie travaille également à la création d'un Centre Artistique Professionnel pour Artistes handicapés."

jeudi 10 janvier 2008

Futur(49) : Sapins recyclés

*Information à garder en mémoire pour l'année prochaine*


A Paris, les sapins de Noël sont recyclables. "Jusqu'au 20 janvier, tout sapin peut être apporté dans l'un des 65 parcs et jardins participants." (information du journal Matin Plus, édition du 7 janvier). Précisions sur www.paris.fr et un article rétrospectif.

mercredi 2 janvier 2008

Lecture(54) : Sweet Home


Tes bras, c'est ma maison,
J'ai mis du temps, tu vois.
Tes bras, c'est ma maison,
Tant que tu me la prêteras.


mardi 1 janvier 2008

Futur(48) : 2008 !

1er janvier 2008...

2, 3, 4, 5, 6, ... janvier

février, mars, avril

l'été,

l'automne,

le 31 décembre 2008 :



?   ?   ?



... Bonne année à tous. 

jeudi 27 décembre 2007

Economie (82) : Erreurs de comptes

Pendant les grèves sur la réforme des retraite, fin novembre, voici ce que l'on a pu lire dans les journaux, ou même entendre à chaque coin de rue : 

"Si je suis ici aujourd'hui, c'est aussi pour mon fils. Je ne veux pas qu'il finisse (...) par travailler après 70 ans"
Et l'homme interviewé rajoute : " car c'est ce que propose Sarkozy."

Vous pouvez relire cette interview sur le site du journal 20 minutes

La phrase ne me gène pas tant qu'elle ne montre qu'une incompréhension (et oui, ces comptes intergénérationnels pour sauver un système de retraite réputé comme généreux, ne sont pas forcément faciles à appréhender dans le détail, j'en sais moi-même quelque chose). Mais voilà que l'édition du 20 minutes de ce jour (le mercredi 21 novembre 2007), la montre en exergue sous une photographie de manifestants parisiens. 

"Si je suis ici aujourd'hui, c'est aussi pour mon fils. Je ne veux pas qu'il finisse par travailler après 70 ans.", nous dit-on !

Et bien il y a peut-être là une erreur de compte, monsieur. De deux choses l'une, pour éviter que cette situation extrême se profile réellement pour les générations futures, soit vous acceptez de travailler plus dès aujourd'hui (jusqu'à 65 ans, disons, et non 70...), soit vous acceptez de perdre un peu de pouvoir d'achat par rapport à ce que vous escomptiez "gagner" pendant votre retraite (évidemment le monsieur se plaint également d'une perte de revenu pour sa retraite...).

Ce que l'on oublie trop souvent, est tout simplement qu'il y aura moins d'argent dans le système de retraite à venir,  parce qu'il y aura plus de retraité au même moment que moins d'actifs pour supporter le financement des retraites. Alors d'un moindre mal, lequel est-ce ? N'avoir plus de système de retraite, ou changer de mentalité dès aujourd'hui pour tenter de faire profiter ses enfants de retraites convenables ? Si vous mangez du "bio" ou militez pour le développement durable afin de sauvegarder notre planète, pensez aussi que vos idées peuvent s'appliquer à la sauvegarde du système de retraites...

Effectivement, je viens d'apprendre que la réforme des régimes spéciaux de retraite vient de passer. Cela fait plus de dix ans que cette réforme avait été tentée sans succès. Voilà un petit pas de plus pour plus de clarté dans la gestion du système de retraites ! 

mercredi 26 décembre 2007

Musique(32) : Pour la postérité

Des archives musicales ont soigneusement été conservées depuis le 24 décembre 1907, à l'Opéra de Paris, en suivant les instructions à la lettre : ne réouvrir les enregistrements que 100 après. 

En 2007, c'est la Bibliothèque Nationale de France qui prend le relais et devient le chef d'orchestre des cérémonies de 2008, pour la copie numérisée de ces voix d'un autre siècle, et l'enregistrement d'un échantillon de notre patrimoine musical actuel à ne réentendre qu'au prochain siècle ! 

lundi 17 décembre 2007

Economie (81) : Une fondation d'entreprise dans le culturel

La fondation France Télévisions existe depuis le printemps 2007. Elle s'occupe de mécénat, de promotion de la culture, et... de prospective. 

Je note cette information avec intérêt. Je pense en effet que les fondations d'entreprises auront un grand rôle à jouer pour encourager les projets artistiques et scientifiques risqués (sans grand retour sur investissement à court terme). On en est encore qu'aux balbutiements. 

dimanche 16 décembre 2007

TempsSpi (71) : Pour eux deux

Eux deux galèrent avec leur vie, bon Dieu. Ce n'est pas leur faute, ce n'est pas la tienne non plus, mais voilà que le sort s'acharne, tout y passe, famille, boulot, maladie... 
Je voudrais te prier pour eux. Alors que l'un et l'autre s'enfuient comme ils peuvent de leurs soucis, pour quand même garder les pieds sur terre, c'est à nous de veiller, te retransmettre leurs efforts, de comprendre leur attachement à la vie, de dépasser nos réserves.
Aide-les Seigneur. Aide-nous aussi à ne pas rajouter des blessures à celles qu'ils ont déjà, à rester nous-mêmes devant eux, à leur offrir des coins d'espérance quand nous le pouvons, à voir en eux la vie. Merci.

samedi 15 décembre 2007

Paysage (107) : Le lac Léman à Lausanne


J'ai découvert la promenade du quai d'Ouchy samedi dernier, et j'ai volontiers emprunté un appareil photo numérique pour capter ces belles couleurs. Malgré le froid ambiant, le soleil valait la peine d'être regardé en face. N'est-ce-pas ?  

vendredi 14 décembre 2007

Curiosité (97) : Quand l'art rencontre la science

Quand l'art rencontre la science : un beau livre de Jean-Claude Amelsen et Yvan Brohard sur un parallèle entre des images venues des sciences et des images venues des arts... 

Une chronique-interview de France Info sur cet ouvrage nous rappelle en préambule que  :
"La plus belle chose dont nous puissions faire l'expérience est le mystère - la source de tout vrai art et de toute vraie science" (Albert Einstein).

Quelque chose me dit qu'il y a du vrai dans cette phrase. N'est-ce pas Mamie Sophie ? 

Mamie Sophie, le 14 décembre 2050,

Chère Sophie-G. et chers lecteurs,

Peut-être que oui. Peut-être que non. 
Que fera l'Homme de la science ? Que fera l'Homme de l'art ? 
Le mystère continuera-t-il à régner ?
Ces questions sont malheureusement celles de mon temps. Profitez bien du vôtre. Il n'est jamais trop tard pour s'adonner aux sciences ou aux arts, et cerner l'apparition du mystère, au-delà du visible qu'ils nous donnent... 

Bien à vous,

Mamie Sophie, de Demain à Aujourd'hui.

jeudi 13 décembre 2007

Paysage (106) : APN...

Mon appareil photo a encore une pellicule, mais c'est la dernière, me suis-je dit... Me voilà donc en train de compulser les comparatifs et guides d'appareils photo numériques. Outre le guide fnac, un site m'a particulièrement aiguillé : lesnumeriques.com (il propose également des tests d'autres produits audio-vidéo). L'intérêt du site : voir les caractéristiques, les tests particulièrement fouillés, et aussi des rendus de photos. Même s'il s'agit que de quelques scènes, on peut se rendre compte de la netteté de l'image en face à face avec celles prises avec un autre appareil. 


Je pense choisir un appareil compact de l'ordre de 300 euros (en attendant de terminer ma pellicule, le prix aura peut-être baissé...). J'ai fait le choix des caractéristiques suivantes en fonction de mes goûts et de mon utilisation supposée : 

8 millions de pixels
stabilisateur optique
rapidité de déclenchement
écran LCD de visualisation performant
précision en basse lumière
quelques réglages manuels possibles (pour commencer à vraiment me mettre à la photo)
grand angle
durée du retardateur personnalisable.

Le rendu de couleur est certainement correct, mais sans être optimal (quelques saturations). 

mercredi 12 décembre 2007

Futur(47) : TGV à haut débit

Bientôt le wifi dans les TGV ! Actuellement le système est testé sur les lignes TGV Est, avant d’être généralisé.

mardi 11 décembre 2007

TempsSpi (70) : Avent... la vraie attente

"L'Avent appelle à attendre quelqu'un.
Entrer en Avent, c'est ouvrir à ce Dieu AUTRE, qui bouscule nos schémas humains.
La vraie attente est liée à l'obscurité, au risque, à l'interrogation, à la non-certitude.
On ne peut vraiment attendre Dieu que lorsque l'on cesse de s'enfermer dans ses idées sur lui.
La vraie attente est menacée par l'habitude : on sait Dieu, on n'attend plus, puisque l'on sait... On n'est pas prêt à l'inattendu...
Tout cela nous pouvons le dire de nos relations, avec nos proches."

Sr Marie-Claire Berthelin


*extraits d'un livre dont j'essaierai de vous communiquer la référence

lundi 10 décembre 2007

Sortie (32) : My Blueberry Nights

« My blueberry nights » est une balade américaine, sous un œil original et universel. Après l’énigmatique « 2046 », Wong Kar Wei revient avec un film tout à fait compréhensible, plus banal peut-être selon nos critères occidentaux, mais toujours détaillé avec le plus grand soin sur nos voyages intérieurs. Les acteurs mènent une belle performance (Norah Jones, Jude Law, Nathalie Portman) et Norah Jones est à mon goût encore plus dépaysante en tant qu’actrice qu’en concert.

Dans ce film, le voyage initiatique est hasard et prétexte. Partir et rester ne s’opposent pas mais se complètent : chaque personnage trouve sa voie pour « arriver ». Les images de train rythment le début du film. Un clin d’œil à « 2046 », qui se termine par un voyage en train ? Mémoire ou non mémoire ? Une fois de plus, Won Kar Wei pose la question et nous invite à le suivre dans les réponses qu’y donnent ses personnages.

jeudi 6 décembre 2007

Curiosité (96) : Essence à 2 km...

Pour connaître les stations-services dans une ville ou sur un itinéraire, et les prix qu'elles pratiquent, rendez vous sur un site très bien fait du ministère de l'économie : www.prix-carburants.gouv.fr !

mercredi 5 décembre 2007

Forum(19) : Comme un voile devant les yeux

Tout le monde a droit de s'exprimer, mais il y a des choses qui, selon moi, dépassent des limites : des contradictions à gogo dans cet article, fondé sur du vent, le journal 20 minutes qui ne me déplaît pas d'habitude enfonce ici le clou de l'article le plus creux et anti-éducationnel possible. L'interviewée n'aurait-elle pas elle-même un voile devant les yeux ? Elle parle de la France comme d'un pays de liberté, et elle croît bon devoir restreindre le port du voile dans tous les lieux publics même aux femmes qui ont consenti à ce choix religieux tout à fait librement ! A l'école, le port du voile peut-être ambigu par rapport à la mission de l'Education Nationale... Mais à des âges plus élevés, c'est du ressort de la situation personnelle : l'Etat n'a pas à s'en préoccuper. N'est-ce-pas?

Journal 20 Minutes du 21/11/2007, interview réalisée par Vincent Vantighem.

"Françoise Hostalier est députée UMP de la 15e circonscription du Nord (Hazebrouck). Ancienne secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement scolaire (1995), elle rédige actuellement une circulaire visant à interdire le port du voile dans les édifices publics. Pour quelle raison ?

- Vous rédigez en ce moment une circulaire visant à interdire le port du voile dans les établissements publics. Pour quelles raisons?

Pour le respect des femmes et des lois françaises. Cela s'est bien passé dans les écoles. Alors, pourquoi pas dans les mairies ou les hôpitaux? Je trouve ça choquant qu'une femme voilée des pieds à la tête accompagne son fils lors d'un voyage scolaire, par exemple. En revanche, le foulard élégant de Benazir Bhutto ou le bandana des jeunes filles ne me dérangent pas...

- N'avez-vous pas peur créer une nouvelle polémique?

Le sujet est délicat, mais le but n'est pas de mettre le feu aux poudres. Ça me serre juste le coeur de voir des femmes accepter ça dans un pays de liberté. La dernière fois à l’hôpital, j’ai vu une jeune femme recouverte d’un truc marron affreux. Comment peut-on accepter ça?"



Mamie Sophie, le 3 décembre 2050, de Demain à Aujourd'hui.

Chers lecteurs du passé,

Dans le pays européen qui représente aujourd'hui le plus la diversité ethnique - du moins d'après les dernières statistiques locales, je me souviens de bien des querelles à ce sujet.
Alors, Madame, par le biais de vos propos, il faudrait aussi interdire aux religieuses chrétiennes de se promener en habit - qui comprend généralement un voile - pour faire leur courses ou partir en voyage en train ou en avion ! Non, mais... Ce serait cela un pays de la liberté ? Et quid des jolis voiles ou des tissus affreux ? Quelle distinction, faites-vous ! Votre tailleurs bien ajusté ne doit pas plaire à certains, vous savez... Les manifs anti-tailleurs, ça devrait exister, dans votre pays de non-libertés...


Mamie Sophie

mercredi 28 novembre 2007

Curiosité (95) : La langue corse...

A 20h50 ce mercredi, rien qui me disait sur les chaînes de télévisions nationales (TNT comprise) et internationales. Alors je clique (du module de la box) sur France 3 Corse. Et voilà que ce n'est pas le programme national de la troisième chaîne, mais une émission sur l'Ile de Beauté, et avec des interview en corse. 

Merci à la chaîne régionale pour avoir égayé ma soirée, et de permettre d'entendre des mots du "pays" à l'heure où je peux regarder la télé !

Mamie Sophie, le 28 novembre 2050, de Demain à Aujourd'hui.

Chers amis,

Et bien je me souviens effectivement : c'était les débuts de la multivision régionale ! Aujourd'hui, les chaînes locales et régionales sont toutes présentes sur la TNT : "plus de 100 chaînes françaises au quotidien", disait la publicité en 2018, et on peut maintenant rajouter au moins le double et également celles d'autres pays. Les informations nationales ne se déroulent plus dans un studio avec un unique présentateur, mais à partir des studios régionaux, du terrain, du multinet et de votre multicaméra. PPD a même pris sa retraite des Guignols... C'est pour dire : attendez-vous à la révolution de l'information !

Bonnes soirées (pour ma part, devant du multi-programme).

Mamie Sophie

lundi 26 novembre 2007

Futur(46) : Publicité interactive

Passer devant une affiche publicitaire et pouvoir télécharger des informations supplémentaires sur son téléphone portable en un rien de temps, c'est une innovation déjà en cours de test.
J'ai vu des publicités signalées comme interactives à Paris sur le boulevard des italiens (entre les stations de métro Opéra et Richelieu-Drouot). J'ai essayé.
Pour l'instant résultat nul. J'ai branché le mode bluetooth sur mon téléphone, mais il n'a rien reçu, même en l'approchant au plus près de l'affiche (les gens devaient me regarder bizarrement pendant mes essais).
Si vous réussissez, faites-le moi savoir !

dimanche 25 novembre 2007

Musique(31) : En dansant...

De belles leçons de Maurice Béjart
(entendues dans l'émission d'Arte consacrée au chorégraphe le 24 novembre 2007) :

En dansant...

"Comme dans l'eau, on flotte. La musique, c'est l'eau"

"Le jour de ma mort, j'aimerais vous dire, à vous les jeunes, plus de danse, encore plus de danse."

"Contrairement à ce que l'on croît, les (pièces) commandées donnent plus de liberté."

"Je crée parce que je veux éclairer."

Mais il précise qu'il n'est pas créateur, il utilise une matière créée par le danseur.

---

Et je parlais de danse futuriste et visionnaire de Maurice Béjart dans Musique(30). Effectivement ? Savez-vous qu'il est le fils du philosophe Gaston Berger qui a inventé le mot de prospective pour faire le pendant pour des évolutions futures de celui de rétrospective ?

samedi 24 novembre 2007

Paysage (105) : Ligne 1 du tramway de Nice

Depuis les premiers rails posés en juillet 2005, les travaux du tramway niçois ont encore été bien longs (voir Paysage(11)). La ligne 1 est maintenant opérationnelle et relie près de 9 km. Elle fonctionne depuis aujourd'hui !

Alors, allons-y : roulons propre devant la Méditerranée. On a tant attendu ce tramway qu'on ne va pas faire la fine bouche maintenant. En tout cas, il y avait foule devant le buffet d'inauguration, m'a-t-on dit.

jeudi 22 novembre 2007

Musique(30) : La danse en deuil

Maurice Béjart est décédé. Le grand chorégraphe avait déjà 80 ans, mais il ne les faisait pas. Ses ballets à l'esthétique novatrice m'ont toujours intriguée : modernes, futuristes, visionnaires, tout en s'inspirant de techniques classiques. A vrai dire, Maurice Béjart et son ballet de Lausanne alternaient spectacles classiques et spectacles modernes. A Paris, c'est en février 2008 que le prochain duo de spectacles est prévu. Le maître ne sera plus là. Mais les danseurs, les spectacles filmés et le goût de la danse qu'il savait si facilement transmettre resteront.
Dernièrement, c'est dans "Les uns et les autres" de Claude Lelouche que j'ai revu le fameux Boléro chorégraphié par Béjart. Encore une fois, ces mouvements si simples en apparence font passer beaucoup... Qui a dit que le Boléro de Ravel était ennuyeux ?

jeudi 15 novembre 2007

TempsSpi (69) : Désirer-Espérer

Madeleine Delbrêl
Lettres à Germaine Gérôme, in Madeleine Delbrêl, S’unir au Christ en plein monde, Correspondance, vol. 2, Nouvelle Cité 2004

« On reçoit dans la mesure où on espère, mais espérer est beaucoup plus que désirer et nous confondons souvent l’un avec l’autre. Désirer, c’est généralement souhaiter des choses précises pour des besoins, même spirituels, mais où nous sommes bien ignorants. Espérer, c’est attendre ce que la Foi nous fait connaître : c’est donc chose obscure mais incomparablement plus pleine. Espérer, c’est attendre en pleine confiance quelque chose qu’on ne connaît pas, mais de celui dont on connaît l’amour. »

6 septembre 1945, pp. 117-118

mardi 13 novembre 2007

Futur(45) : Réseau des réseaux

Je parlais de Facebook... Je teste, je n'apprécie toujours pas le principe. Je teste et je réfléchis à quoi cela peut nous mener.
Devant mes yeux intérieurs, clignote en grand sur un fond multicolore l'expression Web 2.0 ...et bientôt Web 3.0 (voir la recherche à venir de Puyette).

Où va-t-on ? Est-ce vraiment un progrès (matérialisé par une appelation avec un chiffre plus élevé) ? ça commence à aller trop vite pour moi... Je ne veux pas rester des heures devant mon ordinateur, non mais !

Mamie Sophie, le 13 novembre 2050

Mais ma petite... Tu sais où on en est en 2050 ?
Réponse quelques posts plus loin.

Mamie Sophie
De Demain à Aujourd'hui.


Très chère Mamie Sophie,

Cette nuit, mes idées de science-fiction m'ont porté vers un monde d'avatars... Que je n'aime pas ce mot ! Il est laid. Chacun aurait son avatar, son identité internet qui n'est pas forcément la sienne, qui est peut-être un rêve, une sublimation, une chimère. Que seront les prochaines générations face à leurs avatars ? La génération web 3.0 dans une de mes nouvelles ? ça promet !

Bonne nuit.

PS: Cette prochaine nuit, j'espère ne pas rêver de mes futurs avatars, ni des batailles engagées dans leurs armées virtuelles... ;-) Mais tant que cela reste de la science-fiction, rien à craindre. Au contraire : juste de s'amuser !

dimanche 11 novembre 2007

TempsSpi (68) : Des années d'amitié

L'instant est terminé. Les souvenirs sont là, mais s'effacent. Et pourtant tout reste. L'amitié a cette faculté. Dix ans après, c'est encore là. Et mieux. Les événements ont changé, mais non la façon de se connaître toujours un peu plus.

Chacun rentre chez soi. Mais il y aura un retour. Des pensées réciproques. Des moments communs.

La vie a beau être ce qu'elle est, souvent versatile, l'amitié reste.

Car l'amitié se construit sans qu'on y prête attention. Et puis un jour on la découvre, et elle fait chaud au coeur, et elle continue.

L'amitié est une question de temps. Il ne faut pas aller trop vite. Des années passent et s'enchaînent. Patience, il n'y a pas à chercher le bout. Pas de fin, l'édifice est toujours en construction. Pas d'étape, les fondations peuvent arriver très tard dans l'enchaînement. Il y a juste à faire confiance.

Avoir confiance dans l'amitié.

A-t-il confiance dans l'amitié ? A-t-elle confiance dans l'amitié ? Ai-je confiance ?

C'est cette confiance que je souhaiterais savoir montrer à mes amis.

Seul le temps montre comment s'y prendre, avec chacun, pour chacun.
Et la confiance.

Patience.

vendredi 9 novembre 2007

Aphorisme (69) : beauté vivante

Albert Jacquard à Yann Arthus Bertrand :

"Ce n'est pas la beauté du monde qui émerveille l'homme ; ce qui l'émerveille, c'est d'être vivant pour pouvoir l'admirer."

lu dans Air France Magazine (octobre 2007), avec les références de sites internet suivantes :
www.yannarthusbertrand.com
www.actioncarbone.org


Mamie Sophie, le 9 novembre 2050

A près de 70 ans, voici une phrase que je me répète. Je suis encore active, et même au sens économique du terme, mais cette activité ne serait rien si je ne contemplais pas le monde autour de moi, pour le scruter encore et encore, pour m'émerveiller de la vie que j'y trouve.
Le monde me soulève et me porte, mais même si je ne suis goutte d'eau pour le porter, mon regard le lève comme oeuvre vivante. La vie, c'est tout. La vie, c'est vous, mes chers petits.

Sincérement,

Mamie Sophie
de Demain à Aujourd'hui

mercredi 7 novembre 2007

Ecriture(46) : Mamie Sophie

Soudain j'imagine 2050. J'imagine le monde tel qu'il pourra être, non aux contours inertes comme sur une simple planisphère, mais peuplé, où des gens s'activent de-ci de-là sans ordre apparent, en liberté. Vous-même peut-être. Moi-même y compris...

En 2050, Sophie-Geneviève aura, disons, pris de la maturité et quelques rides (quoique des traitements anti-rides se seront certainement banalisés). Qu'en dites-vous si nous convions dès à présent à nos discussions cette gentille vieille dame que nous ne connaissons pas encore, ni vous ni moi ?

"Bienvenue, chère Mamie Sophie, bien le bonjour de 2007 !", (me) dis-je joyeusement, devant tous les témoins que vous êtes.

A vrai dire, Mamie Sophie est aussi un personnage dans "Le Château Ambulant", de Miyazaki : une jeune fille qui se retrouve soudainement sous les traits d'une vieille dame à cause d'une malédiction.

Pour ce blog, Mamie Sophie sera effectivement une vieille dame, des années 2050, qui voudra commenter ce qui est vraiment d'aujourd'hui, avec des yeux bien à elle et de son temps... Or, malheureusement pour elle, la seule possibilité sera de passer par l'intermédiaire d'un prête-plume actuel, mes mains (ou les vôtres, si cela vous dit). Mais quelque chose me dit que cette malédiction-là ne pourra pas l'effrayer.

Preuve en est ! La voilà qui arrive déjà, avec sa canne recourbée (polymorphe, devrais-je dire) et sa verve bon enfant. Je vous la laisse donc écouter.


Mamie Sophie, le 7 novembre 2050

Mes chers petits,

Merci beaucoup de me souhaiter la bienvenue. J'ai tellement à vous dire que je risque d'être bavarde, vous m'excuserez. En quarante ans et plus, le monde a bien changé, si vous saviez. Mais il continue aussi sur sa lancée. Nous l'avons construit, pierre à pierre, à partir de notre passé et de nos présents. De très belles choses. De moins glorieuses, également.

Comme j'ai été enseignante, laissez-moi tenter un peu de pédagogie, en vous racontant ces changements à ma façon.

Détours et circonvolutions seront bien entendu de mise, puisque l'émergence du futur n'est pas quelque chose de simple - je n'ai évidemment pas grand chose à vous apprendre de ce côté. Pour nous en 2050, c'est encore très complexe, et ma modeste part sera de vous conter un de vos futurs, qui provient de mon passé.

D'autres futurs seront possibles pour vous, le futur vous appartient. Rappelez-vous toujours que je ne suis qu'un personnage entre vos mains, un seul guide parmi d'autres.

Voulez-vous mieux connaître le futur de votre présent et m'suivre dans des dédales incertains et prometteurs ? Je précise quand même : le tour est complétement gratuit et sans engagement.

A++

Mamie Sophie,
de Demain à Aujourd'hui.

mardi 6 novembre 2007

Ecriture(45) : Un mois, une nouvelle

Oyez, oyez, amateurs de nouvelles, des nouvelles à lire (et à écrire...) sur :
- http://moisnouvelle.blogspot.com/ (littératures de l'imaginaires)
- www.filaplomb.fr (littérature générale)

lundi 5 novembre 2007

Aphorisme (68) : Certitudes et imagination

"Une certitude n'est souvent qu'un manque d'imagination."

Edward de Bono
(Réflechir Mieux, p33)

dimanche 4 novembre 2007

Ecriture(44) : Le Littré en ligne

Le célèbre dictionnaire de la langue française d'Emile Littré a patiemment été mis en ligne : voir http://francois.gannaz.free.fr/Littre/accueil.php. Bonne consultation !

samedi 3 novembre 2007

Lecture(53) : Portrait

Portrait.

Sa vie est une oeuvre d'art. Il crée et est créé par chaque moment.
Chaque moment le recrée en sa plénitude.
Récréation de tous les instants, l'intérieur se dégage peu mais sûrement.

vendredi 2 novembre 2007

Aphorisme (67) : Des générations qui passent

"Les générations balayent en passant jusqu'au vestige des idoles qu'elles trouvent sur leur chemin, et elles forgent de nouveaux dieux qui seront renversés à leur tour."

Balzac
(les Paysans, chapitre IX)

vendredi 26 octobre 2007

Paysage(104) : Cucuron en Lubéron

Cucuron dans le Lubéron : connaissez-vous ce charmant village de la Provence typique? En attendant quelques photos, le site internet www.cucuron-luberon.com vous le fera découvrir.

lundi 22 octobre 2007

Futur(44) : Lampes usagées à recycler

Récylum est un organisme qui se charge de recycler les lampes usagées de certains types. A Paris, on peut par exemple les déposer au Bon Marché, au BHV ou à Leroy Merlin. A faire connaître !

dimanche 21 octobre 2007

Curiosité (94) : Facebook...

Que pensez-vous de Facebook ?
Je n'en fais pas forcément la pub, je cherche juste à savoir comment vous-mêmes utilisez ce genre de réseau...

---
Voici une série de caractérisations (qui se complétera au fur et à mesure). Les trouvez-vous à votre goût ?

> Amusement ?

> Recherche de relations sociales et dating ?

> Réseau d'"adulescents" ?

vendredi 19 octobre 2007

Lecture(52) : Que dire

Que dire ?
Que la journée a été pleine lune et soleil.
Que l'éternité s'en mêle en clairs réveils.
Que les papillons s'élèvent de leurs coques nacrées.
Que le rêve devient paix.

lundi 15 octobre 2007

TempsSpi (67) : La vie, une histoire qui se dit

"Toute vie est une histoire et l'histoire ne peut exister que si elle se dit."

Père Christian Clavé, prêtre de l'église Notre-Dame de l'Arche d'Alliance.
Texte de la feuille paroissiale du dimanche 14 octobre 2007.

Une belle phrase sur la valeur d'un témoignage, quel qu'il soit. N'est-ce pas ?

dimanche 14 octobre 2007

Paysage(103) : Contre la malnutrition

Médecins sans Frontières lance une campagne d'action plus ciblée contre la malnutrition infantile. L'objectif : agir avec des moyens adéquats, les pâtes nutritives prêtes à l'emploi, qui sont tout à fait adaptées mais encore peu utilisées.

samedi 13 octobre 2007

Aphorisme (66) : la sagesse de Péguy

De Charles Péguy :

"Heureux amis qui s'aiment assez pour (savoir) se taire ensemble."

"Je ne juge pour ainsi dire jamais un homme sur ce qu'il dit mais sur le ton dont il le dit."

"Une grande philosophie n'est pas celle qui prononce des jugements définitifs, qui installe une vérité définitive. C'est celle qui introduit une inquiétude, qui ouvre un ébranlement."

"Aimer, c'est donner raison à l'être aimé qui a tort."


Charles Péguy, Pensées, Gallimard, 1934, pp.46, 48, 53, 59.


Merci à www.aufildemeslectures.net pour les références précises.

vendredi 12 octobre 2007

Paysage(102) : Propriété Caillebotte

L'Ile de France recèle des coins de toute beauté. A Yerres, la propriété de Gustave Caillebotte, peintre yerrois, a été restaurée et est aujourd'hui un agréable lieu de promenade et de farniente. Dépaysement géographique et historique garanti.

samedi 6 octobre 2007

Futur(43) : Abris de piscine

Avec Abridéal, votre future piscine personnelle deviendra modulable...
Allez rêver sur le site de présentation ne coûte rien : les prix ne sont même pas indiqués.

jeudi 4 octobre 2007

Musique(29) : Chloe Agnew

Voici l'une des chansons-phares de Chloë Agnew, une jeune chanteuse irlandaise que j'apprécie beaucoup. Pour en savoir plus, visitez Rain, le site de ses fans.



"Walking in the air", Chloë Agnew.

lundi 1 octobre 2007

Ecriture(43) : Auteurs de science-fiction ?

Et non, ce n'est pas un énième quiz sur vos connaissances de science-fiction et ses principaux auteurs. Le test "Which science fiction writer are you?", découvert par le site d'Irène Delse, parle de vous et de votre écriture. Avec quel type d'auteur avez-vous des accointances littéraires ?

Je vous transmets le résultat que j'ai obtenu après la dizaine de questions personnelles. Il ne me reste plus qu'à écrire le fameux roman que j'ai en tête pour vérifier ces prédictions.

I am:
Cordwainer Smith (Paul M.A. Linebarger)
This inimitably unique storyteller created a future with so many deep layers of history that all the world we know is practically lost in it.


("Cet auteur unique au style inimitable a créé un futur qui comprend tellement de niveaux d'histoires que le monde que nous connaissons est pratiquement perdu en lui")

dimanche 30 septembre 2007

Curiosité (93) : France Télévisions pour vos yeux

France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô) diffuse aussi un magazine réservé à l'internet "Pour vos yeux", pour voir l'envers du décor, la préparation d'émissions, des bandes-annonces, des interviews,... C'est bien sympathique (et notamment pour ceux qui ont eu la chance de visiter quelques studios de France Télévisions pendant les Journées du Patrimoine - après avoir passé 2h30 à piétiner pour y entrer).

mercredi 26 septembre 2007

Sortie (31) : Quichotte(s) à la Tempete

Le Théâtre de la Tempête programme en ce moment un Don Quichotte qui me semble valoir le détour : excellente troupe, qui plus est un peu originale et que j'ai eu plaisir à revoir après le Procès de Kafka en 2006, bien entendu très bonne mise en scène (encore Philippe Adrien, le directeur du théâtre), et de plus un propos qui lie plusieurs situations et époques d'une manière novatrice (je vais expliquer mon propos).

En effet, vous souvenez-vous d'une association qui a fait parler d'elle, notamment avant les élections présidentielles, pour sensibiliser à la misère et aux sorts des SDFs, dénommée Les Enfants de Don Quichotte ?

La pièce de théâtre commence par montrer un groupe de campeurs des rues, installés autour des tentes des Enfants de Don Quichotte. Propos fugitifs et caricaturés, mais là n'est pas l'essentiel. L'un se lève et propose de raconter l'histoire de Don Quichotte issue du livre de Cervantès. Les autres assis autour d'un feu écoutent et visualisent les scènes, et les commentent.

Les commentaires sont finalement peu nombreux. Peut-être pour laisser le spectateur faire les parallèles qu'il veut entre les aventures picaresques du pauvre Don Quichotte et de son accolyte Sancho Panza et les galères des domiciliés de la rue ? Quelques piques politiques, mais ça ne convainc pas. Le propos serait-il détourné ? Je préciserai plus tard cette hypothèse, du moins quand ceux qui veulent voir la pièce auront pu se faire leur propre idée.

La question est donc : que reflète ce nom "Les Enfants de Don Quichotte" pour une association engagée dans une cause à teinter d'optimisme, au contraire du pessimisme ambiant de l'oeuvre de Cervantès ?

Je vois certainement une réponse incluse dans un des paragraphes de la Charte proposée par l'association :

"Il faut rompre avec les solutions provisoires, les logiques d’urgence qui aggravent la précarité et condamnent tant de personnes à une souffrance insupportable, et même certaines à une mort prématurée."

Mais la pièce de Philippe Adrien semblerait aussi proposer d'autres interprétations.

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Egalement à noter comme sortie théâtre : La Mouette est actuellement en tournée dans plusieurs villes françaises et repassera au Théâtre de la Tempête du 4 au 30 mars 2008.

mardi 25 septembre 2007

Ecriture(42) : Artistes

Artistes


On a besoin de provoquer, mais on ne doit pas être provocants ;
On a besoin de se regarder, mais on ne doit pas être nombrilistes ;
On a besoin du soutien des autres, mais on ne doit pas corrompre sa propre unicité ;
On a besoin de tanguer avec le monde, mais on ne doit pas chavirer ;

Se chercher une identité, en en prenant mille ?
Être solitaire au milieu du monde ? Etre solidaire dans sa solitude ?
L’enfance rappelée, l’adolescence ranimée, mais sur un mur de maturité ?
Jouer à des jeux de miroirs ? Réfléchir, dans tous ses sens ?
Utiliser ses différences et ses complémentarités mais aussi ses ressemblances ?
Creuser pour trouver le cours de son identité et le sens de sa vie,
comme de l’eau en pelletant le sable à quelques pas de la mer pour ériger un château de sable de ses rêves avec des douves peu à peu renforcées ?
Le déséquilibre dans l’équilibre ? L’équilibre dans le déséquilibre ?



Ce texte répond à celui de Lecture(42) : La femme de l'artiste.

lundi 24 septembre 2007

Paysage(101) : Photos-textes

François-Marie Banier, photographe-littéraire-peintre, vient de sortir un ouvrage de photographies "décorées" à l'aide de textes évocateurs :
www.fmbanier.com/bc_banier_orgeval_2007.

On y trouve des promenades parisiennes, exacerbées sous un oeil d'un artiste.

Et d'une idée de cadeau pour Noël ?

dimanche 23 septembre 2007

TempsSpi (66) : Les parcours alpha

De la publicité dans les quotidiens gratuits de cette mi-septembre, soutenue par KTO, Connaître Dieu.com, Panorama, La Croix, c'est l'initiative du Parcours Alpha, réunions d'échange et d'initiation sur la foi chrétienne. Réunion de lancement dans tous vos diocèses le 26 septembre : informations sur le site des parcours alpha.

samedi 22 septembre 2007

Curiosité (92) : La Tarte Tropézienne parisienne

Chez le "créateur" de la tarte tropézienne, les yeux se régalent bien avant le ventre. N'est-ce pas ?

Pour ceux qui n'ont pas la chance de vivre près de la mer Méditerranée, la boulangerie-pâtisserie "La Tarte Tropézienne" existe maintenant à Paris, 58 rue St Dominique, dans le 7ème arrondissement (métro 8, La Tour Maubourg ou Invalides, métro 13, Rer C Invalides). Le gâteau entier est vendu aux environs de 16 euros, et bien entendu aussi en grosses parts à déguster sans attendre. Miam :-)

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Et bien, un samedi à 17h, il n'y avait plus aucune part de tarte tropézienne à vendre... Cependant nous avons goûté un délicieux cake à la banane et au chocolat.

vendredi 21 septembre 2007

Economie (80) : Des réformes pour le marché du travail

Les économistes de haut niveau savent aussi se faire comprendre. La preuve ci-dessous.

Depuis deux-trois ans, certains arrivent à un consensus irrévocable sur les réformes à entamer pour permettre des avancées dans la gestion du marché du travail (vous savez, ASSEDIC, UNEDIC, ANPE, etc. ?). Cette marche à suivre vient d'être détaillée dans un texte clair et précis d'Olivier Blanchard, à la suite d'autres comme Pierre Cahuc ou André Zylberberg.

A quand ces réformes, mentionnées comme nécessaires... même au ministère de l'emploi (propos d'il y a 6 mois) ?

mercredi 19 septembre 2007

Futur(42) : Supermarchés

Revenons au sujet abordé dans Futur(15) : les supermarchés sans caissières. Et bien, je vous en reparle aujourd'hui car je viens de tester l'opération dans un Intermarché de la région parisienne.

J'ai tout d'abord fait la queue... Et jusque là, cela ne change guère de ce que l'on connaît déjà. Pour 4 caisses automatiques, deux conseillères étaient là : à l'occasion, elles ouvraient les machines pour régler un problème ou vérifier quelque chose. Il y a effectivement gains de personnel.

Mais le client dans tout cela ? A vrai dire, la cliente qui était devant moi a pris son temps... Et également pour enlever ses paquets de l'imposant enclos préparé pour poser ses achats après les avoir scanné soi-même au lecteur optique. Malheureusement, pour que je commence à régler les miens, la dame de devant devait avoir libéré la place, toute la place, et donc avoir même rangé ses courses : un peu long.

Néanmoins la machine elle-même m'a semblé être un concentré de technologie et facile à utiliser : très appréciable. Le menu proposé pose toutes les questions utiles ("avez-vous un sac"? ...qu'il faut payer en plus sinon).

La première fois, c'est un peu long. Mais les suivantes certainement moins. Et comme pour l'instant on peut parler aux conseillères pour sceller un contact humain en fin de courses, je n'hésiterai pas à réessayer le principe !

samedi 15 septembre 2007

Futur(41) : Techno-concours et tourisme spatial

Google sera-t-il le prochain propriétaire des engins qui navigueront sur la Lune ? Pour l'instant c'est un concours qui est lancé aux techniciens du monde entier, avec 30 millions de dollars à la clé. De son côté, la NASA a déjà pour projet de reconquêrir la Lune en 2012. Doit-on prévoir une bataille dans l'espace dès 2012 ? Science-fiction ou réalité : résultats dans 5 ans !

En attendant, c'est Virgin Galactic qui annonce... le premier aéroport de l'espace. Dossier complet et en image sur le site l'Internaute.

vendredi 14 septembre 2007

Forum(18) : Arret sur Images, le retour

Et voilà une émission en préabonnement sur l'internet... Arrêt sur Images est désormais à retrouver sur le site http://arretsurimages.net/, après avoir été mise à la porte par France Télévisions. L'équipe dirigée par Daniel Schneidermann ne chôme pas. Depuis le début septembre, le site est déjà régulièrement alimenté en chroniques dans le style réglementaire de l'émission, avec vidéos à l'appui; un abonnement mensuel est prévu, ainsi que des facilités d'abonnement ; et une société se construit pour produire le futur site haut en couleur et les prochaines émissions on line.

jeudi 13 septembre 2007

TempsSpi (65) : Des personnalités

Les moines de l'abbaye de Clairval proposent des lettres mensuelles très instructives sur la vie et la spiritualité de personnalités de l'Eglise. Pour les curieux, je préviens néanmoins que les textes sont malheureusement un peu ardus.

mardi 11 septembre 2007

Curiosité (91) : Post-scriptum écolo

A la fin d'un e-mail qu'on m'a envoyé, j'ai trouvé ce post-scriptum :

" Afin de contribuer au respect de l'environnement, merci de n'imprimer ce mail que si nécessaire."

En voilà une bonne idée ! Même si le destinataire ne s'apprête pas à imprimer cet e-mail en particulier, peut-être allait-il user des feuilles pour autre chose qui n'était pas tout à fait nécessaire.

Cette simple petite phrase me semble pouvoir avoir des effets concluants. Qu'en pensez-vous ?

Et avec une image miniature à ses côtés, à mon avis, le message peut passer.

Allez, je vais mettre mes e-mails au vert !

vendredi 7 septembre 2007

Paysage(100) : Ségrégation ou ascenseur social ?

Et bien, que ressentez-vous face à ce cliché (sans jeu de mot) ?






...et celui-là ?




...et ce dernier ?





Pour ma part, le paysage original me fait le même effet que celui en noir et blanc. Mais la teinte bleue me fait apparaître une autre signification.

mercredi 5 septembre 2007

Futur(40) : Les Alpes-Maritimes innovent

Des trajets en bus à 1euro dans tout le département : ce sera possible dès le 1er janvier 2008. Les Alpes-Maritimes semblent pionnières en la matière. Mais, de parole de niçoise, il y en avait bien besoin.

Reste à savoir si ça incitera effectivement la population à sauter dans les bus... A Nice, des bus parfois bondés, bruyants, et surtout en retard. M. Christian Estrosi, avez-vous réfléchi à la qualité des dessertes, dans votre programme "PassAzur", qui, il est vrai, a dû demander une bonne paire de manche ?

Côté économie, c'est surtout l'environnement qui est visé. Les finances sont pour une fois passées au second plan, sans trop de pinailleries sur les pertes et profits estimés. On demande 100% de personnes en plus dans les liaisons à venir entre Nice et Sophia Antipolis ? Oui, la hausse est plausible. Mais cela reste quand même un pari.

Alors, chapeau à l'administration, aux maîtres d'oeuvres du projet, et... à la prospective?

mardi 4 septembre 2007

Lecture (51) : Farce

Farce

Cueille le jardin
Cultive les paupiettes
Et quand tu auras la farce,
Mélange la galette.

Tournée du chef,
couvre la langue,
sept fois salée,
sept ans ratés.

Guinguette amuse toi,
gueulent calissons,
pépins en raclures, trippent pâte fraîche
pour nouvelle salaison.

Cueille le jardin,
des lanternes dorées,
Les anguilles piquent
bocal percé.

Cultive les paupiettes,
belle recette
encore mariner,
bouquet attablé.


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Cette production découle d'une écriture automatique, un jour où j'avais certainement voulu innover et surtout cuisiner... le papier.

A vous de dire (d'imaginer) ce que l'on doit y comprendre !

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samedi 1 septembre 2007

Economie (79) : Economie solidaire

S'investir à la fois pour l'économique et le social : c'est ce que proposent les acteurs de l'économie solidaire. Le champ de l'économie solidaire se développe peu à peu, du commerce éthique aux micro-crédits, en passant par l'innovation dans l'insertion de chômeurs.
Pour s'informer sur ses principes et ses actions, et peut-être s'y investir (ne serait-ce qu'en signant le manifeste proposé) :
www.sinvestir.fr/index.php?page=bienvenue

mardi 28 août 2007

Ecriture (41) : préparer sa soutenance de mémoire

En relisant le mémoire d'une étudiante de Master 1 et sa préparation de soutenance, je me suis rendue compte que ses professeurs avaient bien guidé sa démarche, notamment par des questions précises. Or, ces questions correspondent tout à fait à la méthode qu'on m'a également apprise pour un travail de thèse, et plus généralement un travail de recherche, quelque soit la discipline, me semble-t-il.
Je vous transmets donc ces questions, en certifiant qu'il n'est pas inutile de se les poser et d'exprimer les réponses devant le jury d'une soutenance mémoire, et en espérant qu'elles pourront vous servir :


I. Présentation (de vous : l'auteur de la recherche)

II. Les circonstances qui vous ont amené à ce travail

III. L’origine et l’originalité de votre recherche

IV. Vos principales conclusions, comparées à vos hypothèses de départ

V. Ce que cette recherche vous a apporté (personnellement)

VI. Les techniques que vous avez mises en œuvre

VII. Les difficultés que vous avez rencontrés, les aides reçues

VIII. Les questions que vous vous posez encore (personnellement)

IX. Les points qui mériteraient d’être approfondis, la ‘suite’ scientifique ou pratique qui pourrait être donné à ce travail (par vous ou quelqu'un d'autre).

lundi 27 août 2007

Musique(28) : Chartres universelle

Des trois grandes cathédrales de France que j'ai déjà visitées,la cathédrale de Chartres est pour l'instant celle qui m'a le plus impressionnée. L'architecture élancée au plus haut, les vitraux multi-centenaires et toujours bien portants (certains datant du XIIème siècle), et de grandes orgues renommées dont la clarté et l'ampleur du son illuminent la visite au point qu'on peut tout à fait bouder le beau temps extérieur : une visite d'ailleurs plébiscitée par de nombreux touristes étrangers (dont des Indiennes en saris de toute beauté).

Je n'ai malheureusement pu entendre que les dernières notes du festival international d'orgue de l'été, représenté ce dimanche par François Espinasse, organiste de l'Eglise St-Séverin de Paris. Mais cela a été suffisant pour me faire sentir un monde sans pensées, un ailleurs musical qui, vous imaginez, valait bien le détour.

C'est ainsi que me sont venues quelques réflexions artistiques, plus particulièrement sur la place du musicien dans sa réalisation sonore. S'effacer ou laisser transparaître son allant ? Pour moi, l'interprète musical donne forcément de sa personnalité, tout en suivant une partition ou un style. Et bien, en écoutant cet orgue majestueux, une autre alternative a pris corps devant moi. L'organiste, dans ce lieu aux charpentes millénaires, reconstruisait l'universel. Chaque note représentait quelqu'un, une teinte, un style de vie, qui était passé, ou même qui n'était pas encore. L'artiste savait m'imposer une vision multiple du monde, au service de tous, aurais-je pu dire.

S'effacer, jouer de sa personnalité, s'engager dans une transmission universelle : trois types d'artistes que l'on retrouve également dans les arts littéraires, et, j'imagine, aussi dans d'autres. Pourtant il ne s'agit pas d'un jugement de valeur : chaque artiste doit trouver sa vocation propre dans ce tryptique de sensibilités, et chaque spectateur également, le goût artistique étant bien là une préférence subjective qu'on n'a pas à canaliser. Je regrette seulement que le marché des oeuvres artistiques et culturelles ne semblent pas de cet avis pacifiste. Selon vous, quel type d'artiste voit-on en tête des gondoles de nos chaînes de librairies ou sur les affiches publicitaires grand format ? Oh, individualisme, quand tu nous tiens...

dimanche 26 août 2007

Economie(78) : Des logements aux Etats-Unis

Trop chers, les logements, ça ne passe pas, ça ne passe plus. Des banques font faillite, et Wall Street facille. Le logement est toujours en ligne de mire, dans les engrenages des crises bancaires et financières. Cette fois-ci, plus de peur que de mal, les autorités monétaires ont su enrayé la chute. Mais je parie que le prix des logements outre-atlantique, lui, n'a pas forcément baissé comme il se devrait. Bah... Il y a des propriétaires, des locataires et acheteurs potentiels, et au milieu, des banques, c'est la règle désormais.

Voir l'article suivant : http://info.france2.fr/monde/33310396-fr.php

samedi 25 août 2007

Ecriture (40) : Editeur à venir ?

Le blog d'Irène Delse retransmet une information qui ne peut laisser indifférente une nouvelliste en herbe : un nouvel éditeur de nouvelles, pour l'amour spécifique du genre de la nouvelle, avec pour (futur) slogan "Il n'y a pas que l'info, il y a aussi les nouvelles"!

Voir http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2007/08/14/editions-filaplomb-participez-au-projet.html

Malheureusement, les éditions Filaplomb n'en sont qu'au démarrage, à la période du big bang duquel jaillira peut-être une pépite. Sur le blog d'appel, on ne demande pas encore des nouvelles, mais de l'argent.

http://capitalpublic.blogspot.com/

Bonne chance au projet !

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Après un tout premier aperçu, je souhaiterais néanmoins apporter quelques remarques à son auteur : un seul message sur un blog tout jeunot, et de surcroît avec quelques coquilles dans les messages (pour une société d'édition...), sans dossier de présentation à propos de l'entrepreneur ni sur la future entreprise, c'est à mon avis bien trop peu pour espérer lever des élans de générosité. Même pour créer une association sans but lucratif on demande bien plus de garanties ! Management de projet à revoir ?

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Par la suite, le blog capital public a pris de l'ampleur... A vous de voir, et d'aller lire les nouvelles fraîches !

vendredi 24 août 2007

Economie(77) : Géoprospective

Modéliser l'évolution de territoires et porter des diagnostics dans l'intérêt de réalisations futures, c'est une thématique de recherche au CNRS, dans l'équipe ESPACE (Étude des Structures, des Processus d'Adaptation et des Changements de l'Espace). Pour accéder à ces passionnantes contributions, qui découlent à la fois des domaines appliquées et théoriques, voir le site :
http://www.umrespace.org/EtModelSimulSpat.htm

jeudi 23 août 2007

TempsSpi (64) : dans la société

Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, qui était jusqu'à il y a peu à la présidence de la Fédération protestante de France, répond dans La Croix du 30 juin et 1er juillet à une question épineuse sur le christianisme dans la société :
"Nous ne sommes pas là pour contraindre la société, ni pour imposer le règne de Dieu. Nous sommes là pour donner des signes, pour que la parole de Dieu reste parole, avec sa force d'interpellation."

Faire vivre une parole... L'expérience de toute une vie... N'est-ce pas ?

mercredi 22 août 2007

Economie(76) : à bas la jachère...

La jachère... Ce mot que j'ai appris dans les cours d'Histoire sur le Moyen-Age, pour signifier que les paysans laissaient reposer leurs terres une fois toutes les 3 années pour les faire reposer et ainsi produire mieux. Grâce aux engrais, les jachères n'ont plus d'utilité agricole. Et pourtant, en 1992, la PAC (Politique Agricole Commune européenne) avait rendu la jachère obligatoire pour les cultures céréalières. L'objectif était de limiter la production agricole, en contrepartie d'aides financières.
Et bien, d'ici peu, la jachère n'aura plus cours dans les dispositifs européens. Et peut-être le mot appartiendra-t-il complètement à l'Histoire ?
Encore un mot victime du progrès...

mardi 21 août 2007

Aphorisme (65) : donner la vie

"Donner la vie ne dispense pas de la vivre"

Benoîte Groult

lundi 20 août 2007

Sortie(30) : les vacances solidaires

Selon le journal la Croix des 14 et 15 juillet derniers, "de plus en plus de Français mettent à profit leurs congès pour s'engager en faveur de causes humanitaires, écologiques ou culturelles". Ce sont les vacances solidaires. Nous pouvons y penser...

dimanche 19 août 2007

TempsSpi (63) : Servants d'autel

Vous connaissiez le terme d'"enfants de choeur". Depuis quelques temps, on préfère dire "servants d'autel", puisque ce sont désormais plutôt des jeunes au sens large que précisément des enfants et que le choeur n'a plus une fonction aussi prégnante qu'avant, contrairement à l'autel où se célèbre l'eucharistie. Et bien on voit là que les appelations dans l'Eglise savent changer et se mettre au goût du jour !

samedi 18 août 2007

Paysage(99) : Nice en chantiers


... il reste néanmoins bien des chantiers à Nice. Pour preuve, voici le boulevard Malausséna, où les piétons avoisinent les trous non rebouchés au risque de se tordre le cou par inattention et surtout dans la nuit peu éclairée.

vendredi 17 août 2007

Paysage(98) : Bella Nissa

La ville de Nice s'est refait une beauté. Voici la place Massena rénovée:

jeudi 16 août 2007

Futur(39) : Les 7 savoirs nécessaires à l'éducation du futur

Edgar Morin a publié en 1999 pour l'Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture un livre atypique sur : les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur. L'ouvrage est consultable sur le site www.agora21.org/unesco/7savoirs/

J'ai entendu parlé Edgar Morin lui-même de ses recommandations... avec une certaine acreté vis à vis de l'éducation d'aujourd'hui.

A nous de juger et de continuer la démarche, si nous la trouvons nécessaire !

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Sur Edgar Morin, voir également Aphorisme(51), Aphorisme(50) et Paysage(44).

mercredi 15 août 2007

TempsSpi (62) : Pélerinage fluvial

Un pélerinage dans Paris, en bateau-mouche, au départ de la cathédrale Notre-Dame de Paris : c'était hier soir pour fêter l'Assomption de Marie. Les gouttes de pluie venaient droit du ciel pour nous soutenir, comme aurait dit Monseigneur Lustiger, sur les ponts découverts et les sièges mouillés. Elles ont cessé rapidement mais l'humidité collait à la peau, et je salue le courage de ce prêtre de nous avoir montré l'exemple sur le bateau que j'ai emprunté : sans parapluie, il a fait face à la pluie sans sourciller, au son des cantiques et de la prière.
Sur la Seine, nous avons entamé le chapelet, bougies allumées dans le vent. La prière a été internationale : l'italien, l'anglais, l'espagnol et l'allemand ont été suivi par nombre des convives. A côté de moi, des soeurs Vietnamiennes.
5000 personnes, et certaines qui n'ont pas pu rentrer sur les bateaux (il fallait avoir obtenu une contre-marque à l'avance), nous souriaient des ponts et des quais et nous faisaient des signes que nous essayions de leur rendre. Certains se sont renseignés à la fin de la procession : c'était quoi, on venait d'où ? Et nous avons lu la sympathie de leur visage.
Ce moment m'étonne toujours. Je n'étais qu'une parmi 5000, mais je recueillais ce message envers l'Eglise. Et maintenant je me dois de le transmettre. C'était beau. Et c'était beau de sourire à des employés de la Mairie de Paris qui s'affairaient dans la nuit et qui se sont arrêtés pour suivre notre pélerinage, de loin mais bien présents.
C'est bien là l'Eglise hors les murs de l'église. Et cela me rappelle les Journées Mondiales de la Jeunesse à Cologne (TempsSpi (59)). On peut ainsi trouver d'autres occasions de vivre dans la suite des rencontres mondiales, dans sa ville, dans son quartier, peut-être. Et pourquoi pas tous les jours, me dis-je soudain, rassérénée ?

Voici sur le site de Notre-Dame de Paris les informations des organisateurs, avant et après ce pélerinage fluvial :
http://notredamedeparis.fr/spip.php?article225
Et quelques photos :
http://notredamedeparis.fr/spip.php?page=document&id_document=261&id_article=53

Ecriture(39) : sf-writers tips

Robert J. Sawyer est un auteur canadien de science-fiction que j'avais beaucoup apprécié au travers d'un roman que j'ai lu il y a maintenant quelques années (il faudrait que je me mette à jour, il a une bonne bibliographie et pas mal de prix à son actif). Son site internet contient quelques conseils aux jeunes auteurs, et surtout une dose de motivation pour y arriver : http://www.sfwriter.com/owindex.htm
Et pour encore plus se motiver voici un autre site anglo-saxon sous la forme de pod-cast et d'idées d'exercices : http://www.fictionright.com/

mardi 14 août 2007

Economie(75) : informatiser

Dans excel ou d'autres logiciels de la suite microsoft office, vous pouvez vous arranger pour programmer à votre manière certaines fonctions ou macro. La programmation se fait en Visual Basic. On s'en sert assez facilement, surtout si on a un peu le coup d'oeil côté programmation. Pour des conseils plus professionnels, j'ai trouvé un site clair et instructif, sur VBA et bien d'autres langages de programmation : http://dominiquemaniez.developpez.com/access/fonctionsVBA/

lundi 13 août 2007

Lecture(50) : Entre sciences et arts

Howard S. Becker est un sociologue renommé qui s'est particulièrement intéressé au monde de l'art. Sur son site (http://home.earthlink.net/~hsbecker/) on trouve pêle-mêle différentes discussions, dans un style avenant.

dimanche 12 août 2007

Paysage(97) : Répertoire géographique

Voici un site sans prétention qui nous fait voyager en France : www.lion1906.com
De manière utile (calculer des distances par exemple ou créer ses propres cartes). Ou bien de manière ludique, me semble-t-il.
Je vous pose une colle : quelles villes trouve-t-on en Eure-et-Loir qui commencent par un C ? Et d'ailleurs quel numéro porte ce département ? etc, etc.

samedi 11 août 2007

Economie(74) : Valorisation de la recherche

Qu'est-ce que la valorisation de la recherche ? C'est tout ce qui accompagne les chercheurs pour promouvoir leurs découvertes sur la scène scientifique française et internationale et obtenir les moyens d'aller plus loin : publication dans de bonnes revues, brevets déposés, réalisation de colloques et conférences, démarches de partenariat, réponse aux appels d'offres, etc...

L'Inspection générale des finances a établi début 2007 un rapport sur l'activité de valorisation de la recherche en France(https://www.igf.minefi.gouv.fr/sections/rapports/valorisation_de_la_r/). Sans étonnement nous découvrons que des progrès sont à réaliser en la matière. Quelques extraits du résumé :

"Avec un niveau de R-D privée qui stagne depuis 1995, la France subit un décrochage par rapport à l’Allemagne, au Japon, aux pays d’Europe du nord et aux États-Unis. Cette évolution est préoccupante pour le potentiel de croissance du pays. Elle l’est également pour la valorisation de la recherche, car la production de connaissances ne peut engendrer une augmentation de l’innovation, de la croissance et de l’emploi que si les entreprises sont capables d’exploiter les inventions issues de la recherche publique. A cet égard, la faiblesse du nombre de chercheurs dans les entreprises françaises limite leur capacité d’absorption des inventions produites en France et à l’étranger et constitue l’un des principaux freins au développement des
relations entre la recherche publique et l’industrie". (p4)

"L’organisation atypique de la recherche publique française s’avère un handicap pour la valorisation. D’une part, le mode de financement des laboratoires fait trop peu de place au financement sur projets, alors que la concentration des moyens est nécessaire pour assurer la compétitivité des équipes d’excellence au niveau mondial. D’autre part, la séparation entre
établissements d’enseignement supérieur, organismes de recherche et grandes écoles, entre enseignants chercheurs et chercheurs, ainsi que la faible autonomie des universités et leur mode actuel de gouvernance ne permettent pas aux universités de développer des politiques de recherche et de valorisation à armes égales avec les universités étrangères d’excellence. Cette dualité dans l’organisation de la recherche s’accompagne de circuits de financement caractérisés par une complexité excessive pour les laboratoires et des coûts de gestion inutiles, tandis que les modalités de recrutement des chercheurs et leur déroulement de carrière ne facilitent pas la mobilité des personnes et le renouvellement des équipes." (p4)

...d'où un attrait de plus pour la réforme de l'Université pour une plus grande autonomie financière.

"Les propositions reposent sur le fait que la valorisation de la recherche publique a un impact positif sur l’innovation, la productivité et la croissance via l’effet de levier qu’elle exerce sur la R-D privée. La diffusion des technologies développées dans les laboratoires publics, leur traduction en applications innovantes pour le public, sont ainsi les objectifs principaux de la valorisation de la recherche, plus que celui qui vise à dégager des revenus supplémentaires pour les établissements de recherche et d’enseignement supérieur."

vendredi 10 août 2007

TempsSpi (61) : obsèques d'un grand homme

Le cardinal Lustiger est allé à Dieu, après avoir lui même signifié juste avant sa mort son au revoir aux immortels de l'Académie Française, de laquelle il faisait également partie. Ses obsèques à la cathédrale Notre Dame ont regroupé des hommes et femmes des grandes religions, d'Etat et de la culture, et de nombreuses personnes qu'il avait su toucher. 5000 personnes rassemblées de tellement d'horizons différents. Un beau message d'adieu : encore un merci, Monseigneur Lustiger.

mardi 7 août 2007

Paysage(96) : Ramages célestes

lundi 6 août 2007

Futur(38) : Gare aux infos disséminées

Je ne veux absolument pas en faire la publicité, mais c'est quelque chose qui doit être connu : les informations laissées sur l'internet sont agrégées, compactées, et mises en pâture à qui veut les triturer !
Voyez donc cet article :
http://info.france2.fr/medias/33113339-fr.php
Gare aux informations que vous disséminez sur la toile...
A bon entendeur, salut... Mais je suppose que beaucoup, dans les années à venir, vont se faire avoir par cette guerre des informations personnelles, qui, du même coup, deviennent des informations stratégiques. La veille sur internet a donc de beaux jours devant elle.

dimanche 5 août 2007

Futur(37) : Modèles d'environnement

...où la prospective rejoint la science économique; ...où la science économique rejoint la prospective.

En effet, la prévision environnementale doit être réalisée à long terme, voire à très long terme, et avec un caractère pluridisciplinaire. Des économistes qui planchent sur le sujet s'intéressent alors de près aux méthodes prospectives.

Je vous conseille l'ouvrage issu d'un colloque auquel j'ai assisté :

Les modèles du futur,
Changement climatique et scénarios économiques : enjeux politiques et économiques.
La Découverte, 2007.

Voir http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2707150134/ref=ord_cart_shr/171-5356760-5781800?%5Fencoding=UTF8&m=A1X6FK5RDHNB96

samedi 4 août 2007

Curiosité (90) : Siglologie

Un drôle de mot en tête d'un document de la fac des sciences : siglologie. Drôle de mot ? Disons, qu'en le décomposant, on trouve facilement sa signification : glossaire... Le secrétariat qui a pondu ce papier a néanmoins gardé le titre de siglologie, en l'expliquant aux étudiants en sciences peu savants en littérature, par ces mots placés juste en dessous du titre : "Quelques explications sur les termes apparaissant sur les affichages." ça frise la tautologie...

Autre décalage dans les rues de Nice, une scène que j'aurais bien aimé prendre en photo si j'avais eu un apparail sous la main, dans l'avenue Malausséna qui est encore en chantiers pour l'installation du tramway. Sur des barrières rayées de rouge et banc signalant les travaux, un couple âgé s'était installé comme sur un banc pour tranquillement regarder les passants de ce samedi matin. Plus aucun banc à l'horizon, c'est vrai que ça manque à la population niçoise !

vendredi 3 août 2007

Economie(73) : Oyez, consultation peupliers OGM !

Sur www.ogm.gouv.fr, tous les renseignements sur ces modifications génétiques et leurs exploitations, dans nos belles contrées françaises. Et en ce moment, en primeur, vous avez la possibilité de faire entendre votre voix : pour ou contre les peupliers génétiquement modifiés ?

mercredi 1 août 2007

Paysage(95) : Natation

Voici des nouvelles de mes vacances, avec un ordre d'idée de distances de nage (pour ma part, j'ai été une nageuse régulière pendant près de 10 ans, puis bien plus occasionnelle).
Aujourd'hui, j'ai fait du 2km à l'heure en brasse : 500m tous les quarts d'heure.
Et j'ai pu atteindre en une heure et demie (pas une minute de plus, pas une de moins) mon propre record d'endurance : 3 kilomètres.
J'avoue que ce n'est pas en hiver ou dans une piscine couverte que j'aurais eu le courage d'enchaîner autant de longueurs (40*3 dans une piscine de 25m). Vive le beau temps, et les piscines municipales à l'air libre, où l'on a la place de nager sans se cogner aux voisins de lignes d'eau !

lundi 23 juillet 2007

Forum(17) : Un brevet d'aptitude à la gestion associative

Une première salve de Brevets d'aptitude à la gestion associative (BAGA) vient d'être remise à 12 jeunes. Ce dispositif permettant d'associer une partie théorique (formation en 4 week end) et une partie pratique va bientôt être généralisé, dans le cadre du programme "Envie d'Agir", qui a déjà permis à 40 000 jeunes une aide pour concrétiser leurs projets (de créations d'entreprises à des départs en vacances, par exemple).

http://www.enviedagir.fr/
http://www.conseilsdelajeunesse.org/spip.php?article1040

dimanche 22 juillet 2007

Futur(36) : Caisse commune

Rouler peu avec une voiture disponible à Paris quand on veut, bichonnée à moindre frais de manière collective, c'est le principe de l'autopartage. Renseignements sur www.caisse-commune.com

La formule semble plus souple que la location traditionnelle, et est soutenue par des partenaires institutionnels (Ville de Paris, ADEME, DRIRE, GART,...). Une démarche d'avenir, pour l'environnement et contre les problèmes de stationnement ?

samedi 21 juillet 2007

Sortie(29) : Inland...

Inland Empire, de David Lynch, sorti en France en février dernier, n'était pas passé dans beaucoup de salles de cinéma. J'en avais été étonnée. Mais il dure : le voilà encore dans trois salles parisiennes.

Ce matin, j'ai donc pu me faire une frayeur sur grand écran. C'est le terme, se faire une frayeur. Pendant trois heures. Et pour cela, il fallait être dans de bonnes dispositions.

Le spectateur doit effectivement accepter de suivre sur l'écran rien de moins que les rouages d'une psychothérapie, par les moyens artistiques d'un David Lynch qui pousse toujours le bouchon un peu plus loin. On est dans le cinéma "happening" (voir Lecture(33)), au rendu profondément subjectif pour le spectateur *. Et pourtant, quelque chose d'universel en ressort : des abstractions sous-jacentes ** compréhensibles par tout un chacun, en nos intérieurs.

Je détaillerai une seule scène de ce film-fragments *, vue deux fois, sous deux angles différents, au milieu d'une histoire labyrinthique qui se passe devant ou derrière un écran. La première fois, on reste en suspend (en suspens) : les personnages sont assis. De face, le réalisateur Kingsley Stewart (Jeremy Irons), et son accolyte aux comportements financiers bizarres; de dos, Nikki Grace (Laura Dern) et Devon Berk (Justin Theroux), qui se retournent en entendant un bruit de pas. Or il s'avérera qu'il n'y a personne.
La seconde fois, la caméra subjective est sur Nikki Grace qui entre en plein cauchemar, un peu plus tard, en arrivant à la suite de couloirs exigus et sombres sur cette scène qu'elle avait vécu, de l'autre côté, en étant assise : elle se voit et comprend là que ce sont ses propres pas qu'elle avait entendu précédemment. Au loin, Devon Berk se lève pour poursuivre les pas. Des trois personnages restant à table, Nikki se voit elle-même. Puis soudain, dans sa vision, son double assis disparaît. Il ne reste plus dans le champ de vision que les deux personnages attablés de face.
J'analyserais cette scène ainsi : c'est un retour sur soi, qui nécessite une vision extérieure. Cela fait mal (quelles grimaces de douleur n'y voit-on pas ?). Mais surtout, cela nécessite une action des autres. On ne peut jamais se voir soi-même, enfermé dans sa bulle. Le temps a joué. Un médiation est nécessaire. Les autres.

Tout le film a certainement un niveau d'explication bien caché, comme celui que j'ai subjectivement dégotté pour cette scène... Et chaque spectateur ne peut en inférer qu'une parcelle.

La fin, prend aussi pour moi le sens de l'altérité, mais pour l'ouvrir vers d'autres mondes, hors du film en tournage, avec toutes les couleurs de peau, avec tous les styles de vie. A la fin, Lynch rassemble dans la danse, alors qu'il avait précédemment dérouté, décomposé. Et l'optimisme final est pour moi le tour de virtuose qui cimente le film. Sans cette fin, définivement on n'aurait rien compris, si ce n'est qu'on tournait en rond dans des méandres de la psyché... Non, c'est toute une vie qui défile. Et pourquoi pas, toutes les vies ?

Bref, moralité de l'histoire : on est tous "bizarres", avec des coins, des recoins et des portes fermées sur le passé. Alors passons au-dessus, n'est-ce pas ? Il existe des connexions entre nous, les histoires qu'on raconte, les événements du passé, du présent et du futur ***. Alors profitons-en !

Et l'artiste Lynch en profite utilement.

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Voir les interview du réalisateur
* : http://allochats.blogs.allocine.fr/allochats-79942-david_lynch_vous_repond___question_de_masterben.htm
** : http://allochats.blogs.allocine.fr/allochats-79940-david_lynch_vous_repond___question_de_mr_movie.htm
*** : http://allochats.blogs.allocine.fr/allochats-79938-david_lynch_vous_repond___question_de_thibault.htm

Voir un article critique tourné vers l'axe "Actrices d'Hollywood", que j'ai aussi apprécié dans le film :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26360

jeudi 19 juillet 2007

Aphorisme (64) : Dépasser l'histoire

"La vérité ne peut en effet jamais être circonscrite dans le temps et dans la culture; elle est connue dans l'histoire, mais elle dépasse l'histoire elle-même."

Jean-Paul II, Encyclique « Fides et Ratio », 1998.

mercredi 18 juillet 2007

Lecture(49) : Sourires ranimés...

"Sourires manqués de notre galaxie, poussières et détritus qui s'amoncellent dans les ténèbres, le poète vous voit et vous collecte. Antonin Médard pour vous servir : demandez une reconnaissance terrestre, elle vous sera accordée. Jusqu'à 10, 20, 100, 2000 ans après. Sur holographie, microfilms digitaux et papier durable."

samedi 14 juillet 2007

Paysage(94) : Peur...passée

Le 8 novembre 2005, j'écrivais ceci (que je n'avais pas encore eu l'occasion de retranscrire sur ce blog) :
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Vous avez vu l’affiche de ce film qui nous harangue d’un « Personne ne sort vivant. » pour nous y faire courir ? Le spectateur voudrait donc s’empêtrer dans un enfer sans vie en allant le voir… Une mort annoncée d’avance : c’est pas maso, ça ?

Et bien, c’est le jeu, me dirait-on, le jeu de tous les films d’horreur (certains films qui sont étiquetés de science-fiction rentrant aussi pour moi dans cette catégorie). Le jeu de la peur. Et la peur fait vendre et fait parler : la peur pour exorciser la peur de la réalité…

Et bien, les Américains mettent encore une fois les pieds dans le plat, cette fois en exhibant cette peur de la réalité devant elle-même : une peur de la mort à la puissance tous les jours et toutes les heures ; à la campagne ou dans un coin de rue dans sa poche comme un billet vert, un passeport pour la peur en tant qu’abris anti-explosions, ou vêtement « pare-balle ». C’est une exposition de 300 objets « anti-peur » qui se tient actuellement au musée d’Art Moderne de New-York…

Zinzins ces Américains ? Il est vrai qu’en mathématiques moins par moins fait plus et que peur contre peur peut donner la guérison dans une psychothérapie. Plutôt que des gri-gri pour chasser le mauvais sort, seraient-ce des objets qui conduiraient vraiment à une guérison contre la peur, cette peur quotidienne qui vit dans nos mémoires et l’alourdit ? Dites, quand vous sortez de chez vous, une simple étincelle dans votre installation électrique peut griller votre parquet et se propager chez le voisin endormi le nez sous la couette, les boules quiès coincées dans les oreilles. Est-ce que vous y pensez ? Vous vérifiez que le robinet de gaz est bien fermé, au pire vous rouvrez la porte pour vérifier que le robinet de gaz est bien fermé. Mais c’est tout. Basta ! Vous sortez.

Ne trouvez-vous pas cette exhibition d’anti-peur un peu lourde ? …et dangereuse… et incitant elle-même à la peur ? De là il n’y a en effet qu’un pas pour faire en sorte de nourrir cette peur, vraiment, en regardant autour de soi, et… en la provoquant.

La peur de partout. La violence de partout. Même chez nous, dans notre réalité. Regardez-donc les journaux et vous l’aurez votre film d’horreur… Après le séisme du Cachemire dont je parlais précédemment, nous voici maintenant avec de la violence incendiaire dans nos quartiers populaires, provoquée exprès, pour faire violence, pour faire peur. Et là on se pose la question… D’où vient-elle, cette violence gratuite qui fait peur, parce que fondée sur rien et sur tout ? Un cercle vicieux ? Mais à partir de quoi ? Pas de sortie possible. Alors la violence pour parler. Parce qu’on ne connaît rien d’autre. Parce que sinon, c’est la mort annoncée.

On a peur de ce qu’on ne connaît pas. On ne connaît pas la vie, on ne connaît pas la mort, alors on a peur de la vie et de la mort. Et quand on a peur que la vie ne mène qu’à la mort, la peur s’étend d’elle-même hors de soi et mène à la violence envers soi et le monde.

La violence, alors, est-elle une histoire ? Une histoire qu’on veut raconter pour faire sortir de ses gonds ? Pour donner du fil à retordre à Sarkozy et se donner des portes de sorties ? Pour redevenir un peu vivant ?

Une histoire, oui, raconte toujours la vie. Quand au jeu de go une « pierre » est entourée de toute part et n’a plus de carrefour autour d’elle pour respirer et pour faire croître le territoire, pour faire partie de l’histoire de la partie en quelque sorte : elle meurt. On la sort du jeu.

« Personne ne sort vivant » : une phrase qui me choque, même pour un film d’horreur, même pour une fiction. Surtout pour une fiction !

Une histoire de fiction, c’est la toute liberté à son créateur. S’il annonce dès le départ qu’il n’y en pas, de liberté… pas la peine de raconter cette histoire. Alors il y a un truc. Mais ce truc tout le monde le connaît, et même sans voir le film je peux vous raconter l’histoire. Deux histoires en fait, car il n’y a que deux solutions : les fils de la vie qui s’effilochent petit à petit dans des chorégraphies d’hémoglobine savamment orchestrées dans le meilleur des cas pour ne pas vous laisser vous ennuyer, si la phrase (ou phase) de départ se confirme ; ou la super-survie d’un super-héro qui essaie de ne pas mourir alors que tout semble mourir – mais non, il est là, alors tout n’est pas fini et l’histoire de sa vie démontre que la phrase initiale était erronée.

C’est pas sorcier de raconter des histoires d’horreur… Mais comme vous le voyez, il faut de la vie quelque part…

Alors quand on va voir une histoire d’horreur c’est la peur de notre mort ou la peur des peurs de notre vie que l’on cherche à minimiser ?

La phrase « Personne ne sort vivant » serait donc un grosse erreur publicitaire…

lundi 9 juillet 2007

Paysage(93) : Avec le temps, va...

...tout s'en va. Et même le temps d'été.

Cette année, le mois de juillet est très pluvieux. A Paris, c'est de l'ordre de quatre ou cinq averses dans la journée - coups de tonnerre y compris.

Le soleil rayonne quand même par intermittence. Et quels rayonnements, dites-donc ! Depuis deux jours, la luminosité qui flotte dans l'air de Paris me réjouit. Voyez le soleil couchant tout pimpant d'une couleur orange abricot sur un immeuble lointain, alors que tout autour de vous s'enferre déjà dans le gris. "Le soleil n'est jamais loin", pensez-vous alors, un pincement au coeur. Et aujourd'hui, l'arc-en-ciel se déploie en plein Paris, juste au bout de la rue. On peut presque le toucher, à deux mains, en courant juste un peu plus loin...

Dire que je venais de voir un film qui se terminait avec une belle image d'arc-en-ciel en plein Paris, en la jugeant un peu osée et cousue de fil blanc. Non, la nature sait bien faire les choses : un arc-en-ciel en pleine ville, ce n'est pas qu'au cinéma !

vendredi 6 juillet 2007

Ecriture(38) : entre réel et science-fiction

"Paranofictions", d'Ariel Kyrou, est un livre qui pique grandement ma curiosité. Si le début s'avère un peu rude, et les termes crus trop provocateurs à mon goût, l'introduction se clot sur une discussion autour de mes thèmes de prédilection. Voyez ces phrases d'Ariel Kyrou:

(p24) "Plongeant leur tête et leur plume dans le plus frappé des avenirs, ces auteurs [de science-fiction] ont ouvert une porte sur nos ébats d'hier, d'aujourd'hui et de demain. (...) Notre futur s'incarne peut-être dans leurs souvenirs à eux. Dans leurs souvenirs du futur qu'ils nous appartient de redécouvrir pour mieux nous souvenir et anticiper notre propre futur."

Ici sont liées science-fiction et prospective. Et il semble que l'auteur en a pris son parti : c'est là tout l'objet de son propos de discerner dans la science-fiction les élements de la réalité, et dans la réalité les éléments de science-fiction. Je vous donnerai des indices de cette suite prometteuse quand je m'en serai effectivement régalée.

Pour l'instant, restons-en à l'introduction. Voici un autre extrait en guise d'apéritif :

(p23) "Que le monde qui m'entoure est désormais une fiction totale. (...) lisant ou discutant avec Paul Virilio, Jean Baudrillard ou François Meyronnis [des théoriciens], je prends consciences que je ne suis pas le seul à penser que cette fable de science-fiction, au départ impertinente car impensable, gagne chaque jour en pertinence... (...) Mais je ne peux me satisfaire de leur indéniable lucidité. J'ai besoin de fictions ouvertes, de textes moins univoques que les leurs."

La science-fiction n'a vraiment pas qu'une fonction de divertissement, c'est autre chose qui m'y attire : son avis sur la société, tout en faisant référence à l'imaginaire. Ariel Kyrou semble de cet avis. Je vous ferai part de la suite de son propos dans quelques temps (désolée, le voyage dans le temps n'existe pas encore...)

dimanche 1 juillet 2007

Ecriture (37) : Synthèses et objectifs

En ce premier jour de juillet, ce blog se refait une beauté, et parie sur un propos plus synthétique et avec un objectif plus clair. "D'aujourd'hui et demain" devient "D'aujourd'hui à demain" (et garde bien entendu la même adresse url). Pour...quoi ?

"De visions subjectives à celles qui tentent l'objectivité, "D'aujourd'hui à demain" traque sans relâche différents points de vue d'une même histoire. A vous de déméler la quête qui leur est commune: fixer les temps qui passent ?"

En bref, "D'aujourd'hui à demain" se décline sous deux thèmes principaux pour raconter des histoires passées, présentes ou futures :
- Du côté des arts et spiritualités
- Du côté des sciences et faits d'actualité

Mais si vous regardez de plus près, les choix subjectifs de l'auteur dans l'un et l'autre thèmes se ressemblent, et se ressembleront encore plus à l'avenir (même s'il se peut qu'il y ait moins d'articles, les correspondances seront plus travaillées). Et c'est à vous de scruter ce jeu de correspondances ou de différences...

Merci de vos lectures attentives et de votre fidélité !

jeudi 28 juin 2007

Lecture(48) : la maison de porcelaine

Dans ma maison de porcelaine,
Je file, je cours en bas de laine,
Les boutonnières vont éclater,
Non, je ne vais pas me dévider !

C'est décidé les représailles,
sont des reprises qui mettent à mal
sur le patchwork de mes années.
Aïe, je viens de me piquer.

Dans la maison de porcelaine,
je clodique à cloche-pieds,
turbulante et animée,
fabrique ce qui va me reposer.

mercredi 27 juin 2007

Paysage(92) : Etre artiste, c'est sans doute cela

Jean-Pierre Darroussin, que je viens de voir encore une fois dans une bonne prestation pour le film Fragile(s) de Martin Valente (http://artdesignby.typepad.fr/fragiles/2007/06/la_bande_annonc.html : à voir pour un moment de simplicité au cinéma bien mené), a été interviewé dans La Croix du 7 juin 2007.

Il parle tout d'abord du film "Dialogue avec mon jardinier" de Jean Becker :
"Le jardinier que j'ai la chance d'incarner ne se pose pas la question de sa place. Il fait confiance, il ne remet pas en cause sa vie : il sait qu'il la fabrique tous les jours. Des millions d'informations quotidiennes ne le perturbent pas en permanence... J'aime son absence de sophistication. Sa simplicité me soulage. (...) Des gens comme cela, j'en ai rencontré beaucoup dans ma jeunesse.(...) Ils cherchaient simplement à entretenir l'environnement, à cultiver l'amour et l'amitié, à considérer que chaque instant est une tâche offerte. Aujourd'hui, la société est tellement opulente que rien ne semble devoir se tarir; tout est disponible sans effort apparent. Or, il est des gens qui ont encore conscience que tout est le résultat d'un engagement."

Puis, il souligne :
"J'ai été perturbé de ressentir de l'empathie pour la souffrance des autres. Etre artiste, c'est sans doute cela..."

mardi 26 juin 2007

Curiosité (89) : Des livres et des visites

L'association Délidémo apporte aux personnes qui ne peuvent se déplacer les livres de bibliothèque et un peu de compagnie. Voir sa présentation sur le blog http://belairsud.blogspirit.com/archive/2007/05/24/delidemo-vous-apporte-des-livres.html

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Et sur le site des bibliothèques de Paris, des renseignements sur les lectures organisées en plein air pour petits et grands cet été.

lundi 25 juin 2007

Lecture(47) : Voguer

Voguer, voguer où l'âme se dérobe,
où le ciel caillouteux s'étend au firmament de nos peines,
où les sèches brûlures s'étiolent sous le lierre,
où les rochers éclatent en un éclair.
Viens, viens, heure claire !

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Et bien, si vous avez des réflexions par rapport à ce texte, je suis preneuse. Je l'ai écrit, mais je ne le comprends plus. C'est bizarre, non ?

dimanche 24 juin 2007

Musique(27) : Trucs contre trac

Et bien, samedi, me voilà apparue devant un public, les doigts sur un piano Steinway, pour jouer un court morceau d'Erik Satie : deux minutes de tension créatrice, qui m'ont beaucoup apporté en maîtrise pianistique, et pour lesquelles on m'a félicité, le plaisir n'était donc heureusement pas que pour moi !

Or, j'ai une tendance avérée au trac, et il fallait bien faire avec...

Premier truc, avant l'arrivée sur les lieux : sur une publicité dans le métro, j'ai fixé un mot, et en fait un nombre, "110". Quand mon esprit s'embourbait dans une certaine appréhension, je repensais à ce mot magique pour vider mes pensées et retrouver le calme.

Deuxième truc : ne pas arriver trop tôt, ou du moins avoir le temps de s'éclipser avant de revenir pile à l'heure, pour ne pas se faire du mourron d'entendre les autres jouer, ou tout simplement d'attendre sans rien faire.

Troisième truc, et non des moindres : ne pas hésiter au moment de commencer à jouer. Il avait donc fallu répéter spécifiquement le début du morceau pour ne pas risquer de l'écorcher à cause du trac. De là, les doigts se placent tous seuls, grâce au travail de répétitions, et même s'ils tremblent comme un feuillage au grand vent...

Cinquième truc : mettre tout son coeur à l'ouvrage. C'est bien le moment, et il ne sera plus possible ensuite d'exprimer son intérieur aux autres.

Sixième truc : s'amuser, ou du moins avoir plaisir à jouer.

Septième truc : sourire au public, à la fin du moins, à ne pas oublier, car c'est la conclusion de l'ouvrage !

lundi 18 juin 2007

TempsSpi (60) : Une branche à recoller

Il y a toujours quelque chose qui nous rappelle qu'on n'est pas tout puissant sur cette Terre, que la vie a un cycle, que ce cycle se perpétue avec des ramifications et des cassures.

Quand la fin d'une vie arrive là où on ne l'attend pas, quand on ne veut pas que ça s'arrête, pour quelqu'un, pour soi, pour une famille soudée, et bien non, des choses sont plus fortes que la volonté, et l'évènement a lieu, celui qu'on ne voulait pas.

Le monde change, les valeurs bougent, on aurait dû être là, on n'y était pas. C'est trop tôt. C'est pas juste. Et pourtant, voilà, la branche s'est cassée, on était sur la partie sciée qui tombe dans le vide, comme celui qui entre en tombe, un beau jour sous un ciel bleu d'un jour de printemps. On tombe ? Qui tombe ?

Est-ce tomber ou monter un peu plus haut, avec de nouvelles ailes, un nouveau zêle ? Parce qu'une personne était là, et c'est maintenant de notre responsabilité de continuer sa mémoire. Il ne faut pas tomber, on ne le peut pas. Se rappeler tout ce qui était sous les yeux, avant, et qu'on ne verra plus. Sous nos yeux, et encore plus dans notre coeur.

C'est ça qui soutiendra la peine. C'est ça qui soutiendra la douleur trop lourde, en soi, et en tous les proches qui connaissaient la personne qui s'en est allée. Un anti-douleur: l'amour, le plus chic, le plus vrai, le plus répandu. L'amour laissé par un passage sur Terre, à continuer, ici et maintenant.

Et à continuer peut-être dans des lieux inconnus, que dans un tel moment on espère, avec force, et secrètement avec rage : un paradis pour ceux qui sont partis, pour qu'ils y trouvent la paix méritée. Pour qu'on puisse également la trouver, par ce qui ont laissé d'eux ici, toutes ces traces qu'on peut encore toucher même si elles sont et resteront impalpables...

Un père, un grand-père, et bien certainement d'autres sur cette Terre, et d'autres plus tard, bien plus tard.

Je salue bien fort les deux amies qui doivent en ce moment apprendre avec leur famille à lutter contre la perte d'un être cher. Ayez courage et confiance. Allez, je vous fais confiance... (et je le dis parce que je fais confiance en quelqu'un en qui je crois : "Il" existe, peut-être... Il est peut-être déjà en train de le dire à ceux qui vous ont quitté :-))

Et comme le hasard fait bien les choses, voilà un extrait de texte qui m'a "parlé", en ce moment précis. Je me permets, Nadia Personne, de le recopier, sans encore t'avoir demandé ton accord préalable, mais je crois que c'est pour une bonne cause. Tu ne m'en veux pas ? En filigrane, une ode à l'amour familial, que je transmets ici à deux personnes bien en peine.

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Nadia Personne, dans "Du sable entre les doigts" :
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"Mais qu'est-ce que tu aimes alors, petite Claudia ?"
"Comme ça, rien."
"Rien ?"
"Rien. Si. Oui. J'aimais ma famille, avant. Quand j'avais une famille. Avant."
Elle balance son verre de gauche à droite, en tentant de suivre le rythme trop effréné.
"Maintenant, plus rien ne me rattache à l'Amour. Dégueulasse, bah !"
Son visage rougi, affichait une expression forcée de dégoût. A cet instant, elle ressemblait à ces stars de pochette surprise, ces peintures baroques, pour qui l'excès se voulait passage obligé pour ne pas se soumettre ou s'effriter. Pour ne pas être oubliées. Et se sentir belle. Encore.
"Tu sais, rend-elle, soudainement pensive, haïr s'apprend si vite. Qu'elle est belle, la vie !"
Chico restait silencieux. Il ne savait que répondre. Il ne savait même pas s'il existait une réponse. Alors il se tut. Comme d'habitude.
Le transistor l'imite aussitôt. C'est l'heure. Lentement, il en termine, il laisse sa casquette de barman. Mais avant, il doit remettre en ordre son petit comptoir. Il range soigneusement les bouteilles, vides et plaines, et lave la surface plane et visqueuse (...)

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Ecriture (36) : Phrases et mots de motivation

La phrase est faite pour s'envoler ;
Les mots sont faits pour rester.

Dans une lettre de motivation, les belles phrases doivent exprimer plus que leur contenu. Elles portent des mots-clés per-tinents et per-cutants, sur soi, et toujours en relation avec le poste et l'entreprise visés; elles portent aussi l'enthousiame et la motivation de l'émetteur : le lecteur doit le ressentir et être emporté lui-même dans cette enthousiasme pour pouvoir vous choisir, vous et pas un autre.

La lettre de motivation est un bel exercice d'écriture, prélude à celui de l'entretien.

Selon les termes de Roland Brunner, coach et psychanalyse, interviewé dans le magazine Courrier Cadres de juin 2007 :
la motivation provient d'un seule question, "Qu'est-ce que j'ai envie de faire de ma vie, et de ma vie professionnelle ?"

"Dans l'entretien, dit-il, il faut faire passer ce désir, et ne pas rentrer à tout prix dans le désir de l'autre. Il faut exprimer ce que l'on veut et qui ont est en parlant de sa propre histoire, et non pas rentrer dans la langue de bois en lançant : "Vous êtes les meilleurs et je suis l'homme de la situation". Ce discours stéréotypé ne fonctionnera pas, continue-t-il. Il faut partir de son expérience professionnelle pour dire : voilà pourquoi j'aspire à ce poste et pourquoi votre entreprise m'intéresse. Si le désir du candidat et du recruteur ne coÏncident pas, ce n'est pas la peine d'aller plus loin ou de vouloir forcer les choses, car personne n'y trouve son compte."

dimanche 17 juin 2007

Economie(72) : consultant en entreprise, quid ?

Etes-vous d'accord ?

"Un consultant apporte une dynamique, une parole extérieure et une expertise pour faire émerger des solutions partagées et évaluables. Au cours du processus, il met également en lumière des besoins, et devra les faire reconnaître par l'ensemble des acteurs.
Les outils de gestion entrent en oeuvre à plusieurs niveaux et particulièrement pour le diagnostic à réaliser, et la création d'un processus collaboratif.

Les principales qualités du consultant doivent de ce fait être analytiques, créatives et relationnelles."

samedi 16 juin 2007

Aphorisme (63) : Un pour tous chez les Cadets

Dans Cyrano de Bergerac de Rostand, dont j'ai revu l'interprétation de la Comédie Française avec grand plaisir, quelques tirades m'ont tapé dans l'oreille :

"LE BRET
Tout seul, soit! mais non pas contre tous! Comment diable
As-tu donc contracté la manie effroyable
De te faire toujours, partout, des ennemis?
CYRANO
A force de vous voir vous faire des amis,
Et rire à ces amis dont vous avez des foules,
D'une bouche empruntée au derrière des poules!
J'aime raréfier sur mes pas les saluts,
Et m'écrie avec joie: un ennemi de plus!
LE BRET
Quelle aberration!"
(Acte II, Scène VII)

Quelle aberration ? La pièce est très fine... Thématique à étudier jusqu'à la fin (le siège d'Arras et après, la gazette)...

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Et à la bataille d'Arras, justement, ce dialogue :

"ROXANE
Sois donc heureux. Car n'être aimé
Que pour ce dont on est un instant costumé,
Doit mettre un coeur avide et noble à la torture;
Mais ta chère pensée efface ta figure,
Et la beauté par quoi tout d'abord tu me plus,
Maintenant j'y vois mieux et je ne la vois plus!
CHRISTIAN
Oh!
ROXANE
Tu doutes encor d'une telle victoire?
CHRISTIAN, douloureusement
Roxane!
ROXANE
Je comprends, tu ne peux pas y croire,
A cet amour?
CHRISTIAN
Je ne veux pas de cet amour!
Moi, je veux être aimé plus simplement pour
ROXANE
Pour
Ce qu'en vous elles ont aimé jusqu'à cette heure?
Laissez-vous donc aimer d'une façon meilleure!
CHRISTIAN
Non! c'était mieux avant!
ROXANE
Ah! tu n'y entends rien!
C'est maintenant que j'aime mieux, que j'aime bien!
C'est ce qui te fait toi, tu m'entends, que j'adore,
Et moins brillant
CHRISTIAN
Tais-toi!
ROXANE
Je t'aimerais encore!
Si toute ta beauté tout d'un coup s'envolait
CHRISTIAN
Oh! ne dis pas cela!
ROXANE
Si! je le dis!
CHRISTIAN
Quoi? laid?
ROXANE
Laid! je le jure!
CHRISTIAN
Dieu!"
(Acte IV, scène VIII)

Quel passage ! Tout le malheur de Cyrano résumé...

vendredi 15 juin 2007

Economie(71) : C'est ma chance

Une économiste qui se tourne vers les sciences de gestion, en apportant à des entreprises ses capacités d'analyse et de recherche poussées et un attrait confirmé pour la prospective : est-ce que ça tentera les recruteurs ?

Bien sûr, il faut que je présente les choses d'une bonne manière, il faut que je m'y sente à l'aise ! Et bien, pour cela, il faut travailler. Travailler non sur des connaissances théoriques, mais sur des choses impalpables, si ce n'est visibles, trop visibles, dans une simulation filmée et repassée par vidéo. Est-ce un savoir-être ? Travailler un savoir-être professionnel en quelques semaines, voilà mon défi. Lundi, j'enverrai CV et lettre de motivation, j'espère qu'ils seront intéressés par mon parcours... Et hop, il faudra être prête pour l'entretien.

Le poste visé : consultant en secteur public dans une entreprise qui a des valeurs qui me correspondent... Je ne vous en dis pas plus, mais si vous suivez ce blog depuis quelques temps, vous vous doutez qu'il comporte de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques...

Mon rêve... que je ne pensais pas possible dans le secteur privé, et avant mes 35 ou 40 ans... L'offre correspond dans le détail à ce que je peux offrir, mais je n'ai pas de diplôme qui le prouve. Je ne serai peut-être pas prise, mais se bouger pour cette annonce et me faire connaître sera déjà beaucoup.

Allez, "c'est ta chance" comme dit Goldman !

A bientôt

jeudi 14 juin 2007

Lecture(46) : se retirer

L’arc-en-ciel épuisera ses plus chatoyantes couleurs ; alors restera le vrai, l’indicible, le mystère...

L’arc-en-ciel brillait-il de trop d’enfers ? Voilà que je m’y suis brûlée.
La texture était belle au toucher ; même sans œil, je la chercherais.

Brille, brille encore arc-en-ciel, ne t’éteins pas. C'est la joie que tu apportais.

Mais pour briller encore et encore, perte de saveur ; on s'y retire, à contrecoeur.

mercredi 13 juin 2007

Lecture(45) : Petite

Petite, je redeviens. Je déconstruis le monde comme un avion en papier. Je vole mon ombre si je veux la voler. Et courent les ténèbres devant moi : c'est du soleil qui m’accompagne désormais ! Oui, je suis petite dans cette immensité.

mardi 12 juin 2007

TempsSpi (59) : Jmj de 2005 vers 2008

Voici tout d'abord une séquence souvenirs sur www.jesuites.com/actu/rji/magis/retour_magis

C'est un bon résumé des Journées Mondiales de la Jeunesse de 2005 à Cologne, telles que je les ai connues avec le groupe Magis (j'y avais été organisatrice pendant quelques mois de préparation, puis participante pendant le séjour).

A la fin des JMJ 2005, le pape Benoît XVI nous avait donné rendez-vous en l'été 2008 à Sydney. Et voilà que les JMJ 2008 sont maintenant en préparation ! Vous pouvez vous renseigner sur cette prochaine manifestation à l'aide de deux sites internet déjà bien fournis :
www.wyd2008.org/index.php/fr
www.jmjparis.org

Vers un petit tour en Australie ?

lundi 11 juin 2007

Aphorisme (62) : Bernanos et les reves

"Ce qui pèse en l'homme, c'est le rêve"

Bernanos.

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Et oui, la lourdeur, la pesanteur, c'est le revers de la médaille de tirer les ficelles de ses rêves jusqu'à la corde.

Les rêves pèsent. Mais surmonter cette lourdeur, quelle joie !
Gageons cependant qu'on n'y arrive pas seul... Bernanos a-t-il voulu nous en avertir ?

dimanche 10 juin 2007

Curiosité (88) : Libre comme l'air

"Libre comme l'air" est une mini-série diffusée par internet par le biais du site des shampoings et produits de coiffure Sunsilk (www.sunsilk.fr). La série en elle-même n'a pas pour but de présenter les produits Sunsilk. C'est plutôt de l'ordre du partenariat : les acteurs sont bien coiffés ou décoiffés... Un seul bloc-note apposé près de l'écran de visionnage nous rappelle que la marque Sunsilk peut y faire quelque chose.

Je trouve la série tout à fait enjouée, pour passer quelques minutes de détente, libres comme l'air. Sous la forme sketchs, on voit évoluer des étudiants d'un cours de théâtre, dont Chloé, l'héroïne de tous les épisodes (www.sunsilk.fr/personnage4.aspx). D'ailleurs, une mention spéciale pour l'actrice qui joue Chloé (www.sunsilk.fr/equipe1.aspx) : j'aime particulièrement ses mimiques. Et même la musique me plaît bien, dans cette série. Et vous qu'en pensez-vous (vous : surtout les filles... ) ?

En tout cas, ce type de mécénat-partenariat sur internet entre des produits culturels et de grande consommation me semble un bon créneau de marketing. A suivre...

samedi 9 juin 2007

TempsSpi (58) : universalités

Au cours d'une messe, il y a un temps de prières universelles, où un ou plusieurs membres de l'assemblée lisent des intentions de prières par rapport à notre quotidien en famille et en Eglise. Elles sont généralement en nombre réduit, de 3 à 5, et rédigées à l'avance.
En participant à une messe de l'église Sainte Anne de la Butte-aux-Cailles, j'ai découvert un autre principe pour ce temps de prières. Le micro a été tourné vers l'assemblée. Qui souhaitait intervenir le pouvait. Le résultat a donné des prières spontanées où étaient confiés sous le regard de Dieu et de tous les paroissiens leurs attentes et leurs espoirs. On y voit aussi que l'Eglise, c'est vraiment chacun, participants à la messe ou non !

vendredi 8 juin 2007

Curiosité (87) : Inflations

Dans mon souvenir, qui date à peu près de 2002, le pain surprise de chez Picard (vous savez : des canapés déjà préparés et bien présentés pour les apéritifs) valait 10 euros, et devait se décongeler en 10 heures. Le fait est qu'il vaut aujourd'hui 15 euros (et près de 18 euros lorsqu'il n'est pas en promotion), et qu'il se décongèle en 15 heures. En 5 ans, faites le calcul...
A moins que ce soient mes souvenirs qui défaillent : vous savez, comme quand les gens soutiennent mordicus que les prix étaient bien moins chers du temps du franc, en oubliant qu'entre temps, il y a eu une inflation tout à fait normale.

jeudi 7 juin 2007

Paysage(91) : Portraits du XXIème siècle

A l'adresse suivante, vous trouverez un portrait bien original, d'une certaine "Tica" : www.drublair.com/comersus/store/workshops/tica.htm

Est-ce une photographie ?

...je pensais que oui - et donc que le texte était un traquenard - jusqu'à avoir lu les 3/4 des explications de cette page.
L'auteur, Dru Blair, est un professionnel de l'art. Il proposait un exercice aux élèves de l'atelier qu'il organise, et s'est pris au jeu pour compléter le travail dans les moindres détails. Son travail est sorti dans des magazines spécialisés.

Ce n'est donc pas une photographie mais un portrait peint. En regardant "Vanessa" - en lien surà partir de la page du portrait "Tica" - on remarque effectivement un vêtement trop flamboyant pour des tissus actuels (peut-être pour de la science-fiction, en revanche).

Les techniques utilisées reposent sur l'aérographie (airbrush). Mais les textures spéciales telle que celle de la peau ont été travaillées aux antiques crayons et gommes, si j'ai bien compris.

Voilà donc deux jolies demoiselles... vues par un artiste !

D'ailleurs, Dru Blair tente à partir de ses travaux, une définition de l'art. La voici en version originale :

"Art is the selective re-creation or conversion of reality by the human mind into concrete imagery according to an artist's metaphysical value judgments. Real or imagined concepts are filtered and altered through the human mind to the artist's hand to create an image or sound that did not exist before. The reason photography does not qualify as art is that the process removes the filter of the human mind as an interpretative element. Although photography requires technical skill, in the final analysis it is only a mechanical recording of reality."

J'avais eu il y a quelque temps une discussion à ce sujet avec un photographe. Je crois bien qu'il serait d'accord avec cette définition.

mercredi 6 juin 2007

Aphorisme (61) : Sagesse d'Edith Stein

Edith Stein (lettre du 11 janvier 1934, à Soeur Adelgundis Jaegerschmid) :

"On ne peut que s'efforcer de vivre toujours plus fidèlement et plus purement la vie que l'on a choisie,
pour pouvoir l'offrir comme une offrande agréable en faveur de ceux avec qui l'on a des liens."

mardi 5 juin 2007

Paysage(90) : Habiter

Habiter :

L'Homme habille les paysages ;
et c'est avec son manteau que je me réchauffe.

lundi 4 juin 2007

Ecriture(35) : Artiste et enfance selon Lynch

Voici quelques phrases de David Lynch, le grand réalisateur aux films qui vont jusqu'à torturer l'esprit (Mulholland drive, par exemple), parues dans Air-France Magazine du mois de Mai 2007 :

"On peut ne plus être un enfant et garder son enfance. L'artiste, qui est-ce sinon un enfant sophistiqué ? Comme l'enfant, il doit être libre de ses créations, il ne formule pas de jugement, il ne connaît pas la peur devant son art, il n'est pas inquiet de son potentiel. L'enfant plonge spontanément dans la matière, il amalgame les choses avec son instinct, il fonctionne par attraction plutôt que par intellectualisation et il n'y a rien de mieux."

"Un jour, j'ai demandé à un psychiatre si une thérapie pouvait affecter ma créativité, il m'a dit : "David, pour être honnête, je dois vous dire que oui, peut-être." Je lui ai serré la main et je suis parti. Je ne sais pas ce qui est réel, ce qui ne l'est pas, je procède par intuitions: l'enfance, toujours."

---
David Lynch in "Air France Magazine" :

" You can no longer be a child, yet you cling to childhood. What else is an artist but a sophisticated child ? Like a child, an artist needs to be uninhibited when creating; he's not judging, he's not afraid of anything when it comes to art, he's not concerned what he's going to become. A child dives spontaneously into his material, mixing things instinctively, going on attraction instead of intellect. There is nothing better in the world than this."

"One day, I asked a psychiatrist if therapy could influence my creativity, and he told me : "David, to be honest, I have to say yes, perhaps, it would." I shook his hand and left. I don't know what is real and what is not. I go on intuition, on childhood, once again."

dimanche 3 juin 2007

Forum(16) : Speed-dating politique

Dans mon journal du 24 mai, j'ai trouvé la présentation d'un mode de campagne électoral novateur, mis en place ces jours-ci à Bobigny : un groupe réduit d'électeurs s'installe autour d'un candidat aux législatives et a 15 mn pour lui poser des questions, puis change de candidat à interroger. C'est du speed-dating politique... Et autant la pratique ne me convainc pas du tout lorsqu'il s'agit de rencontres matrimoniales, autant, pour la politique, j'aimerais bien connaître mon futur député de cette façon-là !

Voir l'article en lien sur le titre.

samedi 2 juin 2007

Paysage (89) : ciné cocorico

La création cinématographique française se porte bien. Selon le bilan du Centre National de la Cinématographie (lien sur le titre), les fréquentations de salle sont les plus élevées d'Europe, et pour la première fois depuis 1986 pour des films français plus que pour des films américains !

vendredi 1 juin 2007

Futur (35) : L'avion solaire

En 2010-2011 aura lieu un tour du monde moins sportif que technologique : celui du Suisse Bertrand Picard à bord de l'avion à énergie solaire, dont un prototype devrait prendre son envol dès l'année prochaine. L'enjeu est d'accéder à une énergie propre dans l'aéronautique.

Cliquez sur le titre pour d'autres informations sur ce projet.

jeudi 31 mai 2007

Sortie(28) : Les jardins demain, à Paris

Vendredi soir dernier, je regardais les actualités de 20h avec des copines. Un sujet montrait les débuts d'une exposition à l'Hotel de Ville de Paris. On y voyait, sur la place de l'Hotel de Ville un vrai jardin botanique reconstitué. On s'est écriées : "on y est passé il y a 2 jours, et il n'y avait rien". Dommage...

Et voilà, je l'ai vue, cette superbe exposition qui se tiendra jusqu'au 1er juillet !

Allez-y respirer la campagne, la beauté florale, les réalisations de petites mains enfantines, vos piques-niques d'enfance ou vos randonnées, les jardins collectifs disséminés dans la capitale, avec leurs rencontres et leur bonne humeur, les idées d'hommes et de femmes pour vous proposer une vie où il fait bon vivre à l'oxygène, le développement durable, etc. Vous m'en direz des nouvelles ?

mercredi 30 mai 2007

Aphorisme (60) : Joies

"Savoir prendre sa joie dans la joie des autres, c'est le secret du bonheur."

Bernanos

mardi 29 mai 2007

Paysage(88) : Misstic

Rue Vergnaud dans le 13ème arrondissement, autour de la Butte aux Cailles, puis dans d'autres lieux de Paris, je suis tombée nez à nez avec des esquisses humoristiques mettant en scène une jeune femme dynamique aux propos directs... Elle s'appelle Misstic. Et aussi son auteur.

Pour découvrir ces "pochoirs de rue" sans compter sur le hasard, rendez-vous sur le site internet de Misstic :
www.missticinparis.com/misstic_pochoirs_des_rues.html

On y apprend aussi que des ouvrages ont été édités.

lundi 28 mai 2007

TempsSpi (57) : Marchand de graines

Nous ne vendons que des graines
(poème anonyme)
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Un jeune homme entre en rêve dans un magasin.
Derrière le comptoir se tient un ange.
Le jeune homme lui demande : "Que vendez-vous ?"
L'ange répond : "Tout ce que vous désirez"

Alors, le jeune homme commence à énumérer :
"Si vous vendez tout ce que je désire, alors j'aimerais bien
la fin des guerres dans le monde,
la fin des bidonvilles en Amérique latine,
l'intégration dans la société de tous les marginaux,
du travail pour tous les chômeurs,
plus d'amour et de vie communautaire dans l'Eglise, ..."

L'ange lui coupe la parole :
"Excusez-moi, Monsieur, vous m'avez mal compris.
Ici nous ne vendons pas de fruits,
nous ne vendons que des graines".

vendredi 25 mai 2007

Curiosité (86) : Ouvert par erreur

Une enveloppe avec la mention "Ouverte par erreur", écrite à la main et signée. Le nom et l'adresse du destinataire (moi?) sont masqués d'une façon très maline : seules sont visibles : M. (sans le point, donc ça peut aussi être Mme et Mlle), et 75 (suite du code postal barré) Paris.
Je m'intrigue tout de suite : mais qu'est-ce que c'est que ça ?
J'examine un peu mieux l'enveloppe. On voit qu'il s'agit de la photocopie d'une vraie enveloppe ouverte - avec des touches du motif intérieur qui dépassaient sur le haut, comme si le découpage avait été maladroit et intrépide et la photocopie artisanale. Je décachette le pli... Je ne vois pas encore que le timbre est une imitation de timbre de la République Française, sans les mentions obligatoires.
Le papier intérieur arbore les mots "Appartement" et "Maison". C'est une agence immobilière qui cherche des vendeurs à fidéliser. Un simili post-it manuscrit y est dessiné, dans la même écriture que sur l'enveloppe : "Madame, Monsieur. Si vous êtes copropriétaire, il n'y a pas d'erreur, cette enveloppe vous est bien destinée." A l'intérieur on trouve un test vrai/faux en 10 questions. Si vous avez "...moins de 8..." cases vrai cochées ? "Détachez cette carte de visite et appelez-moi", nous dit-on. La carte de visite en couleur et plastifiée aguiche le regard. Elle a tout d'une carte de visite comme si on nous l'avait donné en main propre...
Au dos, des adresses d'agence, avec le sigle et une dernière accroche : "Vous avez un ami dans l'immobilier".

Ah, oui ? J'ai un ami dans l'immobilier ? Et j'en fais quoi alors ? Je n'ai rien à vendre ni à déclarer...

En revanche, le cabinet marketing qui a réalisé ce montage est très fort. On comprend que c'est de la supercherie, mais on est quand-même curieux. C'est bien mieux que les avis de gains aux loteries pour les entreprises de vente par correspondance !

jeudi 24 mai 2007

Aphorisme (59) : Tout en un ?

Sacha Guitry disait :
« Etre un... lequel va disparaître ? »

mercredi 23 mai 2007

Musique(26) : Jean-Michel Jarre

Jean-Michel Jarre vient de sortir un nouvel album intitulé "Téo et Téa". Je n'ai pas eu l'occasion de l'écouter en entier mais seulement par extraits, et j'avoue que je ne courrai pas l'acheter, bien que certains titres sonnent d'une manière tout à fait prometteuse. L'ensemble me semble inégal, au contraire de ses anciens albums (Oxygène, Oxygène 7-13, Chronologie, Rendez-vous,... et même le déjà controversé Métamorphoses en 2000). Ce n'est plus un projet musical comme le compositeur avait l'habitude d'en lancer le temps d'un album, avec des morceaux-phares (souvent pistes 2 et 4) et toute une structure qui les soutenait (pistes 1 et 8 de Chrolonologie par exemple, pistes 6 pour d'autres). "Téo et Téa" est un collage de morceaux, qui passent de l'électronique version Jean-Michel Jarre, à des mélanges de dance et de techno au style D.J. Le mélange des générations convient mal au précurseur de la musique techno, du moins à mes oreilles. C'est son propre style que je préfère, lorsqu'il pose des mélodies simples avec caractère et persistance, et non lorsqu'il s'essaie aux patchwork musicaux.
Les extraits de "Geometry of love", sorti en 2003, m'avaient fait le même effet : comme un internaute sur l'Itunes Music Store, j'y retrouve des influences de grands musiciens classiques de l'électronique, Mike Oldfield ou Tangerine Dream. Mais sous la plume de Jean-Michel Jarre, je cherche plus qu'une reprise d'influences qui confinent à l'opportunisme d'une trouvaille.
Cependant, sommes-nous trop exigeants ? On sait que la vie privée du compositeur n'a pas été sans heurts... Qu'à cela ne tienne, je n'en parlerai pas plus que cela ici. Une vie d'artiste, dans une famille d'artiste (mes respects également à la production musicale de son père, Maurice Jarre, avec qui la relation familiale n'a semble-t-il pas été facile), une tendance mégalo pour s'autoriser des concerts dans les plus prestigieux hauts-lieux de la culture mondiale, j'admire le courage d'artiste de Jean-Michel Jarre, qui n'est plus à prouver, même si depuis quelques albums, on adhère ou on n'adhère pas, mais on ne peut plus appouver yeux et oreilles fermées, bref : sans critique.
Ceci dit, j'imagine toutefois que dans les années 1970 et 1980, l'élan novateur d'Oxygène, Equinoxe ou Zoolook, n'avaient certainement pas laissé indifférents les critiques musicaux... Serait-ce alors seulement une question de génération, et deviendrais-je déjà trop vieille pour goûter au mieux les fantaisies artistiques de celui qui m'avait incité à l'âge de 11 ans à acheter mon premier CD avec l'argent de ma tirelire ? Dans ce cas, attendons toujours avec impatience les prochaines compositions de Jean-Michel Jarre... et Rendez-vous dans 15 ans pour une nouvelle rétrospective critique ?

En lien sur le titre, l'espace My Space de promotion musicale de Jean-Michel Jarre.

mardi 22 mai 2007

Curiosité (85) : Recettes corses

Sur France 3 région Corse, un aperçu de recettes typiques de l'Île de Beauté : http://corse.france3.fr/regalez-vous/recettes/
A vos fourneaux !
Et si vous avez besoin de farine de châtaigne du pays, de fromage de brebis, ou de muscat local pour émoustiller les papilles, n'hésitez pas à me demander quelques bonnes adresses de fournisseurs, et même sur Paris.

dimanche 20 mai 2007

Sortie(27) : L'Image d'après

La nuit. Un musée. Pour la nuit des musées, je me suis imprégnée de cinéma et de photographie à la Cinémathèque Française (www.cinematheque.fr).

Dans l'univers du septième art, la Cinémathèque Française est un lieu reconnu internationalement, puisque son créateur Henri Langlois a même reçu un Oscar pour sa démarche de conservation du patrimoine cinématographique à une époque où elle n'était pas encore systématique (oui, j'ai ainsi pu voir de près un exemplaire de la statuette d'or remise lors de la fameuse cérémonie). Aujourd'hui passent à la Cinémathèque quelques films d'anthologies et de rétrospectives et y siègent une médiathèque consacrée au cinéma qui s'étend sur plusieurs étages ainsi que des expositions méticuleusement conçues - une permanente et une temporaire. Ce sont ces dernières que j'ai eu l'opportunité de visiter, en vous invitant à les découvrir également si vous vous intéressez un tant soit peu au cinéma. On peut par exemple contempler au cours de l'exposition permanente les petits bijoux filmiques des frères Lumière, ou le fabuleux "Voyage dans la Lune" de Georges Méliès si cher aux fans de science-fiction et d'imaginaires fantastiques.

L'exposition temporaire était intitulée "L'Image d'après" : tout un programme artistique entre la photographie et le cinéma. Quel art vient-il après ou avant dans l'imaginaire des artistes ? Et bien, ce n'est pas toujours la photographie qui amène au cinéma. L'inverse est tout à fait recevable et c'était là l'objet de cette exposition : elle montrait comment dix photographes renommés se sont inspirés de leur culture cinématographique ou d'un film en particulier pour les besoins de leurs propres créations. Voir une présentation et des informations complémentaires sur : www.cinematheque.fr/fr/nosactivites/expositions-cinema/image-apres.html (après juillet 2007 consulter l'onglet "espace cinéphile").

L'exposition pointait également de manière littéraire la génèse de l'acte de création, par le court témoignage des auteurs. J'en ai relevé quelques phrases que je vous livre ici :

" Nous savons que sous l'image révélée, il en existe une autre, plus fidèle à la réalité, et sous cette autre, une autre encore et ainsi de suite. Jusqu'à l'image de la réalité absolue, mystérieuse, que personne ne verra jamais." (Michelangelo Antonioni)

" Le hasard a des intuitions qu'il ne faut pas prendre pour des coïncidences." (Chris Marker)

" C'est finalement dans le tiraillement entre une pseudo-fiction et une prétendue réalité, que je me sens le mieux." (Harry Gruyaert)

"Photographe, je ne peux, impunément, nier la réalité ou n'affirmer qu'elle. Je ne peux, en fait, ni y échapper, ni m'y plier. La seule issue possible : une agonie lente sous le sceau de la conscience et de l'ironie.
Je renonce au discours et donne un compte-rendu brut de mes transgressions , entre la forme et la matière, l'esprit et la chair, le regard et l'expérience." (Antoine d'Agata)

"Moi aussi j'aime observer la vie qui frémit dans les flaques d'eau." (Andrei Tarkovski à Gueorgui Pinkhassov)

"Nous vivons une époque de fiction, à cause des récits qui ont déclanché la guerre en Irak, à cause (...).
Dans un tel contexte, où les preuves fournies par l'expérience quotidienne ne suffisent pas à conclure à une suite d'actes rationnels, il semble que le seul recours qui nous reste est l'imagination. Quelque part la fiction est une nécessité stratégique comme moyen de déméler l'imbroglio historique et de reconstituer une réalité fragmentée. (...)qui peut dire que l'une est plus vraie ou plus recevable que l'autre?" (Gilles Peress)

"Derrière mon objectif, j'ai vu le caractère imprévisible du souvenir, sa beauté, sa fragilité, les mensonges qu'il nous raconte et auxquels nous voulons désespérément croire.
Alors, un peu comme Filip [le héro du court métrage "l'Amateur" de Krzysztof Kieslowski], j'ai retourné l'objectif vers moi. Les photographies voilées, imprécises, des lieux de mon enfance, ne représentent que 'ma' vérité. Cela n'a pas été une expérience de catharsis. Cela ne m'a pas 'aidé'. Mais à travers le sentiment profond de perte, peut-être ai-je atteint un point où l'objectivité, c'est-à-dire le monde tel qu'il nous apparaît, ne suffit plus." (Mark Power)

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Le témoignage de Mark Power m'a marqué - une étape que j'aurais également passée ?
Et ses photos aussi. Devant elles, l'inspiration m'a envahie et voici un court texte pris sur le vif :

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Une escarpolette éloignée. Je m'en approche. Toujours floue.
De la petite salle aux palissades gris-foncé de ce carré d'exposition, je me retourne de droite et de gauche pour ajuster ma vision. Une allée de grands arbres. Un parking désert. La rue grouillante d'un village. Tout est flou.
Un peu plus loin, dans ce sombre quadrilatère, une photo de vacacances. Floue.
Alors, me retournant, je constate que de cet endroit où je me tiens interloquée, c'est la vue de parking qui s'est éclaircie à mes yeux. Je m'approche une nouvelle fois de l'image de parking. Et la clarté n'y résiste pas. Le flou s'installe à nouveau.
Le flou reprend place sur le parking. La course aux souvenirs recommence. Je tourne en rond dans la pièce, je m'attarde. Je m'attarde sur des souvenirs ancrés dans un cerveau qui m'est étranger. Je visite une mémoire qui ressemble à la mienne, qui ne l'est pas. Est-ce la nature des souvenirs qui est semblable à ce que je connais ? Plus encore : leur magie, leur ironie ? Mélange indéfinissable, la photo me donne le vertige du temps : instant capturé ou éternité interpersonnelle ? Devant mes yeux je scrute un souvenir esseulé, écervelé, comme in vitro, comme si un scientifique avait voulu en disséquer les pouvoirs. Matrice du souvenir, je te tiens : par l'intermédiaire de la main d'un photographe.
Indiscible, ineffable, le souvenir, sans mot, en ma cervelle se reconstruit.

samedi 19 mai 2007

Forum(15) : Prospective et Evaluation des politiques publiques

Regardez bien le nom d'un nouveau secrétariat d'Etat au service du Premier Ministre : Prospective et Evaluation des politiques publiques.

Et bien n'est-ce pas ce dont je vous parlais au cours de quelques messages sérieux de ce blog ? Effectivement : Prospective et Evaluation des politiques publiques.

J'ai une formation et un attrait professionnel pour la prospective. Je finis actuellement une thèse sur l'évaluation des politiques politiques, la politique que j'ai choisi étant de surcroît celle de notre actuel Premier Ministre M. Fillon (loi Fillon sur les retraites, d'Août 2003).

Et bien, la correspondance entre offre et demande de travail va-t-elle bien fonctionner ? Réponse dans quelques mois, ou année(s).

Voici le nom et la biographie professionnelle du Secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre chargé de la Prospective et de l'Evaluation des Politiques Publiques, Eric Besson :
www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/biographie_5/eric_besson_secretaire_etat_56409.html

lundi 14 mai 2007

Economie(68) : rédaction de thèse

Bonjour à tous !
Hi Herzlich Willkommen Ciao Hola Olà Oi Aupa !

I'm now trying to finish my PhD thesis and I will be back soon. Until then, you can cheer me with some comments (in "commentaires")!

Et oui, je retourne à mon travail scientifique pendant quelques mois en espérant le terminer une fois pour toutes. Je tiens beaucoup à ce blog et j'espère que son contenu vous intéressera assez pour ne pas cesser de l'explorer... Et il n'est pas interdit de me laisser des commentaires d'encouragement. Ils seront toujours les bienvenus !

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Délai de 1 mois pour le chapitre 1, 2 mois pour le chapitre 2, et 3 mois pour le chapitre 3.

(non, ce n'est pas une blague...)

samedi 12 mai 2007

Sortie(26) : Alsacez-vous !

Week end en Alsace pour moi:

"alsacez-vous" sur www.tourisme-alsace.com/fr/alsacez-vous/

jeudi 10 mai 2007

Aphorisme (58) : Transparence

Pierre de Charentenay (l'actuel rédacteur en chef de la revue "Etudes") redit à l'occasion d'un article du Journal "La Croix" (5 et 6 Mai 2007), un état d'esprit qui me tient à coeur, sur ce blog mais aussi dans mes relations personnelles. Comme je sais que d'autres personnes seront également du même avis, je vous livre des extraits de cet article :

"La transparence totale, c'est la fin de la liberté", y est-il précisé.

"Nous ne faisons pas ici l'éloge du mensonge, mais de cet espace irréductiblement personnel où chacun doit gérer sa vie en totale liberté devant lui-même et [le cas échéant] devant Dieu."

Néanmoins cela n'exclut pas la recherche d'une parole vraie et transparente dans certains cas, précise Pierre de Charentenay. Expérimenter cette limite, cette frontière exigue est devenu pour moi source de nombre d'apprentissages et d'avancées...
Que vous puissiez également trouver celle qui vous convient et les manières d'y arriver.

N.B. : cette retenue a aussi à voir avec l'écriture. Tout un art difficile à maîtriser...

mercredi 9 mai 2007

Sortie (25) : Omnivore au Havre

En février, le Havre accueille un salon professionnel peu commun : on y déguste les idées novatrices, gourmandes et ingénieuses crées sous la baguette de chefs dynamiques aux étoiles renommées. En attendant, ambiance à déguster des yeux sur un site internet attrayant et en particulier une courte vidéo bien alléchante (cliquer sur la grosse bulle du milieu, puis "voir la vidéo du OFF 2006") : www.omnivore.fr

Qui m'accompagne au Salon Omnivore (Omnivore Food Forum) en février prochain ?

mardi 8 mai 2007

Economie(67) : du livre

Pour l'institut de sondage Sofres, je réponds chaque mois à un questionnaire sur les livres que j'ai achetés au cours du mois précédent. L'état du marché du livre en 2006 selon ce questionnaire est désormais paru :
à voir à l'adresse www.tns-sofres.com/etudes/sesame/200307_livres.htm

Je me considère comme une bibliovore, et grande acheteuse de livres (3 livres en moyenne par mois), qui ne sont pas forcément pour moi mais surtout à offrir, à cause de la place de stockage. Et effectivement je correspond donc au profil type des plus grands dépensiers en livre selon l'enquête : jeunes femmes de plus de 25 ans, avec un diplôme plutôt élevé.

"20% des acheteurs de livres achètent à eux-seuls 60% des ouvrages (25 livres par an en moyenne)".
Et bien, le marché du livre aurait besoin de marketing...

lundi 7 mai 2007

Economie(66) : La démocratie en mouvement

A l'initiative du Centre d'Analyse Stratégique a lieu une étude sur le choix électoral en faisant varier la procédure de vote (le nombre de candidats, etc...). Les résultats de ces simulations et leurs analyses seront peu à peu publiés sur : http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=545

dimanche 6 mai 2007

Forum(14) : Dépouillement et résultats !

Ce soir, j'ai participé au dépouillement des urnes dans mon bureau de vote. J'y ai vécu un grand moment de civisme, j'y ai connu des gens de mon quartier, dans la bonne humeur, et avec un élan visible de rassemblement, et même entre ceux qui avaient voté pour des candidats différents.

La suite s'est passée pour moi devant la télévision, au téléphone et sur internet : mêlée à d'autres "voix".

En particulier, celle de Nicolas Sarkozy, notre futur Président de la République pour "tous les Français".

Extraits du discours qu'il a prononcé à l'annonce des résultats :

"Ma priorité sera de tout mettre en oeuvre pour que les Français aient toujours envie de se parler, de se comprendre, de travailler ensemble."

"J’appelle tous les Français par-delà leurs partis, leurs croyances, leurs origines, à s’unir à moi pour que la France se remette en mouvement.

"J’appelle chacun à ne pas se laisser enfermer dans l’intolérance et dans le sectarisme, mais à s’ouvrir aux autres, à ceux qui ont des idées différentes, à ceux qui ont d’autres convictions."

"Je veux lancer un appel à nos partenaires européens, auxquels notre destin est lié, pour leur dire que toute ma vie j’ai été européen, que je crois en la construction européenne et que ce soir la France est de retour en Europe."

Cette soirée a donc marqué pour moi l'éclosion d'un véritable espoir pour mon pays, un espoir de rassemblement pour un projet commun.

Et pour preuve, à 23h27 sur France 2 s'exprimait Arnaud de Montebourg (bras droit de Ségolène Royal dans la campagne...sans jeu de mot) dans un langage qui pour une fois m'a plu, alors que toutes ses interventions précédentes m'avaient à chaque fois décontenancée.

L'espoir d'une France réunie dans la différence est possible. Ce que j'ai vécu pendant une semaine l'été dernier à une session avec 90 jeunes toutes convictions confondues intitulée "la Politique, une Bonne Nouvelle" est possible, tout à fait possible à 60 millions, entre Français de nationalité et Français d'adoption, toutes origines confondues.

En ayant dépassé le quart de siècle, je rêve maintenant de cette France là.

Ce n'est pas le Président de la République qui va tout faire, je l'ai déjà exprimé ici. Mais ce soir, je suis confiante que notre nouveau Président et les personnes qui le suivront et l'épauleront sauront faire leur possible pour cette France là. La politique ne résoud pas les conflits personnels, mais peut instaurer une ambiance où les conflits personnels n'ont pas prise sur un pays, sur ses espoirs et ses ambitions. Ensuite, c'est à chacun de faire selon ses possibilités.

Mes possibilités d'aujourd'hui semblent suivre, du moins dans le domaine particulier de l'économie des retraites, mes espoirs politiques pour la France de demain. Je finirai bientôt une thèse qui parle de la réforme Fillon du système de retraite et de son évaluation par les scientifiques, ainsi que des apports à l'aide à la décision politique de la concertation entre experts scientifiques et enfin de celle entre Etat, experts et partenaires sociaux. Je m'y attelle : me voilà un petit maillon dans ce pays, le mien, celui auquel je tiens même si tout n'y est pas rose... Inventons son futur, nous le pouvons, qui que nous soyons. Du moins, en travaillant à y voter (pour ceux qui n'y ont pas encore la nationalité requise), ou en y votant.

Rendez-vous désormais aux urnes le 10 juin pour élire nos députés !

samedi 5 mai 2007

Musical(25): votre professeur de piano

Le samedi, je prends des cours de piano. Et peut-être vais-je aussi en donner ?
La devanture d'un magasin de musique pour instruments à vent et cordes frappées m'a attirée par l'intermédiaire d'une affiche de concert. Je suis restée sur le pas de la porte mais je me suis quand même présentée au commerçant. Sachant que je faisais du piano, il me demande si je prends des cours ou si j'en donne. J'ai alors répondu que pourquoi pas, en donner m'intéressait aussi. Il a souvent des demandes: il a pris mes coordonnées. Et j'attends maintenant des élèves.

Contactez-moi donc si vous cherchez un professeur de piano sur Paris (cours à votre domicile, piano et claviers, environ 20 euros, débutants, niveaux intermédiaires ou initiation musicale).

vendredi 4 mai 2007

Ecriture(65) : Ville et industrie

Voici deux sites qui m'a tapé dans l'oeil pour faire découvrir des thèmes interessants de l'économie mais qu'il est difficile de connaître sur le bout des doigts :

- Tout sur la(les) politique(s) de la ville : www.ville.gouv.fr
C'est le site de la Délégation Interministérielle à la Ville (qui s'occupe, entre autres, de prospective)

- Qu'est-ce la propriété industrielle ? A voir sur le site de l'organisme spécialité INPI, institut national de la propriété industriel : www.inpi.fr

jeudi 3 mai 2007

Forum(13) : Entretien d'embauche de président(e)

Je comptais effectivement vous parler du débat-spectacle entre deux hommes politiques - un homme et une femme - candidats à l'élection présidentielle française, qui s'est passé hier soir de 21h à 23h30, sans entracte, en étant retransmis simultanément sur deux chaînes de télévision. Je n'en ferais juste qu'une introduction et une conclusion, car l'essentiel de ce que j'en ai pensé se retrouve dans un excellent article sur un media dit "citoyen", que je n'apprécie pas toujours par ailleurs, AgoraVox.fr : www.agoravox.fr/tb_receive.php3?id_article=23664

Débat ou combat dans l'arène ? Sans arbitre (les deux journalistes n'ont pipé mot que par leurs têtes grimaçantes ou perdues, le maintien du chronomètre et l'enchaînement des thèmes de discussion lancés à la volée), sans coup de sifflet, sans président de séance chargé d'élever les propos et de lever les ambiguités (de chiffres)...
Pour ma part, j'ai plus apprécié le caractère posé et détaché de M. Nicolas Sarkozy que l'agressivité stratégique et rancunière de Mme Ségolène Royal. Mais l'autre camp retournerait ces caractéristiques à sa manière... Résultat final : 0-0, match nul ?
J'ai regardé ce cirque avec une dizaine de personnes à tendance plutôt indécise : nous avons beaucoup ri...jaune. Est-ce cela qu'on veut en France ? Est-ce cela la qualité de la démocratie française, alors que 85% des personnes s'étaient senti concernées au premier tour ? Si je n'avais pas d'idée ferme de vote pour dimanche, je crois que malgré toute ma bonne volonté, j'aurais pour la première fois pu voter blanc... Cela m'aurait désolée parce que le vote blanc ne fait rien avancer...

Il reste qu'il existe un jeu politique à accepter, et je crois que je commence à l'accepter bien qu'à contrecoeur. Un président de la République n'est pas un sur-homme ou une super-woman. Des erreurs peuvent arriver. Il vaut mieux qu'elles arrivent avant, et pas après leur installation (ou leurs futurs décisions), alors qu'ils seront ensuite conseillés, soutenus et déchargés de nombreux dossiers pour ne garder en main que ceux qui représentent les dossiers-clés de la nation. Hier, ces dossiers ont-ils été évoqués avec toute l'ampleur nécessaire qu'il convient ? Non (faiblesse fragrante sur les enjeux de la politique internationale - no comment), mais cela le deviendra. De ce point de vue, j'ai encore et plus que jamais confiance dans le rôle de meneur et de décideur en chef que pourrait être Nicolas Sarkozy à la tête de l'Etat. Il sait s'adapter, transiger parfois, reconnaître quelques torts, et surtout s'appuyer sur un "flair" personnel qui s'échappe des on-dit et de la morale issue d'une unique expérience à un seul niveau de compréhension (le passage sur le nombre de policier à Créteil, évincé de la critique médiatique d'aujourd'hui, a carrément été pathétique, au désavantage d'une dame qui ne me représente pas, et ne représente donc pas toutes les femmes de France).

Allez, tenez, une remarque encore, en tant que spécialiste de l'économie des retraites, et chargée de travailler depuis 4 ans sur les tenants et les aboutissants de la loi Fillon et également de la concertation avec les partenaires sociaux. Je suis catégorique : la loi Fillon est une bonne chose, il faudra aller plus loin avec les partenaires sociaux, mais pas du tout "remettre à plat" cette loi devant la décision publique, une loi qui s'échelonne sur 20 ans et qui a déjà été décidée par "concertation" (l'une des rares, d'ailleurs). Sinon, seuls résultats escomptés : ce seraient une dette énorme sur les générations futures et une déconsidération certaine de la France vis à vis des autres pays, à l'heure où par exemple l'Allemagne vient de passer à une retraite à 67 ans alors que nous sommes le seul pays à rester au petit chiffre de 60 ans, et même encore moins, pour l'âge minimal de départ à la retraite.

Non, Madame Royal : la croissance ne réglera pas tout, et avant la croissance, la concertation ne réglera pas tout - il faut encore apprendre comment on mène des concertations efficaces (je suis bien placée pour le dire, c'est mon dernier chapitre de thèse). Une vision prospective précise, une stratégie à long terme dans ce pays avec une implication claire mais non omniprésente de chacun des acteurs concernés - dont l'opinion publique - sont nécessaires...

Rendez-vous dimanche soir pour savoir qui nominera mon futur employeur... et surtout qui sera le futur dirigeant d'un pays qui attend de l'espoir et pas que des coups.

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PS (...absolument sans jeu de mot) : une référence supplémentaire sur l'économie européenne par rapport au débat présidentiel, avec le soutien d'un éminent économiste Richard Baldwin, sur : http://bsalanie.blogs.com/economie_sans_tabou/2007/05/le_tce_bis_ou_p.html
Et dans le même blog, le choix éliminatoire d'un économiste qui s'occupe de mêmes raisons économiques que moi (ou moi que lui, plutôt, vu sa notoriété) : http://bsalanie.blogs.com/economie_sans_tabou/2007/05/mon_choix.html

Paysage(87) : Et toujours en été

Niçoise, je suis "montée" à Paris depuis 4 ans. Tout le monde me demandait : "ce n'est pas trop dur [triste, ou ce que vous voulez], le climat, là-haut ?"

Et bien, pour moi non. J'avais vu dans les années précédentes des niçois s'expatrier puis retourner vers le bercail au ciel bleu et à la mer irisée. Mais moi, non. A Paris, je me trouve bien... pas forcément pour le climat, mais bon, je m'y suis bien adaptée. Par exemple, pour la pluie, à Nice je me promenais toujours avec mon parapluie dans le sac (cherchez l'intrus quand il fait grand soleil la plupart du temps), car quand il pleut là-bas, ça tombe dru. Alors qu'ici, pas forcément la peine... Les petits crachins, ça mouille, et c'est même marrant (sauf quand on doit arriver devant son patron en n'ayant pas l'air échevelée).

A tel point que l'année dernière, j'ai commencé à comprendre qu'il ne fallait pas attendre le printemps avant le mois de mai. Et maintenant, c'est moi qui mets des cols roulés bien plus souvent que d'autres, à partir de septembre-octobre.

Mais cette année, surprise ! Où est passé l'hiver ? Bon Dieu, le climat parisien... Tout fout le camp...

Et surprise : depuis quinze jours et presque trois semaines, revoilà le retour du climat méditerranéen autour de moi, alors que je n'ai absolument pas bougé. A Paris, il fait beau, y'a pas de nuage, il fait chaud et très chaud, et quand, par le plus grand des hasards, un orage arrive enfin (une seule fois pendant la période), il dure une demi-heure à tout casser avec une rincée dont on se souvient, grêle et tutti quanti...

Pourvu que ça dure, l'été à Paris dès le début du printemps, je ne vais pas râler. Mais vous comprenez que je suis un peu désorientée. Voilà un mois que les autres filles de la fac se promènent en débardeurs à bretelle et jupes très courtes... alors que je viens à peine de faire le tri entre mes vêtements d'été et d'hiver.

Ce réchauffement du microclimat d'Ile-de-France sera-t-il circonstanciel ou dépend-il, de près ou de loin d'un effet dû aux gaz pollueurs que nous envoyons dans l'atmosphère et qui forment un manteau protecteur supplémentaire à notre bonne vieille Terre - qui, bien sûr, n'en avait vraiment pas besoin ? Même si, en tant que scientifique, je ne me risquerais à aucune explication, je constate bien dans la vie de tous les jours qu'il y a un changement. Et de mémoire de parisien, encore plus parisien que moi, voilà l'hiver et le printemps le plus chaud de ces dernières vingt années !

Bon été indien sur Seine !

PS: Paris-Plage devrait commencer plus tôt, alors. En voilà une proposition pour les élections municipales de l'année prochaine...

mercredi 2 mai 2007

Forum(12) : chanson citoyenne

Maxime Piolot, chanteur breton, a sorti en 1999 une chanson qui est tout à fait dans l'air de ce temps électoral : "Je donnerai ma voix". Le texte est disponible sur son site internet : http://piolot.auzeau.org/index.html (ou cliquer sur le titre de cet article).

Qu'en pensez-vous ?

Quelqu'un chante l'idéal politique. Nous, électeurs, devons maintenant arbitrer entre ces différentes perceptions du candidat idéal, à l'aide de nos impressions tirées des faits et gestes des candidats en lice, et de nos propres expériences... Pas facile.

lundi 30 avril 2007

Ecriture (34) : Calme blanc

J'ai pu voir l'un des premiers films de Nicole Kidman : "Calme Blanc", de Philip Noyce, avec également Sam Neil et Billy Zane, sorti en 1988. Il s'agit d'un thriller dont le propos assez simple. Un couple qui navigue en haute mer dans l'espoir de retrouver confiance après la mort de leur fils se voit dérangé par un jeune inconscient. La confrontation avec celui-ci s'avèrera rude : sous ses airs de trentenaire encore adolescent s'exibe peu à peu l'histoire d'un véritable psychopathe.

Le film est tiré d'un roman, de Charles Williams. Je ne connais pas ce roman, mais voudrais critiquer le film, et surtout son scénario. Si les trois acteurs nous comblent d'une belle performance, le scénario ne semble n'avoir qu'un but : faire monter notre adrénaline sans la moindre délicatesse. Et ceci malgré les premières scènes relatant l'accident et la mort du fils, qui auraient pu nous conduire dans un propos plus fin en psychologie des personnages. Comment Rae (Nicole Kidman) était-elle avant l'accident ? Une personne dynamique ? Passive ? Comment l'aventure en haute mer lui fait-elle oublier la mort de son fils ? Et si Rae et John (Sam Neil) avaient réagi autrement - moins angoissés dans le sauvetage du jeune homme, le psychopate se serait-il révélé aussi néfaste ?
De même, la fin spectaculaire (et saluée par la plupart des critiques internautes) aurait pu être amenée avec plus de finesse. Pour moi, en l'état, elle s'apparente à une action de planche de BD...

Reste un bon moment pour une soirée devant la télé... Mais il ne fallait pas hésiter à appuyer sur le bouton "avance rapide" à certains moments.

En lien (cliquez sur le titre), une critique qui émet le même type de réserve.

dimanche 29 avril 2007

Lecture (44) : gout chocolat

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A tous ceux qui n’aiment pas le chocolat (ou les cacahuètes, ou d'autres choses…) : voilà une revendication qui mérite bien d’être respectée.
Illustration par une courte nouvelle:
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Goût chocolat

Il n’aime pas le chocolat, mon petit copain. A cette grande nouvelle, toutes mes amies m’ont ri sous le nez, prêtes à me tirer les oreilles : « Qu’est-ce que tu t’entiches du seul qui ne savoure pas les belles choses ! Le chocolat, dans la vie, c'est quand même …tout ! »
Je ne peux qu’approuver cette judicieuse remarque, étant moi-même une fondue de chocolat. Mais il n’aime pas le chocolat, je n’y peux rien. Quand même, à vingt-cinq ans, il a déjà dû essayé plusieurs fois, et je ne voudrais pas devenir la mère râleuse : « Allez, dépêche-toi : juste un carré, pour me faire plaisir. Et surtout pour m’accompagner, Chéri ».

Cette technique, je l’ai appliquée une fois, juste une. Ce jour-là je m’y sentais obligée. C'était pour Pâques. Tous les coins de rue regorgeaient de sujets cacaotés aux allures multicolores et attrayantes. Une foison de gourmandises. Je me léchais les babines. Et voilà qu’en me tenant les doigts, il ne pensait pas à ma faim de chocolat. Je lui en ai voulu de ne pas avoir vu mes yeux de merlan fris qui traînaient devant toutes les boulangeries. Il n’avait pas compris. Allais-je jouer l’effrontée ?
« Attends, un petit goûter, s’te plaît. Veux-tu quelqu’chose ? »
Il pâlit. Son haut-le-coeur me suppliait : surtout ne pas entrer dans une boulangerie. Et bien, non. J’ai tenu bon, et me voilà partie seule en croisade de la perle rare de Pâques dont on aurait pu se gaver tous les deux.

« Bonjour, Madame. J’ai une mission très difficile. Trouver un chocolat de Pâques qu’une personne qui n’aime pas le chocolat saurait déguster à coup sûr… » La phrase résonna d’une manière bizarre et resta en suspens. Elle n’obtint pas de réponse. Et je n’eus pas d’autres mots qui surent la compléter. Je laissai tomber mes yeux, ils s’affalèrent sur les étals de chocolats : de la petite friture orangée, c'est bien bon, n’est-ce pas? Pourra-t-il apprécier le doux mélange qui resterait collé sur sa langue après m’avoir embrassée ? Allons-y. D’ailleurs, je ne voulais guère rester plus longtemps dans cette boulangerie où je venais de me faire griller dès l’entrée.

Je ressortais triomphante, le petit sachet transparent qui contenait mes chocolats bien caché entre mes doigts.
« Tu sais quoi ? C'est de l’orange que j’ai pris, pas du marron. »
« De l’orange ? Tu as trouvé du zelabia ? »
« Euh, tu crois que je vais te l’dire ? Ta bouche tendue et tes yeux fermés, please. »
Nous n’étions ensemble que depuis peu de temps. Sous le coup de la foudre amoureuse, il ne se méfia pas. Un tantinet aimante, un tantinet vache, je l’embrassai avec un baiser de chocolat.
La couleur orange passa dans sa bouche. Je regardai son visage : instantanément vert. Mon ami allait-il crier ? Pire : allait-il cracher ? J’eus un instant de rage contre moi-même. Notre début de relation était encore un château de cartes qui pouvait s’écrouler à chaque coup douteux. Inutile de tricher, je l’avais absolument fait exprès. Evidemment, je me suis faite remballée. A qui le tour d’essai ?

samedi 28 avril 2007

Curiosité (84) : Modes de pub

En regardant les publicités à la télévision, certaines curiosités m'ont tapé dans l'oeil :

Des petites lettres qui passent en bandeau à toute allure : qu'est-ce que vous voulez y voir ?

Les nains de jardin reviennent : c'est le printemps, on sort aux jardins?
(trois marques différentes qui mettent en scène des nains de jardin aux bonnets rouges parfaitement animés... ça laisse une impression de déjà-vu !)

vendredi 27 avril 2007

Sortie (24) : Cyrano (suite)

L'été dernier, j'avais pu voir une magnifique version de Cyrano de Bergerac au théâtre : celle de la Comédie Française, mise en scène par Denis Podalydès. La magie du théâtre était au rendez-vous en un spectacle complet qui vous remplissait en bonnes paroles, réjouissances visuelles, et émotions diverses et toujours fortes, pour un long moment après que le rideau se soit baissé et la lumière rallumée.
Le site www.cyranodebergerac.fr prolonge cette magie par une étonnante collection de photos et de textes. Dernière actualité proposée par le site : le Cyrano de Bergerac de la Comédie Française vient d'être nominé 7 fois pour la cérémonie des Molières aux 11 catégories de récompenses ! Résultats définitifs dans la soirée du 14 Mai prochain.

jeudi 26 avril 2007

Curiosité (83) : Verres à crédit

Au marché, je suis tombée nez à nez avec le modèle de verres que je cherchais pour compléter ma collection de 3 à 6 verres et que je ne trouvais plus en supermarché depuis plus de deux ans. Toute contente, je demande alors au vendeur s'il peut me les garder pendant 5 minutes le temps que je revienne avec un peu d'argent - je faisais une pause pour mon boulot et je n'avais pas la moindre pièce de monnaie dans mes poches (illusion d'une balade dans la "gratuité"...). Tout de suite, le vendeur me dit que ce n'est pas la peine, je repasserai lui donner 3 euros une prochaine fois. Il ne me connaissait pas mais me faisait confiance : c'est tout à fait rare pour des commerçants d'Île de France, selon mon expérience - dans le Sud, on trouve plus facilement ce genre d'arrangement. Pourtant, j'ai insisté, ça ne m'aurait pas été pratique de revenir à ce marché. Mais devant la simplicité de ses arguments, j'ai finalement accepté le crédit et j'ai emporté mes verres, vraiment étonnée de la gentillesse de cette proposition.
Malheureusement pour le vendeur, le coup du sort a fait que je n'ai jamais pu lui régler mes achats. Je n'habite pas tout près, et je n'ai pu venir à ce marché ni le dimanche, ni la semaine suivante. Quinze jours plus tard, je pars à nouveau en quête de cet étal, pour enfin régler mes dettes. J'y suis finalement retournée au moins quatre fois : mais je n'ai jamais revu le stand du vendeur de verres. J'ai tout de suite demandé à d'autres maraîchers de me renseigner : personne ne semblait le connaître.

Voici donc le récit de ma bonne foi auprès de ce vendeur... Si par hasard il tombe un jour sur ce message, qu'il sache que depuis trois mois, je n'ai toujours pas mis ces verres en service. Mais aujourd'hui, je me trouve un peu bête de les garder emballés sans les utiliser. Je me permettrai donc de boire à la santé et à la richesse de ce maraîcher dans ses verres que je n'aurais jamais payés !

mercredi 25 avril 2007

Futur (34) : Anticipédia

Une encyclopédie du futur sur internet, sous forme de fictions, d'"antifictions" ou de découvertes déjà réelles, c'est l'objet d'Anticipédia. Dans l'idée, cela me rappelle le site "l'Arbre de Possible" de B.Werber (voir Futur(1)), mais selon une forme plus "prospective" et moins "futurologie".
Objets du futur, mémoires du futur : allons-y. Il s'agit d'une encyclopédie collective et nos contributions sont les bienvenues.
Ce site semble encore tout jeune (graphismes et rangements un peu brouillons, par exemple). Raison de plus pour le soutenir.

mardi 24 avril 2007

Forum(11) : Premier tour de l'élection présidentielle

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Chers lecteurs étrangers d'Aujourd'hui et Demain : pour des détails et des éclaircissements sur cette élection, n'hésitez pas à me laisser un message en commentaire.

If you wish some details about french election, ask in "commentaires". It may be interesting to discuss it from different ways, and not only from french point of views.
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En voilà un de passé. Au deuxième, il n'en restera plus qu'un.

Aux environs de 12h, pour aller voter, c'était comme à Disneyland : près d'une heure de queue, dans une cours d'école. Malgré les désagréments personnels de cette attente, cela m'a fait très plaisir de voir que le pays s'est remis à voter en masse (85% de participation électorale). Je regrette seulement que le fameux vote dit "utile" (contre les extrèmes) a laissé sur le carreau des "petits" partis qui méritent plus, au vu du nombre de leurs adhérents (Les Verts, par exemple).

Pour ma part, mon choix du premier tour pourra se réitérerer au second : en voulant pour l'Etat des visions à long terme et des actions effectives et ambitieuses à court terme (une démarche de prospectiviste...), je me porte vers le candidat de droite, malgré un charisme et quelques idées qui "passent ou qui cassent" auprès de la population et ne la rassemblent pas d'emblée, et certaines propositions du programme du parti socialiste - ou précédemment de celui des centristes - qui m'auraient également attirée. J'espère que les deux candidats sauront trouver un discours constructif pour ce second tour et ne pas seulement jouer sur des idées "à la sauvette" ou des stratégies chicanières, comme on a pu le craindre (et le voir) au cours de ces derniers quinze jours.

De toute façon, la Président de la République français ne gouverne pas tout seul : il tient le gouvernail du pays et est garant de son fanion en direction de l'étranger, mais s'appuie sur et surtout se confronte à un gouvernement et une assemblée aux pouvoirs forts, à quelques institutions de contrôle, ainsi qu'à une administration qui réalise un travail de fourmi d'aide à la décision. Gouverner, c'est aussi (et surtout) un travail d'équipe, et d'une équipe représentative au mieux des avis des Français !

Bon(s) prochain(s) vote(s)*.


* : dans 15 jours, deuxième tour des élections Présidentielles ; début juin : élections législatives (élection des députés).

lundi 23 avril 2007

Musique(24): Les chansons pop-celtiques de Nolwen

J'étais tombée par hasard sur le CD "Océane" de Nolwen. A vrai dire, j'étais curieuse de découvrir celle dont Nolwenn Leroy n'avait pu prendre le seul prénom. Les chansons de Nolwen : j'ai essayé, et j'ai tout de suite adopté ce style de chansons françaises ancrées à la fois dans la tradition des mélodies celtiques et dans un dynamisme tout à fait moderne. Les textes sont clairs et efficaces, non dénués de poésie et d'imaginaire. C'est un paysage d'attitudes et de ressentis tellement vrais qui défile dans nos oreilles - "Humaine", "Jamais toujours", "Pas pour moi","Le sel marin", "le miroir" avec Maurane - que j'attends avec impatience les nouvelles chansons de Nolwen qui vont arriver prochainement. Et une voix particulière aussi !

Le nouveau CD de Nolwen "Du bleu au noir" est en souscription sur son site : www.nolwen.net

Pour la petite histoire, il s'agit d'un Cd finalement autoproduit, parce que des fans de Nolwen existent, mais que les maisons de production ne sont pas assez démenées...
Et si vous le commandez avant le 30 avril, le paquet comprendra également une chanson bonus.

Vous pouvez écouter (et lire) Nolwen sur www.nolwen.net ou http://myspace.com/nolwenmusic !

dimanche 22 avril 2007

Curiosité(82) : une pate surprise

Voici que Panzani mélange ses pâtes : j'ai curieusement trouvé un "Penne" dans un paquet de "Fusilli" ! ça fait brouillon, non ? Même si les deux sortes de pâtes sont bien bonnes, n'est-ce-pas ?

Et de trouver une bouteille d'eau qui s'affichait toute pimpante en vitrine d'un marchand de vins, ça m'a fait le même effet !

samedi 21 avril 2007

Lecture(43) : Nadia Personne, jeune auteur

A "L'heure du thé", la plus grande parmi "Les Trois Belles" commence à regarder "La montre" et dit d'une voix énigmatique : "Quand je serai Dieu"... Alors "Une petite Tibétaine" se lève : "Des Dieux et des Hommes", commence-t-elle. Puis "Elle rit..." Alors c'est la "Crise" au "Mortel Flamenco". "La mort de l'ange" s'annonce, aussi bien " En écoutant chanter la pluie". Dehors, "La belle armée", dehors "La trentaine élégante", dehors, "Gina Lolo" et "le couple du bus 83". A l'intérieur, c'est "Le Passage", le "Chemin". Vers nos "Destins" ?
..."Te souviens-tu ?", je te demande.
"Et tu avances".

Texte réalisé avec les titres du recueil "Du Sable entre les Doigts" de Nadia Personne (signalés entre guillemets).

Retrouvez l'univers de Nadia Personne sur son tout nouveau blog : http://nadiapersonne.blogspot.com/ (mis en lien en titre et sur la bande de droite d'Aujourd'hui et Demain). Nadia Personne est une jeune auteur, dont je dévore les lignes sans vouloir en perdre une goutte. Son premier recueil intitulé "Du Sable entre les Doigts" vient de paraître aux éditions de la société des écrivains.

D'ailleurs, n'hésitez pas à voir et déposer des commentaires au sujet de ce recueil sur la page : http://nadiapersonne.blogspot.com/2007/04/commentaires.html

Et, si vous êtes aussi un jeune auteur, voici quelques conseils avisés pour la parution de vos écrits : http://nadiapersonne.blogspot.com/2007/04/ptits-conseils-de-jeune-auteur-futurs.html

vendredi 20 avril 2007

Curiosité(81) : un hotel historique

L'Hôtel "Le Lutetia", situé dans le 6ème arrondissement de Paris, boulevard Rapail, est en instance de classement en monument historique. En plus de raisons esthétiques, cette qualification ferait ressortir l'histoire du lieu où se sont croisés de nombreux grands artistes, mais aussi des inconnus de la grande Histoire, Allemands nazis en faction à Paris ou survivants de camps de concentration à la Libération. Détails de cette histoire sur le site du ministère de la culture : www.culture.gouv.fr/culture/actualites/communiq/donnedieu/lutetia.html

jeudi 19 avril 2007

Futur (33) : Techno-prospective

Pierre Gonod (dont je vous ai déjà parlé, notamment dans Curiosité (63) : Avoir 30 ans en 2010 ) nous invite à partager son goût pour la prospective technologique en un "wiki" (encyclopédie participative) sur le sujet : www.technopedie.com
Le site est très attrayant visuellement et culturellement. A noter également : une réflexion particulière sur l'enseignement de la technologie.

mercredi 18 avril 2007

Curiosité(80) : cho(cool)at...

Des dépêches d'agence de presse (AFP) viennent de retransmettre des résultats bien gourmands obtenus par une équipe de chercheurs britanniques. En étudiant les rythmes cardiaques et l'activité cérébrale, ces chercheurs ont conclu qu'un chocolat en bouche fait plus d'effets qu'un beau baiser... Alors : céderez-vous plus à l'amour du chocolat ou à l'amour tout court ?

Et attention : Marcolini, marque de très bons chocolats belges à dévorer en Belgique, et avec des yeux sur www.marcolini.be (on peut également les trouver Paris, mais bien plus chers).

mardi 17 avril 2007

Musique(23): Un mardi Idéal

"Un mardi idéal" est le titre d'une émission de France Musique qui passe le mardi soir de 20h à 22h, enregistrée en vrai direct à la Maison de la Radio : deux heures de concert en mélange des genres et bonne humeur, orchestrées par la présentatrice Arièle Butaux. Après cette émission, on est tout à fait zen, avec l'impression d'avoir fait le tour du monde de chez soi.

J'ai déjà assisté à deux enregistrements. De celui d'aujourd'hui (voir le programme et les liens en cliquant sur le titre de ce message), je retiens tout particulièrement le doigté léger et efficace de la jeune pianiste Emmanuelle Swiercz, et les rythmes éclectiques de Guem, au djembé et au derbouka, non dénués d'humour, d'imaginaire et de simplicité. Je connaissais déjà quelques musiques de Guem (www.followme.fr/fr/prod/guem.htm), et notamment "le Serpent", qui est devenue célébre comme générique de l'émission "ça se discute" de Jean-Luc Delarue. Guem va sortir sous peu un nouvel album très ouvert sur le monde, intitulé "Couleurs Pays", avec des morceaux comme "Sénégal", "Egypte" ou USA, aux rythmes très variés. Musicien et également danseur, Guem a la musique dans la peau, et lors de cette émission, il nous a montré qu'il sait tout à fait transformer un galop de cheval en vol de papillon !

L'enregistrement précédent d'"un mardi idéal" m'avait fait connaître les chansons suaves d'Angélique Ionatos (dont la mise en musique de poèmes de Pablo Neruda), le jazz manouche de Moreno, et les voix et les jeux théâtraux de deux chanteurs lyriques, Heng Shi et Anna Kasyan, avec un coup de coeur pour le dynamisme de la géorgienne Anna Kasyan !

Voir : www.radiofrance.fr/francemusique/em/mardideal/emission.php?e_id=12&d_id=305000608&arch=1

"Un mardi idéal" est devenu pour moi le symbole de la musique vivante, telle qu'on peut la trouver bien facilement à Paris et en Ile de France. Mais c'est là une émission de radio que vous pouvez écouter depuis bien plus loin !

A noter le forum tenu par Arièle Butaux avec musique et livres au programme : http://ariele-butaux.probb.fr/

lundi 16 avril 2007

Economie(64) : Alain Etchegoyen

Philosophe, enseignant et ancien Commissaire au Plan, Alain Etchegoyen est décédé.
Je ne connais pas suffisamment son oeuvre littéraire pour vous en parler, mais voilà quelqu'un qui m'avait fait une forte impression, autant en interview à la télévision qu'en conférence en décembre dernier à la Sorbonne. C'est à cette dernière occasion que j'avais même osé me présenter à lui (oui, je lui avais parlé de mon goût pour la prospective d'Etat - et profiter de son expérience ne m'aurait vraiment pas déplu).
Restent ses livres, donc... Avec ses analyses tranchées et plutôt distanciées, et, bien que plutôt pessimistes dans la forme - du moins celles que j'ai entendues -, porteuses de solutions pour l'avenir ?

vendredi 13 avril 2007

Paysage (86) : l'Europe jeune

L'Europe, c'est (aussi) les jeunes ! A voir sur le site internet : http://europa.eu/youth
Très interactif et dynamique, en plus de donner de nombreuses informations utiles, ce site vaut vraiment le détour pour se sentir européen !

Economie(63) : théories et filets

"Les théories sont des filets : seul celui qui lance, pêchera."

Novalis

(Epigraphe à "La logique de la découverte scientifique" de Karl R. Popper)

jeudi 12 avril 2007

TempsSpi (56) : un grand silence

Après 2h40 de silence visuel, le monde change. En sortant de la salle de cinéma, les bruits tout d'abord agacent, puis deviennent source de richesse (pourquoi ce grincement ? Ce n'est pas normal, mais c'est beau... me suis-je prise à penser). Un peu comme une expérience dans le noir, où pour nous déplacer nous sommes tout d'abord soumis au bon vouloir de ceux qui nous tendent la main, puis peu à peu aux aguets et actifs par nous-mêmes.

Là, le grand silence était celui de l'un des monastères les plus austères, celui de la Grande Chartreuse, en Isère, que j'ai cotoyé par l'intermédiaire du film réalisé par Philip Gröning (sorti en France en 2006).

Mes premières impressions étaient : voilà bien un film rebutant, tout le contraire d'un film d'action, je vais m'ennuyer à mourir pendant 3h. Et effectivement j'ai presque commencé à dormir. D'ailleurs jusqu'à la fin du film une part de mon être aurait voulu crier en me ramenant en enfance : "Maman, quand est-ce que c'est fini ?", quand est-ce que termine le massacre silencieux de cette humanité que je découvre moi-même chaque jour plus perfectionnée, plus inventive et plus criante ? Et puis qu'est-ce que ça apporte de voir des paysages de différentes saisons sous forme pointilliste, et des hommes reclus par on ne sait quelle lubie ? Qu'est-ce que ça apporte...

Le site internet de l'ordre des Chartreux nous prévient à sa manière : "Il n'est pas possible de transmettre par des images ce qui est l'essentiel de la vie contemplative parce que cet essentiel est à l'intérieur. Cependant les images peuvent laisser pressentir quelque chose de ce secret".

Voilà pourquoi j'avais voulu voir ce film, voilà pourquoi j'ai lutté contre mes démons intérieurs pour ne pas m'éclipser par mégarde de la salle noire lorsqu'il passait, lentement, devant mes yeux. L'enjeu était un Grand Secret.

Non, le Grand Silence n'est pas un film extraordinaire au sens des canons de beauté actuels du septième art. La caméra Super 8 rend quelques séquences particulièrement démodées pour le spectateur du XXIème siècle, aux couleurs passées et fades. Les fondus au noirs et les enchaînements sont maladroits. On saute du coq à l'âne parfois (pardon : des chats aux vaches). Mais au bout d'un moment, on se dit : ce n'est pas possible qu'un réalisateur de documentaires déjà primés tombe dans de tels balbutiements ! Voici donc une forme balbutiante voulue, pensée bien à l'avance peut-être... Et toute la fin du film vous ramène à cette question, à une expérience, celle du réalisateur tout d'abord, la vôtre ensuite, et peut-être, un peu de celle du monastère que nous suivons sans narration d'un jour à l'autre comme si le temps se perdait et n'existait que par les saisons.

Et heureusement dès votre sortie du cinéma, le réalisateur vous donne raison. Sur son site internet (www.legrandsilence-lefilm.com), il écrit: "(...) et surtout la conformité entre le contenu et la forme. Ici, cela semblait possible. Possible de créer le monastère lui-même pour 160 minutes à l'intérieur du spectateur. Faire un film qui serait une expérience."

Le cinéma "happening" n'est donc pas réservé à Matrix et aux super-héros (voir Lecture(33)). Il traite là de dénuement, de votre dénuement, par l'intermédiaire d'un style de vie que vous ne pouvez pas connaître, par une beauté filmique qui ne passe en rien par des images qui se voudraient belles.

L'expérience est belle. Nous ne savons pas pourquoi. Il ne s'agit pas vraiment de foi en Dieu - le cadre religieux n'est pas particulièrement décrit, hormi par quelques citations bibliques et de grands zooms sur la lanterne rouge qui signale la présence de Dieu dans une église. Peut-être s'agit-il seulement d'une ferveur. Cette ferveur saute au yeux tout au long du film, mise à nue dans le silence et le dénuement, une expérience qui ronge l'impatience du spectateur.

Faire l'expérience de la patience, de la fidélité, de la ferveur : voici l'audace de ce film. Et avec une métaphore de fond : pour cela, il est nécessaire de se rendre aveugle au reste, à nos attentes, à nos habitudes, à nos éblouissements... Il ne fallait rien de moins que la Grande Chartreuse pour nous y conduire en images, et le témoignage court mais parlant - le seul témoignage oral du film - d'un moine aveugle, tout cela orchestré par le doigté de Philip Gröning, témoin effacé qui a finalement transformé la caméra en une véritable expérience spirituelle.

mercredi 11 avril 2007

Futur(32) : jeux mentaux

Des technologies du futur sont déjà présentes sur les blogs que je lis régulièrement (voir sur la bande de droite).
Chez Irène Delse, on découvre le lien vers des jeux neurologiques : http://www.internetactu.net/?p=6732
Et Lost in Entropy présente les écrans tactiles façon Minority Report :
http://geoffrey-lost-in-entropy.blogspirit.com/trackback/1197536
De quoi faire rêver... ou craindre les dangers d'avancées trop sophistiquées.

mardi 10 avril 2007

Lecture(42) : La femme de l'artiste

La femme de l’artiste



Il faut un grain de folie pour suivre un artiste, jusqu’au bout de ses tourments, jusqu’au bout de ses délices.
Il faut des bottes d’amour pour ne pas reculer devant ses descentes et ses montées. Les aurais-je pour toi ? Où puis-je les chausser ? Tu voudrais me les offrir ; c'est à moi de les découvrir.
Et quand tu partiras tout seul au fond de tes secrètes contrées, je franchirai les précipices pour trouver les guêtres qui te permettront d’avancer. De la patience, j’en aurai. Dépasser les frontières de tes silences, jeter l’ancre sur tes euphories, je m’y suis préparée.
Serais-je assez forte pendant toutes ces années pour te seconder, dans l’ombre de tes mains et de tes claviers, de savoir les partager ?



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Le 23 septembre 2007, plus de 2 ans après avoir composé ce texte, je me permets d'en modifier un tout petit point, qui me semble plus juste ainsi :
"(...) Tu ne chercheras pas à me les offrir ; c'est à moi de les découvrir (...)".

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Et serait-ce aussi valable pour "le mari de l'artiste" ?

lundi 9 avril 2007

Lecture(41) : Arc-en-ciel

Avec un arc-en-ciel des yeux au cœur,
chaque jour peut être un beau voyage.
Et quand tu pars si loin, c'est avec des trésors
que toujours tu reviens.

dimanche 8 avril 2007

TempsSpi (55) : Envolez-vous

Envolez-vous
(texte D.Rimaud, Musique J.Berthier)

"Il a brûlé le bois en forme de potence
et arraché les clous qui crucifiaient la danse.
Qu'il n'y ait plus de croix, ni de corde au cou :
il a brûlé le bois, il a jeté les clous !

Envolez-vous, corbeaux et pies,
la mort est morte de frayeur
Allez-vous en, chagrins et pluies,
figuiers et vignes sont en fleurs !

..."


Pâques pour les chrétiens :
Jésus Christ est mort crucifié le vendredi (devenu Vendredi Saint). Nous croyons qu'il est réssuscité trois jours après, au dimanche, devenu dimanche de Pâques.

La Pâque juive (fêtée au temps de Jésus Christ la même semaine que sa mort et sa résurrection) figure la sortie d'Egypte du peuple hébreu, conduite par Moïse et aidée par Dieu (les Hébreux traversent la mer Rouge à pieds secs, et les chars égyptiens qui les poursuivent meurent dans les remous du retour des eaux).
Pâque signifie le passage.

samedi 7 avril 2007

Lecture(40) : Promenade d'été-7

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Engagement
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Ressentir n’est pas assez. Ressentir implique un engagement, celui de transmettre ce qui est ressenti de plus profond, ce qui est ressenti de plus essentiel. J’écris pour aiguiser ma transmission. Pour le présent ? Pour le futur ? Petit à petit je m’y mêle comme on se mêle d’une conversation de grandes personnes quand on est encore enfant…

Il est un lieu sur lequel j’apprends à naviguer, nommé vie… Sur ce chemin qui tangue, je me suis trouvé un bâton de pèlerin, à planter bien profond pour me retenir, m’équilibrer, me déséquilibrer dans mes illusions, et me permettre d’aller de l’avant : l’écrit.

Je dérive en lisant, mais l’imaginaire des mots me ramènent vers le présent. C'est pour aujourd'hui que je vénère la mémoire des temps. Comme la bibliothèque de mon grand-père où chaque ligne est un trésor amassé précieusement, pour un plus tard que jamais l’on ne connaîtrait, à l’image de ce capitaine de pêche de Fécamp qui écrit alors qu’il tombe au chômage, après bien des traversées à la recherche de la morue des froides contrées…

Mais aujourd'hui, ce qui m’inquiète par dessus tout est ce qui reste à écrire, à transmettre d’important venant de notre temps, cette matière à créer qui se nourrit d’une seule dimension : le présent que je vois, que je sens, que j’entends parler autour de moi, se perdre en absurdités, dans des saisissants marchandages, et sous de pestilentiels relents.

Ce qui me met en colère, je l’observe dans la vie de tous les jours, de la colère pour le monde et les personnes qui m’entourent, parce que les gens ne vont pas bien, ils le disent, mais personne ne l’entend ; parce que l’espoir est là, mais se retire si facilement.

Mon regard et ma parole sont à aiguiser. Je fais confiance aux temps qui me permettront d’y arriver.

vendredi 6 avril 2007

Lecture(39) : Promenade d'été-6

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Rencontre d’amitié
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Il existe des regards qui inspirent un lien profond. Un regard que j’ai vu exprimer pour les seules beautés du mien ; et qu’aujourd'hui j’ai besoin de m’expliquer.

Le cinéma l’illustre, ce regard, dans des scènes mythiques. Filmés de biais, un homme et une femme se penchent l’un vers l’autre et s’embrassent. Ils s’embrassent. Le baiser prolonge le regard. Il le symbolise.

Mais le baiser ne représente qu’un aspect de ce regard. Dans la réalité, ce regard peut être esseulé. Sevré de baiser. Sevré parce que l’amitié ne peut tout, mais condense l’essentiel. L’essentiel, c'est ce regard qui m’a été porté. Quelque chose nous lie, invisible hors de nos yeux, qui s’engage dans les couloirs de nos histoires.

A quoi cela servirait-il, un baiser, puisque de toute façon la vie nous sépare ? Mais au fond, tout au fond, la rencontre a eu lieu et sera tenace. Celui qui me l’inspire, y croit-il autant que je me laisse le croire ? Puis-je élever la voix et clamer haut et fort et en fanfare : « vive une belle et longue amitié » ?

jeudi 5 avril 2007

Lecture(38) : Promenade d'été-5

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Rythme
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Première montée au-dessus des deux mille mètres d’altitude. A Isola 2000, lisière des Alpes-Maritimes. Des cailloux. De la grosse caillasse en dénivelé. Que je déteste cela !

Je me concentre sur mes pieds, je ne profite pas du paysage. A quoi sert-il de peiner ?

Après une heure trente de marche, un lac. Il y en aura trois d’affilée. Le dernier est entouré d’un peu de verdure sous des arêtes lunaires. Pas la peine de monter plus haut pour déjeuner. Ce sera mon point d’arrêt de la journée, alors que les trois autres randonneuses fileront deux cent cinquante mètres au-dessus, à la frontière italienne,.

Bien sûr que c'est plus beau qu’en bas ! L’air me prend dans ses embrassades. Le vent m’emporte entière dans l’infini des mouvements naturels.
Aujourd'hui je ne m’arrête pas en observatrice de la nature, je suis comprise en elle ; je suis elle !

Oui, cela vaut le coup de monter, cela vaut le coup d’en prendre la peine. Et peut-être ai-je trouvé une manière de peiner moins. Mes jambes supportent la marche ; ce n’est plus le problème. Je peux alors me concentrer à autre chose, me concentrer à me détendre. Et tout d’abord je tends l’oreille vers ma respiration.

Es-tu calme ?, dois-je me demander pendant la marche. Respiration suffisamment lente ?
La respiration me semble alors l’équilibre de la marche, comme elle est l’équilibre de la vie. A trois temps paraît convenir. Trois, il faut que je retienne.

Pourtant l’irrégularité du sol empêche de garder rigoureusement ces trois temps. Le rythme doit-il être intérieur ?

Intérioriser le rythme et le garder : est-ce là le secret ?

mercredi 4 avril 2007

Lecture(37) : Promenade d'été-4

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Rien
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Dimanche. Bienvenue pour une balade en RER. Pour rien, juste pour bouger. J’ai choisi un parcours en boucle, pour allonger la visite. Versailles-Chantier, point de liaison. Massy-Palaiseau, gare en suspension, transition.

Là on m’a questionné sur mon trajet. Que répondre au statisticien ? C'est la première fois que je viens. J’avais envie de m’aérer. Comme ça. Pour rien. Pas de prétexte. Juste me laisser porter, comme le vent emporte la poussière ou le pollen, d’un terrain à l’autre, d’une rive à l’autre, pour faire la lumière sur l’existence d’un rien ; ce rien enrichissant qui pimente une vie, qui, s’il ne restait rien, manquerait.

mardi 3 avril 2007

Lecture(36) : Promenade d'été-3

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Répétition
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Aujourd'hui samedi, une chaleur à se délecter. Sur la pelouse du parc, le soleil descend pour luire. Où vais-je m’installer pour lire ?

Lire ? Aujourd'hui j’attends d’être dérangée dans ma lecture, impatiente d’une vie d’aventure, hors des mensonges qui polluent l’intégrité. Ce jour là, le personnage que j’avais convoqué pour m’y accompagner ne s’est pas présenté. Un personnage est libre, sans vergogne, au libre cours de ma pensée. Auteur, ce jour-là, je n’ai pas eu d’autorité.

La nature, cependant, m’a devancée, par un comique de répétition que je n’ai pu que remarquer. Dans le métro, autour de la Motte- Piquet, un jeune homme endimanché, une rose en main sur le strapontin d’à côté. Bienheureuse la promise... Un déjà-vu qui n’avait frôlé que mes rêves. Pour une autre, il peut être réalité.

Plus tard, sur la pelouse, deux gars aux pulls marines bordent mes deux horizons latéraux. Avec leurs jeunes filles bien affairées autour d’eux, ils ont l’air empruntés. Ils se ressemblent mais ne se connaissent point. J’imagine qu’ils ont une même vie bien rangée. Détente du week-end avec leur bien-aimée.

Peut-être. Peut-être pas. Je ne les ai pas approchés.

Des scooters des prairies sont venus pétarader sous mon nez. Trois. Leurs conducteurs tous trois en uniformes. Un uniforme que je ne reconnais pas. Mais surtout, leurs allures et leurs têtes m’étonnent. Tellement ressemblants… Je les regarde passer en souriant.

Pourquoi m’apparaissent-ils comme des personnages de dessin animé. Pourquoi dans la vie, est-ce si troublant de les avoir rencontrés ?

lundi 2 avril 2007

Lecture(35) : Promenade d'été-2

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Relire
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Je me lève tôt le lendemain. 6h30. Les pigeons braillent, et les cours entament un écho qui font hululer le quartier. Paris se lève vers la réalité.

Et j’ai déjà la nausée.
La nausée, celle de l’écriture. Qu’est-ce qu’écrire sinon inanité ? Qu’est-ce qu’écrire ? Pas du tout, mais pas du tout, l’équivalent d’un métier ?
Vite, il faut relire. Relire pour s’imprégner à nouveau de l’acte d’écriture, du résultat, des lignes. Relire, pour ne pas dévaloriser un travail en cours, même loin d’être achevé. Relire pour ne pas garder d’idée fausse, l’impudeur des mots ou du « lire entre les lignes » dont l’auteur ne peut se défaire à la jeunesse du manuscrit.

A la première lecture, je suis rassurée. Preuve en est : des mots me viennent. Des mots qui ne modifient pas les signes déjà posés, qui les continuent. Voici la suite, je crois.
En deçà de mes paupières cligne une chaîne immuable : auteur, autre, autre soi. Mon écriture est devenue lecture et m’a changée ; m’a changée, moi, l’auteur qui ne suis plus, qui ne peut plus revendiquer.

L’écriture restera pour moi une vie particulière.

Bien rangée ?
Malgré son apparente pusillanimité.
Solitaire ?
Mais non dénuée de solidarités.
Instinctive ?
Mais cadrée par le choix des mots et des grammaires.

Devant l’ordinateur, je dois m’éclairer à la lanterne d’idées claires et clarifiées, polies sous le cours des expériences, enfilées une à une soigneusement par les Parques affairées, qui me tiennent le résultat à bonne distance, trop loin pour m’y retrouver. Le résultat est là, sous mes yeux. Un résultat de vie, où le sens ne se comprend qu’à travers la vie d’un autre. Un lecteur, oserais-je espérer.

dimanche 1 avril 2007

Curiosité (79) : N'y rien comprendre...

Non, ce n'est pas un poisson d'avril, j'aimerais rajouter en lien dans ma liste de blogs, un blog que je viens de découvrir, mais auquel je ne comprends rien : http://casimirosilva.blogspot.com
Je n'y comprends rien mais je le trouve beau. Grâce aux traductions instantanées proposées par des moteurs de recherche, je suis finalement arrivée à lire tant bien que mal un peu de portuguais, ou du moins à en saisir le sens général. Alors voilà le blog de Casimiro Silva dans mes liens, pour ne pas hésiter à passer les frontières, même si on n'y comprend rien !

samedi 31 mars 2007

Lecture(34) : Promenade d'été-1

Des textes d'été à suivre à partir d'aujourd'hui.
Bon début de printemps.

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Au fil des pas
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Esplanade des Invalides, le 20 Juillet 15h,


Il y a vingt-cinq minutes, je marchais rue de la Paix. J’avais dépassé la station Opéra. Puis j’ai tourné le dos à la Madeleine. J’ai dépassé la Concorde comme si elle n’abritait en ses sous-sols aucun arrêt de métro. Je voulais marcher. Je cherchais la Paix. La paix dans mon corps. Je la sentais proche. Mais pas encore totalement là. Encore trop éloignée ; à quelques pas.

J’ai renseigné des touristes. Je souriais. Et je souriais bien après leur avoir rendu un « You’re welcome » très sincère, trop sincère.

Ces touristes… aujourd'hui, je les avais vus égarés et m’étais proposée pour les conduire. Avais-je si peu de soucis en tête, pour devancer ainsi leur attente ? Non. Je ne faisais qu’avancer, avancer. Pour ne pas reculer.

Mais avancer sur quel chemin ?, me demandais-je à chaque tournant. Je ne le savais pas. Je ne sais toujours pas. Pourtant, je me le représente, débordé de libertés et de grands espaces, parsemé de gens inconnus et retrouvés ; d’ambiances à capter, à décrire ; de liens à construire ; de fidélités à déterrer de leur cachette innommable qui bat du cerveau à la poitrine sans qu’on y porte attention. Alors que, pendant ce temps, au poignet, les heures ne cessent de tourner vers un certain horizon.

Face à moi, le métro Invalides. Lui aussi, je le dépasse. Me voici à l’ombre. Le soleil éclatant sous lequel j’étais assise tout à l’heure avoisinait des hauteurs dangereuses, par les degrés incontrôlés d’un été déréglé de fortes chaleurs. Peut-être, là à l’ombre, oserais-je exprimer ce qui m’a fait entamer ces lignes ?

Non, pas si vite ; pas si vite. Non, ce n’est pas ainsi que fonctionne l’art d’écrire. On le sait bien : toutes les pensées ne s’écrivent pas. Mais une fois qu’elles traversent la pointe du stylo, obtiennent-elles une valeur ? Je le crois.

Cette valeur reste personnelle ; longtemps ; éternellement, parfois, avant qu’un autre soi la comprenne, avant même qu’un autre soi n’ose l’entendre. C'est cela l’écriture… D’un soi à un soi, comme une musique, dont, à peine posée, on oublierait le sens. Comme une musique. Un souvenir qui se glisse en nos sens. Un souvenir. Une reconnaissance.

Par qui ?

Autour de moi existe une île, un refuge où je me sens écoutée. Ecoutée et peut-être comprise. Un lieu vers lequel je continuerai à nager, peut-être, sans le savoir. Comme pendant ces quelques instants où j’ai pu l’approcher, assez pour en sentir les remous de vie et de désirs. Assez. Illicitement. En silence.

En silence. Calmement.

Trop doucement…

Je ralentis le pas. Une traverse plus loin, je m’arrête. La tête me tourne. Je me sens mal. Vite, à l’ombre. Un banc. Mon stylo a oublié. Vite, j’ai oublié ! Le plus important.

A ce moment, deux rayons de soleil transpercent les feuillages. Veulent-ils joncher cette idée qui affleure soudain, d’une couronne d’or d’éternité ?

L’éternité, c'est bien cela. L’éternité était là, tout près. Je la reconnais après coup. Comme toujours, après coup. Et je la reconnais alors qu’elle-même ne peut plus s’approcher.

Un seul souvenir…

Je l’entrevois sous mes paupières mais me donne le droit de le taire. Ce n’était qu’un rêve. Un rêve qui m’est apparu le jour où il devait se tuer, dans les rochers, en eaux profondes, de lui-même s’enterrer. Un rêve qui n’a duré qu’un instant.

Qu’instant, dans la bouche des Hommes. Qu’éternité, si l’instant d’éternité existait...

Le désastre va s’abattre, si je continue d'y croire. Juste ne plus l’écouter. Juste ne plus y penser. Il est quatre heures. Le soleil est moins puissant. Assez pour continuer la route. Bouger. Marcher. Exsuder.

En marchant j’ai presque oublié que cette journée a revêtu un accent d’éternité.